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lundi, 19 février 2018
               
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Harcèlement sexuel: le carnaval de Rio n’est pas une fête pour tout le monde

Harcèlement sexuel: le carnaval de Rio n’est pas une fête pour tout le monde
Une participante au défilé se fait tatouer «não é não» (non, c'est non), à Rio, le 7 février 2018. CARL DE SOUZA / AFP

Au Brésil, le carnaval de Rio de Janeiro bat son plein, avec cette année, une nouveauté : la mode est au tatouage inspiré du mouvement #MeToo. Un tatouage éphémère, un décalcomanie pour dénoncer le harcèlement des femmes par les hommes. Le mouvement fait tache d’huile car, pendant le carnaval, les agressions sont innombrables.

Avec notre correspondant à Rio de JaneiroFrançois Cardona

Sur l’avenue qui borde la plage de Copacabana, des dizaines de milliers de personnes sont venues défiler, déguisées, en maillot et bikini. Dans la foule, sur leur épaule dénudée, plusieurs femmes portent un petit tatouage, qui dit : « não é não » (non, c’est non).

Paula, vétérinaire de 36 ans, en assez du machisme durant le carnaval : « On est dans une fête avec énormément de boissons alcoolisées, alors les excès ne sont vraiment pas agréables et ils sont nombreux. Alors on tâche d’adopter une posture, de montrer qu’on n’est pas contente. Les hommes doivent nous respecter. Mais franchement, leurs excès sont très fréquents. »

Une femme agressée toutes les quatre minutes

Candide, en bikini, le corps enduit de paillettes, défile sur Copacabana avec une bande de copains. Pour elle, le carnaval, très sensuel, ne doit pas être une excuse.

« Parfois certains nous tiennent par le visage pour nous embrasser, ils boivent trop, ils n’ont pas de limite. [Ces tatouages] sont une très bonne initiative, mais c’est un travail de fourmi pour rendre les gens conscients du problème. Il faut que tout le monde soit attentif. Il y a des comportements inacceptables. Mais c’est ainsi que l’on fera bouger les choses. »

L’année dernière, d’après la police, une femme a été agressée toutes les quatre minutes durant le carnaval.

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