Aliou Cissé, sélectionneur du Sénégal : «Nous avons beaucoup travaillé sur le plan athlétique, maintenant place à l’affûtage» | www.igfm.sn
dimanche, 26 mars 2017
Accueil / L'OBSERVATEUR / Sports / Aliou Cissé, sélectionneur du Sénégal : «Nous avons beaucoup travaillé sur le plan athlétique, maintenant place à l’affûtage»

Aliou Cissé, sélectionneur du Sénégal : «Nous avons beaucoup travaillé sur le plan athlétique, maintenant place à l’affûtage»

Aliou Cissé, sélectionneur du Sénégal : «Nous avons beaucoup travaillé sur le plan athlétique, maintenant place à l’affûtage»

 

L’OBS – Pour le dernier match de préparation, Aliou Cissé promet de solliciter les services de ceux qui avaient observé du banc, la rencontre face à la Libye (2-1). Le Sélectionneur national s’attend à une forte adversité qui, espère-t-il, lui permettra de se jauger à une équipe dont le niveau et le style se rapprocheront du Zimbabwe que le Sénégal affronte lors de la 2e journée de la phase de poule de la Can 2017.

 

Coach, à quelques heures de votre dernier match de préparation, pouvez-vous nous dire ce que vous attendez de votre adversaire, qui sera face à son public ?

C’est un autre match, une autre réalité, une autre identité de jeu. On a joué la Libye qui avait sa propre identité. Là, on va affronter une autre équipe, le Congo Brazzaville, une équipe qui présente un autre style de jeu. J’attends d’elle une bonne opposition. Nous espérons avoir une bonne opposition, je pense que ce sera le cas. Ce qui est intéressant, c’est que c’est le dernier match, ensuite le stage à Brazzaville sera fini et puis, direction Franceville, au Gabon.

 

Vous dites attendre d’elle une bonne opposition, mais la sélection du Congo n’est pas qualifiée à la Can 2017…

Même si elle n’est pas qualifiée pour la Can, elle reste en course dans les éliminatoires de la Coupe du Monde. Elle dispose de bonnes individualités et c’est bien pour notre préparation. Ce sera un match qui va nous permettre d’aborder un jeu qui se rapproche de ce qui nous attend contre le Zimbabwe, pour notre deuxième match à la Coupe d’Afrique. Pour autant, le match contre la Libye nous aura permis, je l’espère, de nous préparer face aux équipes d’Afrique du Nord que nous rencontrerons à la Can (Ndlr : la Tunisie lors de la première journée et l’Algérie pour la troisième journée).

 

Durant cette préparation, vous avez beaucoup mis l’accent sur le travail athlétique. Dans quel but ?

C’est important pour nous dans cette phase de préparation. Il était important de faire un rappel sur le plan physique, car à part ceux qui évoluent en Angleterre (Ndlr : à l’instar des joueurs de la Premier League anglaise, les deux gardiens Pape Seydou Ndiaye et Khadim Ndiaye, évoluant dans les championnats africains, de même que ceux qui jouent en Turquie, Moussa Sow, Pape Alioune Ndiaye, Abdoulaye Diallo et Lamine Gassama, n’ont pas connu de trêve durant la fin d’année), la majorité des joueurs a connu des arrêts de deux semaines durant cette trêve hivernale. Ceux qui sont en Italie (Kalidou Koulibaly et Diao Keïta Baldé), en Espagne (Pape Kouly Diop), en Belgique (Kara Mbodji) et en France (Zargo Touré, Saliou Ciss, Cheikh Mbengue, Cheikh Ndoye, Henri Saivet, Ismaïla Sarr et Famara Diédhiou) ont été en trêve pendant très longtemps et il fallait les remettre en jambes avant le début de la compétition. C’est ce qui fait que durant toute la première semaine, vous avez pu constater que nous avons beaucoup travaillé sur le plan athlétique. Maintenant, pour cette semaine, plus on va se rapprocher du match contre la Tunisie (dimanche, coup d’envoi à 19H00 GMT), on va plutôt aller vers un travail d’affûtage pour mieux démarrer cette Can.

 

Contre la Libye, dimanche dernier, vous aviez décidé de vous passer des services des joueurs évoluant dans le championnat anglais, mais également de certains comme Kalidou Koulibaly, qui n’a pas joué depuis près d’un mois à cause d’une blessure en club avant de rejoindre la sélection. Aujourd’hui, peut-on s’attendre à les retrouver titulaires face au Congo ?

Oui, c’est justement dans cette logique que nous sommes. Contre la Libye, il était important de laisser respirer les joueurs qui évoluent en Premier League anglaise. Ils avaient joué pratiquement quatre matchs en dix jours, dont les trois derniers sur des dates très rapprochés. C’était trop. C’est pourquoi, contre la Libye, nous en avons profité pour les reposer et profiter de l’occasion pour voir d’autres joueurs et leur donner la possibilité de pouvoir s’exprimer. Contre le Congo, on ramènera quelques-uns de ces «Anglais», car c’est important qu’ils reviennent, qu’ils retrouvent leur rythme et qu’ils puissent être prêts.

BABACAR NDAW FAYE, ENVOYE SPECIAL A BRAZZAVILLE

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

}