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vendredi, 20 janvier 2017
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Contribution : « Visite du président de la République au campus social : quand les étudiants ratent le train de l’histoire »

Contribution : « Visite du président de la République au campus social : quand les étudiants ratent le train de l’histoire »

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iGFM – Edito-igfm (Dakar) « Le caillassage du convoi présidentiel à la Cité universitaire, au-delà de la réprobation totale qu’elle inspire à tout républicain honnête, appelle chez moi un sentiment de désolation totale pour l’occasion historique que les étudiants ont raté de faire  l’évènement.

Car, de quoi s’agit-il ? Le Président de la République décidant d’aller faire un pèlerinage au 168 du Pavillon A, ne cherchait rien d’autre qu’à créer une occasion de rencontre avec les étudiants en dehors des sentiers battus.

Après la partie officielle encadrée, normée, qui s’est déroulée avec le succès que l’on sait à l’UCAD ; aller au Campus était pour le Président de la République, une manière d’inviter les étudiants à venir dialoguer avec lui de façon plus directe et plus conviviale.

C’est là que l’on mesure  à quel point l’héritage de Mai 1968  a complètement déserté l’Université. Qui ne se souvient d’un Daniel COHN-BENIT, l’œil goguenard et moqueur devant des CRS armées jusqu’aux dents, qu’il a désarmé par son humour et son côté iconoclaste.

De la même façon, les étudiants auraient dû comprendre à quoi le Président de la République les conviait indirectement : à être ce que Tout étudiant digne de ce nom doit être, c’est-à-dire être à la fois iconoclaste et provocateur, avoir le sens du détournement des situations.

J’aurais voulu voir les leaders des étudiants pousser la subversion jusqu’ à barrer le cortège présidentiel, l’obligeant à descendre de sa voiture et à faire une visite à pied, occasion de l’amener à s’incliner dans le couloir où leur camarade Bassirou Faye est tombé avant d’aller au 168 Pavillon

A. Lui dire «  vous êtes venu à nous et l’’inviter à goutter quelque chose au restaurant, à partager un moment avec nous ». Ils auraient pu et dû mettre à profit cette visite pour un échange à bâtons rompus sur les conditions sociales des étudiants bien sûr et mêmes d’abord mais aussi sur les autres questions de l’heure, montrant ainsi leurs soucis du devenir du pays, en tant qu’élite de la jeunesse.

Je ne doute pas que le Président de la République se serait alors prêté au jeu, peut-être même avec une certaine jubilation qui lui aurait rappelé son propre parcours. On aurait alors pu assister à un « happening » du  meilleur effet, pour l’histoire et pour le présent car en venant au Campus le Président de la République a voulu leur dire, j’étais l’un des vôtres, y’a pas longtemps  et je le suis encore par l’esprit.

Alors, ces étudiants auraient marqué leur différence avec toutes les jeunesses désœuvrées qui expriment leur mal vivre par la violence, faute d’autres  repères.

On ne répond pas à une proposition de dialogue par la violence. On ne jette pas des cailloux à son hôte, pas plus qu’on ne l’éconduit.

Une porte s’est fermée pour longtemps, une occasion historique a été ratée. C’est triste et c’est dommage.

Monsieur Sidy Ben Omar KANE

Ministre-Conseiller  

4 commentaires

  1. Bonjour cher monsieur,
    Monsieur le ministre,
    rabaissons nous juste un peu pour que le commun des mortels nous comprenne.
    Comment Macky avec Marie Teuw tuent nos universités, font que les bourses ne se paient pas durant un an, que la police envahisse et tabasse les étudiants au point que Basse soit la victime. Je garde dans mon petit cœur l’image de la pic up des policiers pourchassant dans le campus pédagogique mes jeunes frères. Je me souviens de mes larmes que je ne pouvais pas retenir car se sentant trop faible et voire lâche devant cette épreuve. Au sortir, j’étais convaincu qu’un de nous allait tomber sur le champ d’honneur.
    Combien de fois, j’ai vu mes jeunes frères crever de faim, manger des poissons pourris… et on fait croire à ses mêmes jeunes la qualité de l’enseignement, des masters professionnels, un emploi systématique et garanti et descend.
    Cher monsieur, faîtes vous un examen de conscience et arrêtez votre petit jeu.
    Comment voulez vous que cette autorité soit bien accueillie par les étudiants? Ce n’est pas possible! soyons plus juste avec nous.
    Le simple fait de huer Marie Teuw la dernière fois à l’Ucad montrait que Macky est la seconde cible et ses conseillers en premier lieu ce ministre n’ont pas su la leçon. C’est tant pis! A vrai je me désole!
    Qui sème le vent récolte la tempête, eh oui, dit-on c’est ce qui est entrain d’être arrivé à Macky.
    Macky verra le pire lors de la prochaine campagne électorale, vous savez pourquoi?, c’est simple, il a fait que promettre tout son mandat, avec ses conseils de ministres, Macky a promis dans tous les villages du Sénégal une pluie de milliards. Je vous jure que les sénégalais l’attendent au virage.
    Cette épreuve, première leçon de Macky, dans un échantillon ou alors un sous échantillon de la population sénégalaise doit bien pouvoir profiter à Macky s’il accepte les critiques car ses hués ne sont que de la critique visible mais pas de l’indiscipline.
    Mais, Macky vit en lui comme un jeune roi alors il est élu, il ne doit pas être nerveux, il doit se rabaisser, être souriant, gentil, social mais pas commando ou robot.
    Toutes mes excuses si quelqu’un est choqué par mes linges mais j’y crois.
    A bon entendeur salut

    • Fallait-il s’en étonner? Le senegal a raté un tournant; la transition a été faite dans la violence ,cela a accouché d’un cauchemar quotidien pour les gorgolous de sénégalais; ce n est que le début…..

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