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Abdoul Aziz Mbaye : « Ce que nous avons prévu cette année pour le festival Salam »

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IGFM – Il en est à sa cinquième d’année d’existence ! Le Festival Salam va une fois de plus vibrer sous nos cieux. Pendant une semaine, du 19 au 25 mai, des chantres, des panélistes et érudits de l’Islam, vont essayer de faire vivre aux musulmans le Ramadan dans la plus grande ferveur. Selon son coordonnateur, Abdou Aziz Mbaye, cette année, beaucoup d’innovations ont été apportées… Entretien.

Nous sommes à la veille de la 5e édition du ‘’Festival Salam’’ dont l’ouverture est prévue pour ce 19 mai. Que peut-on attendre pour cette année ? Et quelles sont les innovations pour cette présente édition ?

Le 19 mai c’est le dimanche prochain. On va démarrer par la banlieue, c’est-à-dire à Pikine, plus précisément à Icotaf, près de la mosquée. C’est un terrain qu’on va exploiter pour les besoins du Festival. Cette année, il y aura deux grandes innovations. La première, c’est qu’on va au-delà de Thiès, à Kaolack, une région centre qui polarise beaucoup d’attention sur le plan religieux. Vous connaissez Cheikh Abdoulaye Niass, avec ses illustres enfants, Mame Khalifa et Cheikh Al Islam Ibrahima. Donc c’est un foyer très animé sur le plan religieux. Il y a Thiamal, dans le département de Mbirkilane, un foyer religieux très apprécié, un foyer de tous les Cissé Cissé, qui ont sillonné le Sénégal et qui sont arrivés à Pire. Il y a aussi Nioro du Rip, un foyer religieux, avec Tafsir Maba Diakhou Ba. Et ensuite, tout près de la Gambie, qui a eu à recevoir les fils de Cheikh Abdoulaye Niass. Ensuite, il y a Rufisque, qui va abriter une manifestation. Et les autres lieux qui ont eu l’habitude d’accueillir le Festival, c’est-à-dire le Grand Théâtre, le Boulevard Général De Gaulle, le théâtre national Daniel Sorano et une journée de prières à la Grande mosquée de Dakar. Cette année, on va regrouper tous les prêcheurs du niveau du Groupe futurs médias pour une journée avec les auditeurs et les téléspectateurs. On aura tous les animateurs religieux le vendredi et le soir, on va au Grand Théâtre. L’autre innovation majeure, c’est la participation des enfants. On a pensé que pour pérenniser une action, il faut d’abord avoir une vision, une programmation et il faut bâtir sur l’avenir. Ainsi, bâtir sur l’avenir, c’est retourner vers les enfants. On a visité quelques «Kourel», vous avez même remarqué que lors des grandes manifestations religieuses comme le Magal Touba, le Gamou de Tivaoune, l’Appel de Seydina Limamou Laye, on rencontre beaucoup d’enfants qui apprennent le Saint Coran, mais aussi qui le récitent et qui ensuite, entonnent des chansons sur les écrits de ces différents chefs religieux. Ces enfants vont se produire cette année, on leur permettra de se préparer pour l’avenir. Cela nous permettra aussi d’ancrer dans leurs habitudes certaines pratiques sur le plan de la formation, mais sur le culte de la gestion du temps et de la carrière d’un individu. L’autre fait majeur, c’est que quand nous serons à Kaolack, on va mobiliser la colonie nigériane. Tout le monde sait que Cheikh Al Islam est un marabout de l’intégration africaine. Il a des disciples au Ghana, au Bénin, au Cameroun et au Nigéria et plus particulièrement au Niger. Tous ces talibés viennent souvent à Médina Baye pour apprendre le Saint Coran. Ils forment une chorale extrêmement dense et puissante qui peut permettre aux gens qui sont du Nigéria ou de l’Afrique de l’Ouest de regarder leurs concitoyens au Sénégal en train d’apprendre le Saint Coran et les écrits des illustres marabouts. D’autant plus que l’année dernière, on a eu un Ghanéen qui était là. Et ensuite, la proximité entre la Gambie et Kaolack nous permettra de déplacer des Gambiens pour venir participer au Festival de Kaolack.

Donc, cela veut dire qu’il y a pour cette année une large ouverture aux différents foyers religieux ?

L’objectif premier du Festival c’est essayer d’harmoniser, renforcer cette cohésion qui existe entre les différentes familles religieuses et aussi de vulgariser les écrits des chefs religieux sur la paix et sur le Prophète Mouhammad (Psl) et qui ont même écrit sur certaines pratiques adossées à nos valeurs culturelles. L’autre objectif c’est aussi de permettre à ces chanteurs de gagner leur vie à partir de leurs prestations. Auparavant, ce sont des gens qui faisaient le tour des Gamou. Maintenant, vous voyez à Sorano des chanteurs religieux organiser des manifestations. C’est une forme d’organisation à laquelle on les invite pour mieux gérer ou discipliner leurs activités.

Vous aviez aussi un combat, celui d’inscrire le Festival Salam dans l’agenda culturel du Sénégal. Êtes-vous parvenus à le réaliser ?

