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Mondial de rugby: Angleterre-Afrique du Sud, la finale choc des ressuscités

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iGFM-(Dakar) La finale de la Coupe du monde de rugby opposera l’Angleterre et l’Afrique du Sud, samedi 2 novembre au Japon (9h TU). Ces dernières années, les deux sélections ont dû remettre les compteurs à zéro pour se reconstruire en vue du Mondial 2019.

L’Angleterre, qui s’est minutieusement préparée depuis son échec cuisant à domicile il ya quatre ans, défie la puissante Afrique du Sud, samedi 2 novembre en finale de la Coupe du monde de rugby au Japon.

Une réédition de celle de 2007 remportée par les Springboks (15-6). Après s’être débarrassés des Français en demi-finale (14-9), le XV de la Rose défendait alors son titre de champion de monde face aux Sud-Africains. La rencontre était très fermée et le public assistait à un duel de buteur entre Montgomery et Wilkinson. Sans marqué le moindre essai, les Springboks décrochaient la deuxième Coupe du monde leur histoire.

L’Angleterre a rebondi

L’Angleterre, elle, revient de loin. Quatre années après l’échec du Mondial 2015, où le XV de la Rose avait été éliminé, à domicile, pour la première fois de son histoire en poules, c’est une autre équipe qui s’apprête de nouveau à conquérir le trophée Webb-Ellis.

Le XV de la Rose a sué sous les ordres d’Eddie Jones. D’un Grand Chelem dans le Tournoi des six nations en 2016 à un coup de mou en 2018 (cinq défaites d’affilée), Jones a programmé les Farrell, Tuilagi, Vunipola et Itoje pour qu’ils succèdent à Wilkinson, Johnson, Dallaglio et Robinson, sacrés en Australie il y a seize ans. « Nous avons eu quatre ans pour préparer ce match. Nous savons clairement comment nous allons jouer tactiquement, nous sommes en forme physiquement », assure Jones.

Dans l’histoire du rugby, les deux nations se sont rencontrées à 42 reprises et l’Afrique du Sud mène pour le moment 25 victoires à 15 (pour deux matches nuls). En Coupe du monde, le ratio est également en faveur de l’Afrique du Sud avec trois victoires et une défaite. En en cas d’échec, l’Angleterre deviendrait la deuxième équipe de l’histoire à avoir perdu trois finales de Coupe du monde après la France (1987, 1999 et 2011).

Le symbole Siya Kolisi

Du côté sud-africain, la donne a aussi changé. Appelé au chevet des Antilopes (Springboks) malades fin 2017, Rassie Erasmus, héritier d’une sélection en plein désarroi, a nettoyé la maison verte en imposant rigueur et travail. Et, sur le terrain, en revenant aux forces traditionnelles du rugby sud-africain : un paquet d’avants féroce, une conquête d’airain et un jeu au pied précis. Vingt-quatre années après le sacre à domicile, les « Boks » sont guidés par le premier capitaine noir de l’histoire de l’Afrique du Sud, Siya Kolisi (28 ans, 49 sélections).

Cette fois, en effet, il sera sur la pelouse de Yokohama et non devant la télévision d’un bar (sa famille ne possèdait pas de poste de télévision), comme lors du deuxième et dernier titre de champion du monde des Springboks, en 2007 en France. Nommé capitaine en juin 2018 par le sélectionneur Rassie Erasmus, il est le porte-étendard des Springboks, qui furent longtemps considérés comme l’un des symboles de la politique d’apartheid (1948-1991) et interdits aux Noirs et « coloured ». Soucieuse d’avoir une équipe représentative de l’ensemble du pays, la fédération avait fixé un objectif de 50% de joueurs noirs pour la Coupe du monde; ils sont 38% (12 sur 31).

L’une des clés de cette finale sera la capacité des Anglais à dominer dans le combat les rugueux et massifs Sud-Africains. « Nous savons que l’Afrique du Sud ne va pas nous donner le match et va jouer dur. Il faudra répondre à leur dimension physique et être capable d’imposer notre jeu », indique sans détour Eddie Jones.

RFI

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