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Pastef accuse Madiambal Diagne

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IGFM-La prochaine fois, Madiambal Diagne y réfléchira à deux fois avant de s’attaquer à Ousmane Sonko. Dans l’affaire dite du détournement des 94 milliards, le Pastef n’y est pas allé de main morte pour faire la « reconstitution d’un crime économique perpétré contre le peuple sénégalais, avec la complicité du Directeur des Domaines, Mamour Diallo ». Le Directeur du Groupe Avenir communication, par ailleurs Conseiller (occulte ?) du chef de l’Etat, en a pris pour son grade.

Ousmane Sonko n’en démord pas. Le Directeur des Domaines, Mamour Diallo, est coupable d’un détournement de deniers publics portant sur un montant de plus de 94 milliards de FCfa. Documents à l’appui, ses lieutenants ont fait la genèse de l’affaire portant sur le Titre foncier n1451/R sis aux Parcelles assainies/Keur Massar. Le terrain, d’une superficie de 256 hectares, appartient à la famille Ndiaga Ndoye et consorts. En résumé, c’est un sieur du nom de Seydou Sarr dit Tahirou Sarr qui, «ne disposant d’aucun droit ni titre, par un subterfuge malhonnête et avec la complicité de Mamour Diallo, Directeur des Domaines, s’est tapé 94.783.159.000 FCfa sur le dos du contribuable sénégalais. Suivant les explications de Bassirou Diomaye Faye, Coordonateur des Cadres du Pastef, Seydou Sarr, qui n’a jamais détenu un droit de propriété sur le titre en question, a reçu 94.783.159.000 FCfa, tandis que les familles Ndiaga Ndoye et consorts courent encore derrière une indemnisation.

«Il s’agit d’un groupuscule d’individus, d’hommes d’affaires, de hauts cadres de l’administration et de quelques politiciens, qui se sont servis de faux actes d’acquiescement, en introduisant une personne à qui ils ont reconnu un droit de propriété qu’il n’a jamais eu, dénonce-t-il. Le TF en question a toujours été, malgré la cession contestée dont il a fait l’objet en 1978, la propriété de la famille Ndiaga Ndoye. Il n’a jamais appartenu au sieur Seydou Sarr dit Tahirou Sarr, à qui on a reconnu un droit de propriété sur ce titre, sur la base de faux documents, pour lui donner un montant de plus de 94 milliards FCfa.» Et tout cela avec l’aval de Mamour Diallo. M. Faye indique que lorsque Ousmane Sonko a reçu une dénonciation concernant cet acte grave de prédation des ressources du peuple sénégalais, il a mené des investigations pendant 8 mois, avant de porter plainte devant le Procureur, de saisir l’Ofnac et l’Inspection générale d’Etat, depuis le mois de mai. «Mais jusque-là, rien n’a été fait, signale M. Faye. Les principaux mis en cause ne daignent même pas porter plainte pour que l’affaire soit jugée et laver leur honneur. Au lieu de cela, ils se servent de mercenaires pour répondre sur cette affaire.»

«Madiambal Diagne a été envoyé pour ternir la réputation de Sonko»

Madiambal Diagne, le dernier parmi eux, qui a déclaré qu’il accuse Ousmane Sonko sur des faits précis, a remis l’affaire au goût du jour, leur permettant ainsi d’étaler les détails dont ils disposent. «Nous savons ce qui le fait agir, assure Bassirou Diomaye Faye, demandez-lui pourquoi il était aphone depuis si longtemps, avant même qu’il ne parle, on savait qu’il parlerait. Il a été envoyé pour ternir la réputation de politicien intègre de Ousmane Sonko, un mercenaire de la plume qui a été plusieurs fois condamné pour diffamation, qui cherche à faire la peau à la réputation de Ousmane Sonko, mais ça ne passera pas.» D’après le coordonateur des Cadres de Pastef, si Ousmane Sonko était aujourd’hui dans la position de Mamour Diallo, il ne participerait pas à l’élection présidentielle de février prochain, parce qu’il serait enfermé dans une cellule. «C’est parce qu’ils n’ont rien contre lui qu’ils envoient des mercenaires s’en prendre à lui. Khalifa Sall a été condamné pour 1 milliard, là on parle de 94 milliards, et rien n’est fait.»

Les membres du Pastef ne comptent pas se laisser divertir et détourner de leur objectif. «Ousmane Sonko fera encore l’objet d’attaques, et nous y sommes préparés. Aujourd’hui, il est occupé à bâtir une coalition forte autour du projet de société qu’il porte, on ne se laissera pas divertir, toutes les pièces à conviction sont disponibles et nous pouvons les mettre à la disposition de l’opinion.»

Adama Dieng

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