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Entretien-Khoyantane, roi des arènes en Gambie : «ce que j’ai envie de faire au Sénégal»

Sport

iGFM-(Dakar) Accroché à Banjul à l’occasion du 10e gala de l’Association Nationale de la presse sportive de la Gambie, Khoyantane le roi des arènes du pays n’a pas caché ses envies de venir lutter au Sénégal. Dans cet entretien exclusif accordé à IGFM, il a également relevé les difficultés que traversent les lutteurs gambiens.

 

Vous venez d’être élu meilleur lutteur de l’année par la presse gambienne, quels sentiments vous animent ?

Je suis très honoré d’avoir été élu meilleur lutteur de l’année. En tant que Roi des arènes, je suis très content. Je pense que cela prouve que j’ai prouvé quelque chose. C’est un mérite et j’en suis fier.

Ce sacre prouve-t-il que votre parcours a été difficile ?

« Oui, je l’avoue. J’ai eu un parcours difficile de la lutte simple (mbapatt) en passant l’arène notamment la lutte avec frappe. Je peux dire que j’ai galéré. Je me rappelle avoir vécu dans la brousse uniquement pour une carrière meilleure. Aujourd’hui, je ne regrette rien même si j’ai encore envie de faire plus.

Comment se porte la lutte en Gambie ?

Ici, je peux dire que la lutte n’est pas trop en avance. Les choses ne marchent pas beaucoup comme au Sénégal où la lutte a pris une longueur d’avance.  Il fut des temps, la lutte avait pris un élan, mais entre temps ça a changé. Mais, nous croyons en nous et pensons qu’on fera le tout pour faire avancer ce sport que nous aimons beaucoup.

Il semble donc qu’il y a des difficultés à ce niveau ?

En tant que Roi des arènes, je sais que notre sport a beaucoup de manquements. Je suis ici pour récupérer mon titre de meilleur lutteur de l’année, mais, on dirait qu’il ne se passe rien. Si la lutte gambienne avait un certain niveau, ça allait se sentir. Malheureusement ce n’est pas le cas. Mais, je crois qu’un jour le Roi des arènes de la Gambie arrivera au même niveau que celui du Sénégal.

Mais, ça ne sera pas si simple que vous le croyez ?

Oui, je le sais bien. Mais cela passe bien-sûr par soutenir les lutteurs gambiens afin qu’ils puissent avoir des maisons et voitures comme les lutteurs sénégalais. Mais, il faudra préciser une chose : seuls les cachets des lutteurs ne suffisent pas car la lutte est un sport dans lequel on dépense beaucoup pour préparer des combats.

Avez-vous la chance de lutter au Sénégal ?

« Je n’ai jamais eu cette chance d’avoir un combat de lutte avec frappe au Sénégal. Les seuls combats que j’avais, c’était de la lutte simple. C’est ici en Gambie que j’affronte des adversaires pour des combats de lutte avec frappe. Mais j’ai envie de décrocher des adversaires au Sénégal parce que j’aimerai me mesurer aux lutteurs sénégalais même si j’en connais quelques uns.

Les quels ?

Je garde un beau souvenir. C’était ma victoire sur Bébé Mor Lo. On s’était retrouvé lors d’un gala de lutte, mais notre combat n’a pu avoir lieu ce jour là, alors qu’on devait s’affronter en demi-finale. C’était tombé à l’eau. Depuis lors, on se défiait et c’est la raison pour laquelle, je l’ai finalement affronté quelques jours plus tard avant de le battre à Ndoffane. Ce jour là, j’étais très heureux. Je connais aussi Baye Mandione avec qui j’ai eu un duel verbal.

Mamadou Salif GUEYE à Banjul (Gambie)

 

 

 

 

 

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