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Bruno Le Maire sur l’avenir du Franc CFA : « c’est aux pays membres d’en décider »

Actualité/Economie

iGFM-(Dakar)En visite au Sénégal, le ministre de l’Economie et des Finances de la France, Bruno Le Maire, a déclaré que «c’est aux membres de la zone franc d’imaginer son avenir et de le faire de manière indépendante et souveraine».

Il se prononçait en marge de la cérémonie de lancement de l’initiative «Choose Africa», qui consacre 1643 milliards de financement à 10 000 PME et start-up en Afrique, sur une période de 4 ans.

«Lors de la réunion de la zone franc au Niger, j’indiquais à nouveau à nos partenaires de la zone franc, comme le président de la République a eu à le dire lors de son déplacement en Afrique, nous sommes ouverts à toutes les propositions d’amélioration de la zone franc. Et si ces propositions sont audacieuses, la France est prête à suivre cette audace. Mais c’est aux membres de la zone franc d’imaginer l’avenir de la zone franc et de le faire de manière indépendante et souveraine. La France est respectueuse de l’indépendance et de la souveraineté de tous les Etats de la zone», a déclaré le ministre français.

Pour répondre aux détracteurs du franc Cfa, Bruno Le Maire ajoute : «Si on regarde les résultats de la zone franc, il y a des pays qui ont particulièrement réussi. Le Sénégal est un très bon exemple, la Côte d’Ivoire également. Ces deux pays, au cours de ces dernières années, sont les pays en voie de développement qui ont obtenu les meilleurs résultats économiques. Je le dis pour tous ceux qui critiquent la zone franc ou le franc CFA, et qui nous disent qu’on ne peut pas réussir économiquement dans la cadre de la zone franc. C’est faux. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont deux exemples convaincants, qui prouvent qu’on peut réussir et qu’on réussit dans le cadre de la zone franc qui apporte de la stabilité et des garanties aux investisseurs.»

Par ailleurs, l’argentier de l’Etat français reconnait tout de même que certains pays membres de la zone franc ne se retrouvent pas dans l’utilisation de cette monnaie. «Il y a d’autres pays qui connaissent des difficultés, mais nous sommes là justement pour apporter des réponses à ces difficultés et trouver des voies de développement,» assure Bruno Le Maire.

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