Attaque de Londres: Boris Johnson mis en difficulté dans une interview à la BBC

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iGFM-(Dakar) Selon RFI, le Premier ministre Boris Johnson est apparu lors de l’émission politique dominicale de la BBC, The Andrew Marr Show, ce dimanche. Une interview centrée sur l’attaque à London Bridge vendredi et le problème des libérations conditionnelles des criminels condamnés pour des actes terroristes. Néanmoins le face à face télévisé a ramené sur le devant de la scène la question des coupes budgétaires des gouvernements conservateurs et mis le chef du gouvernement, actuellement en campagne, en difficulté.

Boris Johnson s’est clairement retrouvé sur la défensive lors d’une interview durant laquelle le présentateur Andrew Marr ne lui a rien passé, au risque d’ailleurs de rendre l’exercice inaudible, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

Les deux hommes ont fini par parler l’un sur l’autre dans une incroyable cacophonie, le Premier ministre répondant systématiquement à côté pour revenir à ses phrases slogan dirigées principalement contre le parti travailliste de Jeremy Corbyn, tandis qu’Andrew Marr, de plus en plus agacé, l’empêchait de répondre.

L’interview a commencé par l’attentat de London Bridge et le débat politique qui fait rage depuis sur la question des libérations conditionnelles : Boris Johnson a voulu marteler son argument central qui est que le terroriste abattu vendredi n’aurait jamais dû se retrouver libre et que les libérations automatiques initiées en 2008 par le Labour étaient responsables d’une situation dangereuse, ajoutant que les cas de 74 anciens prisonniers terroristes étaient en train d’être réexaminés. Mais le présentateur a mis le Premier ministre en difficulté en lui rétorquant à de nombreuses reprises qu’après dix ans au pouvoir et des coupes budgétaires drastiques le gouvernement conservateur a tout simplement échoué à régler ce problème.

Boris Johnson rattrapé par le passif social des gouvernements conservateurs

Le Premier ministre essaie depuis le début de la campagne électorale de prendre ses distances avec les gouvernements conservateurs précédents en répétant qu’il vient d’arriver au pouvoir et que son cabinet va agir tout autrement, mais sur tous les autres sujets abordés, le reproche a été le même : les promesses sont vagues, irréalistes voire trompeuses. Concernant le système de santé qui souffre depuis longtemps de sous-investissement, Boris Johnson a été forcé de reconnaître que la tâche serait immense et qu’une partie des médecins et infirmières supplémentaires annoncés seraient en fait du personnel déjà en place que le gouvernement tenterait de retenir en poste. Et sur la question brûlante de la prise en charge des personnes âgées, le dirigeant a dû admettre que le plan promis devait être plus développé et un budget précis annoncé.

 

 

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