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lundi, 19 février 2018
               
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L’Egypte tire un premier bilan de l’opération antiterroriste «Sinaï 2018»

L’Egypte tire un premier bilan de l’opération antiterroriste «Sinaï 2018»
Mouvement de troupes égyptiennes dans le Sinaï, en décembre 2017. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Quarante-huit heures après son lancement, vendredi 9 février, l’armée égyptienne a dressé un premier bilan de l’opération « Sinaï 2018 » qui vise à rétablir la sécurité et la stabilité dans cette région où la branche locale de l’Etat islamique mène régulièrement des opérations. Une opération hautement politique à quelques semaines d’une élection présidentielle prévue en mars prochain et qui ne se limite pas qu’à cette zone puisque les régions du delta du Nil, dans le nord du pays – ainsi que le désert occidental frontalier avec la Libye – sont également concernées.

Seize jihadistes auraient été tués au cours des dernières 48 h et 34 autres ont été arrêtés dans des opérations menées dans le nord et le centre du Sinaï. Selon un communiqué de l’armée égyptienne ce bilan fait suite à « de vastes opérations de ratissage et de raids sur tous les axes, villes et villages du nord et centre de cette région ».

Laboratoire d’engins explosifs

Soixante-six repaires de jihadistes ont été détruits, tout comme de nombreux véhicules. Au cours de ces opérations, l’armée égyptienne a par ailleurs découvert un laboratoire d’engins explosifs, un centre d’information et de communication ainsi que des champs de pavots et de cannabis. Tout a été détruit selon le communiqué diffusé ce dimanche.

Rétablir le contrôle des frontières

L’opération « Sinaï 2018 », vue par de nombreux observateurs comme une opération politique qui vise à regagner les faveurs de l’opinion publique à l’approche de l’élection présidentielle, doit encore se prolonger. Le but étant notamment de rétablir le contrôle des frontières terrestres et maritimes. Car, depuis 2013, le Nord-Sinaï est, notamment, le théâtre d’un conflit entre les extrémistes musulmans qui ont fait allégeance à l’Etat islamique et les forces de sécurité, un conflit qui a déjà fait plus de deux mille morts de part et d’autre.

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