Bien-sûr. Parce que pendant le mois de ramadan, tout le monde parle du Festival et demande quand est-ce qu’il va démarrer. Maintenant la prise en charge de cette manifestation par le ministère de la Culture est un autre aspect. C’est un fait qui est réel. Les gens sont là et attendent le Festival Salam. Pendant le mois de Ramadan, tout le monde parle de ce Festival. Sur le plan de la communication, la promotion a été faite. De ce fait, c’est une manifestation inscrite dans l’agenda culturel du Sénégal. Mais je pense que nous devons le formaliser au niveau du ministère de la Culture. C’est une démarche à faire. Parce que c’est la seule la manifestation d’envergure pendant ce mois béni qui est organisée.

Quelles sont les dispositions que vous avez prises pour éviter certains dysfonctionnements lors du Festival ?

On n’a pas connu de dysfonctionnements. Toutes les dispositions sont prises sur le plan administratif. Tous les participants du Festival signent un contrat avec les organisateurs. Ce sont des gens qui sont payés. Chaque artiste a un contrat dument signé. Il reçoit une avance et après le spectacle, on lui donne son reliquat. Ce sont des dispositions sur le plan réglementaire. Ensuite sur le plan organisationnel, on fait en sorte que les gens soient beaucoup plus disciplinés. Que les Sénégalais qui viennent au Festival comprennent que c’est un festival religieux qui se passe pendant le Ramadan, un mois de ferveur et de prières. Il faut que ceux qui nous regardent de l’extérieur comprennent que ce n’est pas seulement une manifestation, mais ce sont des moments de recueillement et de prières.  Cela nous permet aussi de vulgariser les écrits de nos chefs religieux.

Quelle sera la particularité lors cette présente édition ?

D’abord, il y aura la prise en charge des enfants. On sait que les parrains de cette manifestation sont le président de la République, Macky Sall, et le roi Mohamed XI, du Maroc et avec un invité d’honneur cette année du Festival, Son Altesse Sheikh Sultan Bin Mohammed Al Qasimi, émir de Charjah des Émirats Arabes Unis. L’année dernière, on avait la Commission scientifique qui avait travaillé avec l’Université de Caroline du Nord et l’Ucad sur des échanges et des bourses d’études. Pour cette année, cela a coïncidé avec un calendrier chargé. Donc, on va le remettre à l’année prochaine, tout en essayant de suivre les conclusions des échanges de l’année dernière pour en tirer un document pouvant servir de base de travail aux deux universités sous la supervision de Youssou Ndour, qui en est le promoteur. Il a eu à attirer l’attention des Américains sur le fait. Ils étaient très enchantés par la formule du Festival. Ils ont fait le tour des foyers religieux pour recueillir et apporter la réponse du Sénégal par rapport au terrorisme. C’est-à-dire par rapport à l’intégrisme religieux. A notre niveau, nous avons l’unité des foyers religieux, des rapports étroits entre les différents khalifes généraux. C’est ce que nous voulons donner en exemple à la face du monde et à la face de l’Afrique, pendant que tout autour de nous, il y a l’intégrisme religieux.

Comment Youssou Ndour, le promoteur du Festival Salam, perçoit-il cette manifestation religieuse ?

C’est avec fierté. Parce que c’est lui qui prend en charge tout le budget du Festival. Il ne reçoit jamais de l’argent venant d’un parrain pour financer la manifestation. Tout est à la charge totale de Youssou Ndour, qui en est l’initiateur. L’idée de départ de Youssou Ndour est partie du Festival de Fez auquel il a été invité. Il a pensé que le Sénégal pouvait organiser un Festival d’une dimension exceptionnelle et qui pouvait rencontrer l’adhésion et l’engouement des autres. Et il a réussi à le faire, d’autant plus que tous les étrangers, les universitaires, les orchestres, viennent au Sénégal. Des participants étrangers ont envoyé des lettres de remerciements et de félicitations à Youssou Ndour et au Comité d’organisation. C’est toute une programmation pendant toute l’année qu’il faut faire pour décrocher les grands groupes.

Pour cette édition, vous avez choisi une semaine pour faire les activités. Pourquoi n’avez-vous pas élargi le Festival sur tout le mois de Ramadan et même au-delà de ces localités ?

On peut s’attendre à cela. Parce que le Festival, à part la banlieue, est toujours confiné à la région de Thiès. Parce que pour la première année, on était à Guédiawaye, ensuite aux Parcelles Assainies. Cette année, on est à Pikine. Peut-être l’année prochaine, on sera à Keur Massar ou à Yeumbeul. Presque la région de Dakar est bouclée. On a fait Thiès pour attirer les régions de Saint-Louis et de Diourbel. On va à Kaolack pour attirer les gens de la Gambie, de Kaffrine et des environs. L’année prochaine, on sera à Ziguinchor ou à Kolda. Cela dépendra du promoteur. On sollicite les collectivités locales à venir se rapprocher du président du Comité d’organisation pour voir dans quelle mesure on peut co-organiser le Festival dans les régions de l’intérieur.

JULES SOULEYMANE NDIAYE

1 Comment

  1. Ce type est dans le
    festival salam , le pélérinage à la mecque , l association des griots, les combats de lutte , des émissions à tfm et à rfm et aussi dans les cérémonies occasionnelles comme deuils ,mariages et baptèmes

    Ce type est MC partout et dans tout

    Ça sent le magouilleur, L intrigant et le lêche-c..

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