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lundi, 19 février 2018
               
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Attaques en Colombie: l’ELN met en application sa «grève armée»

Attaques en Colombie: l’ELN met en application sa «grève armée»
Un guérillero de l'ELN, le 31 août 2017. REUTERS/Federico Rios

Ce samedi 10 février, l’ELN a été l’auteur de deux attaques dans le département du César, dans le nord-est du pays vers la frontière avec le Venezuela. Cette « grève armée » arrive en représailles après la suspension des négociations avec le gouvernement colombien fin janvier. En attendant la reprise des pourparlers, la dernière guérilla active de Colombie met le pays sous tension.

Avec notre correspondante en ColombieNajet Benrabaa

Au petit matin, deux attaques ont été signalées dans le même département. Vers deux heures, la guérilla de l’ELN a tout d’abord fait sauter un pont avec des explosifs, le pont de Simaña. Puis quelques heures plus tard, un camion a également été attaqué avec des engins explosifs, détruisant une partie de la route.

Pour l’instant il n’y a pas eu d’affrontements directs entre les forces de l’ordre et l’ELN. Mais une grande tension est palpable dans le pays. Les services de sécurité ont été renforcés par endroit.

→ A (RE)LIRE : Colombie: l’ELN débute une «grève armée» après le gel des négociations de paix

Malgré tout, le président colombien, Juan Manuel Santos, ne cède pas face à ce qu’il qualifie de manœuvre d’intimidation. Selon lui, la guérilla n’a pas les moyens de réaliser une attaque militaire d’envergure, elle chercherait surtout à terroriser les Colombiens.

Santos tente de rassurer

Pour Juan Manuel Santos, la meilleure manière de répondre à cette grève armée, c’est de ne pas céder à la peur. « Il faut continuer, dit-il, d’agir normalement. »

Pour tenter de rassurer la population, le président colombien avance même un chiffre : depuis la fin du cessez-le-feu avec l’ELN il y a trois mois, 100 guérilleros ont été faits prisonniers.

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