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samedi, 29 avril 2017
               
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FC Barcelone – PSG : Historique, quoi qu’il arrive

FC Barcelone – PSG : Historique, quoi qu’il arrive
LIGUE DES CHAMPIONS – Après la raclée infligée à l’aller (4-0), le PSG se déplace à Barcelone avec un pied et quelques orteils en quart de finale de la Ligue des champions. Mais si personne n’a jamais remonté un tel handicap, le FC Barcelone n’est pas n’importe quel club.

Le contexte :

Peu importe l’issue de ce 8e de finale de Ligue des champions, c’est un tremblement de terre qui soulèvera la Catalogne et dont les répliques se feront ressentir jusqu’à Paris. Le match aller a accouché d’une gigantesque raclée. Paris a rossé le Barça dans des proportions insoupçonnées. Et ce 4-0 a déjà fait de cette double confrontation un rendez-vous historique.

Si le Barça parvient malgré tout à atteindre les quarts de finale, il réalisera un exploit unique dans l’histoire des Coupes d’Europe puisque jamais un club n’a remonté un tel handicap. Mais comme il s’agit du Barça, comme il s’agit du Camp Nou, comme il s’agit de Messi, Neymar et Suarez, il ne faut jamais dire jamais. Si un club peut signer un tel exploit, c’est bien le FC Barcelone, valeur étalon du football européen au XXIe siècle et quadruple vainqueur de la Ligue des champions depuis 2006.

Les joueurs parisiens célèbrent devant Neymar, lors de PSG-Barça 2017

Les joueurs parisiens célèbrent devant Neymar, lors de PSG-Barça 2017Panoramic

C’est parce qu’il s’agit de ce Barça, parce que c’est lui qui a mis fin aux rêves européens du PSG en 2013 et 2015 et parce que les Catalans n’ont plus connu une sortie de route aussi précoce depuis dix ans qu’une qualification parisienne relèverait de l’exploit. Il faut remonter à l’édition 2006/2007 de la C1 et une élimination face à Liverpool pour voir le Barça hors des quarts de finale. A cette époque, Lionel Messi partageait encore son temps de jeu avec Ludovic Giuly et n’avait pas encore le moindre Ballon d’Or.

C’est dire l’ampleur du séisme qui couve en Catalogne. Ce Barça version Luis Enrique jouera peut-être son dernier match en Coupe d’Europe. S’il ne veut pas que cette soirée se transforme en crépuscule, il doit retrouver la lumière dès les premières minutes de jeu face au PSG, une équipe d’un autre calibre que le Celta Vigo que les Catalans ont corrigé 5-0 samedi. Mais au vu de la différence de niveau du match aller, Paris a toutes les cartes en main pour renverser la montagne. D’autant qu’en quatre voyages en Catalogne, les Parisiens n’ont jamais perdu par plus de deux buts d’écart au Camp Nou.

Paris devrait aligner le même onze de départ qu’au match aller à une exception près : remis sur pied, Thiago Silva reprendra sa place au détriment de Kimpembé. Un doute subsiste quant à la présence d’Angel Di Maria. Le meilleur joueur à l’aller, absent le week-end dernier pour une gêne au mollet, fait partie du groupe mais il n’est pas certain qu’il débute la rencontre. Lucas pourrait alors le suppléer.

Le Barça va changer son schéma de jeu et évoluer en 3-4-3. Rafinha devrait accompagner la MSN sur le côté droit et Messi évoluer en soutien de Suarez. Au milieu, Iniesta va faire son retour dans le onze de départ malgré un match aller raté dans les grandes largeurs. Umtiti et Piqué seront accompagnés de Mascherano ou Jordi Alba dans une composition d’équipe très audacieuse. Mais Luis Enrique n’a pas vraiment le choix.

Angel Di Maria

Angel Di MariaAFP

Le joueur à suivre : Lionel Messi

Parce que l’exploit ne sortira pas de nulle part. Il ne peut venir que des inspirations de ce joueur hors-norme. Fantomatique à l’aller, Messi détient le destin du Barça entre ses pieds. Comme toujours. Mais encore plus lorsque les Catalans ont quatre buts de retard. Si Paris contient l’Argentin comme à l’aller alors il n’aura rien à craindre. Si Messi fait parler son génie en revanche…

Presnel Kimpembe s'impose devant Lionel Messi

Presnel Kimpembe s’impose devant Lionel MessiAFP

Trois stats à avoir en tête :

3. Trois équipes ont déjà remonter un handicap de quatre buts en Coupe d’Europe à l’issue du match aller : le Real Madrid face à Mönchengladbach (1-5, 4-0, Coupe de l’UEFA 1985/1986), le Partizan Belgrade face aux Queens Park Rangers (2-6, 4-0, Coupe de l’UEFA 1984/1985) et Leixoes face à La Chaux-de-Fonds (2-6, 5-0, Coupes des vainqueurs de Coupe 1961/1962). Mais ces trois clubs avaient tous marqué à l’aller. Aucune équipe battue 4-0 n’a déjà refait son retard au retour.

1. Le PSG a déjà sorti le Barça de la Ligue des champions. C’était en quart de finale de l’édition 1994/1995. Depuis, le Barça a goûté à sa revanche (quarts de finale 2012/2013 et 2014/2015).

3. Le Barça a remporté ses trois derniers matches à domicile au Camp Nou sur un score qui lui irait ce mercredi : 4-0 face au Borussia Mönchengladbach, 4-0 face à Manchester City) et 7-0 face au Celtic. Mais Paris n’a perdu qu’un seul match européen sur un score qui l’éliminerait (6-1 face à la Juve lors du match aller de la Supercoupe 1996).

L'historique du PSG au Camp Nou

Ils ont dit :

  • Luis Suarez (FC Barcelone) :

 » Il faudra prendre son temps et ne pas devenir fou. »

  • Luis Enrique (FC Barcelone) :

 » S’ils ont réussi à nous marquer 4 buts, nous, on peut en mettre 6. On n’est qu’à la mi-temps. »

  • Blaise Matuidi (PSG) :

 » Le FC Barcelone a le devoir de marquer rapidement. Nous sommes capables de les mettre en difficulté. »

  • Unai Emery (PSG) :

 » La clé c’est d’être prêt pendant 90 minutes, pour souffrir et faire souffrir ensemble notre adversaire. »

Notre avis

Bien sûr, il faudra résister à un début de match qui semblera interminable. Le Barça y croit et le Camp Nou avec lui. Mais son 3-4-3 va exposer sa fragile défense. Le PSG aura des opportunités, c’est certain. Marquer un but, c’est quasiment la certitude de voir les quarts puisque les Catalans devront alors en inscrire six. Le PSG a désormais suffisamment de certitudes collectives pour ne pas sombrer et capitaliser sur une avance qui lui offre un boulevard. La différence de niveau le 14 février dernier était trop flagrante pour que tout soit renversé ce mercredi. Tout Barça qu’il est, il reste aujourd’hui une équipe à l’arrière-garde poreuse. Une limite qui ne pardonne pas lorsque le gouffre est si immense à l’issue des 90 premières minutes.

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