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Mati Diop « préssée » de partager son film avec les sénégalais

Actualité/Société
 iGFM – (Dakar) – La réalisatrice franco-sénégalaise, Mati Diop, lauréate du « Grand Prix » du dernier Festival de Cannes (France), s’est dite « pressée » de partager son film « Atlantique » avec les Sénégalais et son équipe de production à Dakar.
« Je suis pressée de partager ce film ici avec les Sénégalais et surtout avec cette partie de mon équipe qui ne l’a pas encore vu », a-t-elle notamment déclaré lundi soir à sa descente à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), dans le cadre de la tournée dakaroise de son film « Atlantique »
La lauréate du « Grand Prix » à la 72e édition du Festival international de Cannes (14-25 mai 2019), a été accueillie par le producteur Oumar Sall accompagné des comédiens du film et des techniciens. Etaient également présents, le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz ainsi que le chargé de la coopération internationale au sein du ministère de la Culture et de la Communication, Germain Coly.
La troupe de danse et chant lébou « Mame Diaré » de Yoff et un ’’faux lion’’, ont assuré l’animation devant le salon d’honneur de l’aéroport.
« (…) Merci, merci Mati pour ce sacre, petite fille de Dial Diop…. merci pour ce sacre, nièce de Djibril Diop Mambety diarama ! … », entonnent les femmes lébous drapées de leur boubou de couleurs orange et jaunes et aux pas de danse du « Ndawrabine ». Ceci sous le regard ‘’joyeux’’ de la réalisatrice.
« Je suis très émue, c’est un moment d’émotions très fort. C’est un peu comme quand j’étais à Cannes, c’est toujours difficile de mettre des mots sur les émotions », s’est réjouie Mati Diop, accompagnée de son père, le musicien Wasis Diop.
La réalisatrice s’est dite « contente » de revoir une partie de son équipe et « fière » d’être au Sénégal.
« Je suis très content d’accompagner Mati dans son pays d’origine, Mati la Sénégalaise », lance pour sa part son père Wasis Diop.
« C’est un avantage pour le Sénégal que le cinéma sénégalais soit portée haut. Nous tenions à la féliciter, elle a été au-devant, nous en sommes fiers. Cela nous ouvre des portes », a quant à lui déclaré le comédien Lamine Ndiaye.
Le héros du film « Atlantique », Ibrahima Traoré (Souleiman), le drapeau national entre les mains, a tenu à venir, dit-il, pour montrer sa « gratitude » à la réalisatrice franco-sénégalaise.
« Elle nous a fait rêver, c’est la première fois que j’ai connu Cannes, j’aurais jamais imaginé y aller, elle a obtenu un trophée et la moindre des choses pour moi s’est d’être là pour l’accueillir », explique l’acteur principale.
Ce premier long métrage « Atlantique » de Mati Diop sera projeté en avant-première nationale au Grand Théâtre de Dakar le vendredi 2 août prochain. IL le sera aussi le 5 août à l’UCAD, le 6 et le 7 août à Thiaroye et Médina.
Ce film qui raconte d’histoire dramatique d’un groupe de jeunes dont Souleiman mort dans l’Atlantique en voulant rejoindre l’Espagne à bord d’embarcations de fortune.
Mais la singularité du film repose sur ce regard féminin porté par la réalisatrice sur le sort de celles qui sont restées au pays. Elles sont hantées par le fantôme des disparus en mer.
De son court métrage intitulé « Atlantiques » (2010) en passant à son long métrage « Atlantique » (2019) au documentaire « Mille Soleils » (2013), Mati Diop évoque un « même mouvement » par lequel elle essaie d’investir et d’apprendre, de découvrir et d’interroger son pays, le Sénégal qui la « fascine » et la « déçoit » tout à la fois.
Auteur : Aps 

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