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A Paris, l’acte 23 des «gilets jaunes» débute dans le calme

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iGFM-(Dakar) Les « gilets jaunes » se sont donnés rendez-vous ce samedi 20 avril à Paris et dans d’autres villes de France pour l’acte 23 de leur mobilisation, qu’ils ont annoncés comme étant un nouvel « ultimatum » à Emmanuel Macron.

Au moins 2 000 « gilets jaunes » étaient rassemblés ce samedi devant le ministère de l’Economie et des Finances à Bercy, pour le vingt-troisième acte de leur mobilisation. L’ambiance était plutôt bon enfant. Sur les pancartes et dans leurs propos, certains faisaient allusion à Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie lundi et pour laquelle les dons ont afflué. « Macron notre drame de France », pouvait-on lire sur un carton. Après deux heures d’attente sous un ciel radieux, le cortège s’est élancé en direction de la place de la Bastille.

Trois autres défilés étaient prévus. L’un devait partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre l’université de Jussieu, dans le centre de la capitale.

Cette nouvelle journée de mobilisation vient conclure une semaine lors de laquelle le président de la République devait présenter une série de mesures censées répondre aux attentes exprimées lors du grand débat national. Son discours a été repoussé en raison de l’incendie de la cathédrale de Paris, mais quelques annonces ont fuité. Notamment la mise en place de référendums d’initiative citoyenne au niveau local.

Mais pour Jean-Baptiste Redde, rencontré devant Bercy, c’est loin d’être suffisant.

Quelque 60 000 policiers ont été mobilisés dans toute la France, dont plus de 5 000 à Paris. Le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner disait la veille redouter la venue d’éléments violents, surtout dans la capitale. « D’après les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous demain, dans certaines villes de France, mais tout particulièrement à Paris. »

Les « gilets jaunes » annonçaient depuis trois semaines une mobilisation exceptionnelle et un deuxième « ultimatum » à Emmanuel Macron. Le précédent avait organisé le 16 mars, dans la foulée de la clôture du grand débat. Sur les réseaux sociaux, le ton adopté était cette fois vindicatif, voire menaçant. Sur Facebook, l’événement le plus populaire qui fédérait près de 6 000 participants appelait à se rendre à Paris de manière « non pacifique ».

RFI

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