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« Maîtresse d’un homme marié » – « JAMRA salue le patriotisme culturel du CNRA

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iGFM – (Dakar) L’ONG islamique JAMRA, l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, et le Comité de défense des valeurs morales, essentiellement soucieux de la protection de la santé mentale et morale de nos enfants, avenir de toute Nation, saluent le patriotisme culturel dont font constamment preuve les éminents membres du CNRA, en se dressant en sentinelle vigilante dans la sauvegarde de nos valeurs culturelles ancestrales, gage de la consolidation de notre unité nationale, selon un communiqué parvenu ce samedi à IGFM.

En effet, donnant droit à la plainte collective de JAMRA et du «Comité de défense des valeurs morales», contre la série «Maîtresse d’un homme marié», l’organe de régulation de l’audiovisuel, le CNRA, en livrant ce 29 mars 2019 son verdict a été on ne peut plus clair. Confirmant l’intégralité des griefs formulés par les plaignants, le CNRA a effectivement précisé que: «L’instruction du dossier par les services du monitoring du CNRA a apporté la preuve que dans le téléfilm sont régulièrement notés des propos, comportements et images jugés choquants, indécents, obscènes ou injurieux; des scènes de grande violence ou susceptibles de nuire à la préservation des identités culturelles».

Et l’arbitre de l’audiovisuel d’ajouter, sans équivoque, que: «La non prise en compte des remarques du CNRA, faites ci-dessus, notamment en révisant le contenu, pourrait avoir comme conséquence le retardement de l’heure de diffusion de la série ou son interdiction, par le CNRA». Par conséquent, il est inexact de dire que le producteur de cette série, tant décriée, MARODI-TV «a reçu les encouragements du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA)… ». Quand on a commis d’inqualifiables bourdes, qui ont heurté la sensibilité de nombre de nos compatriotes, écorché la conscience de beaucoup d’éducateurs, pères et mères de famille, et agressé de nombreux croyants de ce pays dans ce qu’ils ont de plus cher , leur Foi, on doit avoir la modestie de faire amende honorable, en s’engageant à opérer les corrections ci-dessus énumérées par le CNRA. Plutôt que, dans un dépit de mauvais perdant, de ruer dans les brancards, par le biais d’un baroud d’honneur épistolaire qui frise l’arrogance, sévèrement «sanctionné» d’ailleurs par les internautes, dans les réseaux sociaux.

JAMRA de préciser qu’il n’a jamais demandé à être associée à la rédaction d’un quelconque scénario. Cette idée a été plutôt émise, en toute souveraineté, par les tenants du «triumvirat» de cette série à polémique, lorsque le vice-président de l’ONG islamique JAMRA les recevait, à leur demande, à son domicile, le lundi 25 mars 2019, en présence de deux témoins. Lesquels, Dieu merci, n’ont pas manqué d’immortaliser la «scène» avec leurs smartphones, en prenant notamment des clichés, que nous nous sommes, jusque-là, gardé de publier dans les médias, par respect. Idem pour les sms.

Qu’on ne se mette donc pas fanfaronner en soutenant que «MARODI se donnera la liberté de poursuivre son œuvre sans avoir à associer qui que ce soit dans l’écriture de ses scénarii», après en avoir, sciemment et de vive voix, fait la proposition contraire à JAMRA ! Qui, en tout état de cause, ne leur tiendra pas rigueur de s’être débinés, dans les heures suivantes, par un pitoyable «wax-waxéét», suite à cet engagement moral, auquel personne ne les avait contraints !

«Comment JAMRA a fait pour connaître le contenu?» 

Cela dit, «comment JAMRA a fait pour connaître le contenu» de cette série qui défraie la chronique – et dont le CNRA reconnaît qu’elle comporte bel et bien des «propos, images, comportements choquants, obscènes, injurieux...»? En procédant comme le Service du monitoring du CNRA: en la visionnant, tout simplement ! Mais surtout en mettant en œuvre cette sage recommandation du Prophète Mouhamed (psl), qui enseigne dans un sublime Hadith que «le croyant doit éviter de témoigner de ce dont il n’est pas sûr de science certaine»! Autrement, si JAMRA s’était contenté de rumeurs, du genre «il paraît que…», «on dit que… », pour porter plainte, nous aurions assurément commis un grand péché. En effet, comment aurions-nous pu savoir que cette série faisait (entre autres dérives) l’apologie de l’adultère et de la fornication, condamnés par toutes les religions révélées, si nous ne l’avions pas visionnée?

A ceux qui ont tenté, laborieusement, de faire accréditer l’idée d’une quelconque «indignation sélective», par rapport à ces séries sud-américaines bas-de-gamme qui inondent notre paysage audiovisuel, nous leur répétons ceci: Puisqu’ils reconnaissent tacitement que ces «télénovelas» sont porteuses de perversité, pourquoi alors vouloir en rajouter avec des «copies-collées», qui ne sont souvent que de déplorables mimétismes des sous-cultures occidentales? «Dou mann rék, bokou ma ci moo ko gueun» (je ne suis pas le seul à avoir failli à ses responsabilités), dit le sage adage de Koth Barma ! Il convient, certes, comme JAMRA l’a du reste toujours plaidé, d’encourager, de soutenir la production audiovisuelle locale, mais à la condition fondamentale qu’elle vise une finalité humaine et sociale positive. À l’instar de ces illustres productions télés de jadis, comme «Daaray-koth» ou «Jamonoy-tey», etc. Les parents s’en délectaient volontiers dans les chaumières, en compagnie de leurs enfants. Lesquels ne manquaient d’ailleurs pas d’en tirer de hautes vertus morales et citoyennes. Contrairement à la plupart des séries d’aujourd’hui, qui n’éduquent plus nos enfants mais les pervertissent!

IGFM

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