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mardi, 1 août 2017
               
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Reportage du Jour : Après un violent incendie # Mbeubeuss panse ses plaies et se reconstruit   

Reportage du Jour : Après un violent incendie # Mbeubeuss panse ses plaies et se reconstruit   

iGFM – (Dakar) Retour sur les lieux du sinistre. 72 heures, après l’incendie qui s’est déclenché à la décharge de Mbeubeuss, ayant fait quatre morts, les pensionnaires de l’endroit n’ont pas hésité à reprendre leur train-train quotidien. Situé dans la lointaine commune de Malika, la décharge de Mbeubeuss, créée en 1968, est la plus grande décharge de l’Afrique de l’Ouest. C’est est une vaste étendue de terre. Elle ressemble à un No man’s land, une zone entre deux lignes de front. Pourtant, ils sont des milliers, jeunes garçons et filles, adultes et même des vieux, qui fréquent ces lieux pollués. A Mbeubeuss, c’est l’incertitude totale sur le bilan exact de l’incendie et ses causes. Reportage dans ce lieu, où 300 rotations de camions ramasseurs sont enregistrées par jour pour verser des déchets ménagers de la capitale et de sa banlieue…

 

Des séquelles durables

Ce samedi 24 décembre 2016, dans l’après-midi, alors que le soleil s’incline petit à petit vers le couchant, les séquelles économiques, humaines et psychologiques du violent incendie de Mbeubeuss sont visibles sur les visages de ceux qui y gagnent, à la sueur de leur front, leur pain quotidien.  Des centaines de tentes, de matériels de travail et de billets verts sont emportés par les flammes.

Mbeubeuss : «Un lieu de travail comme les autres»

Abdoulaye Diouf, jeune éboueur de 34 ans crie son colère. «Depuis 7 ans, je travaille dans ce site comme récupérateur. Nous sommes nombreux à gagner notre vie ici. Nous parvenons à subvenir aux besoins de nos familles. L’incendie a ravagé nos tentes et nous  sommes obligés de les reconstruites avec les moyens du bord. Ce qui est arrivé est regrettable. Des millions de centaines de francs sont partis en fumée. Mbeubeuss est un lieu de travail à l’image des autres, principalement des bureaux. Donc, nous devons bénéficier du minimum de respect et de considération. Au Sénégal, les gens pensent que Mbeubeuss, rythme avec la drogue, le banditisme. Ici, d’honnêtes citoyennes Sénégalais y gagnent leur vie sur la sueur de leur front. Les autorités étatiques doivent porter une oreille attentive à nos doléances. Nous voulons que notre lieu de travail soit pourvu en infrastructures. C’est au regard de tout cela que nous nous sommes réunis en association. Nous avons pu équiper un poste de santé à Malika pour nous soigner. En sus, avec notre Daraa, chaque année, pendant le Magal, nous versons plus de 10 millions F Ffa dans la ville sainte de Touba. Nous voulons que cette plateforme de collecte soit prise en compte. C’est à Mbeubeuss, grâce aux recycleurs, que des réparateurs de véhicules, motos, de ventilo entre autres parviennent à travailler. Mbeubeuss est une chaîne. Ce qui fait dire que ce sont des dizaines de millions F Cfa qui sont récoltées quotidiennement sur place.

Absa Ndiaye abonde dans le même sens que son collègue. «Nous sommes des Sénégalais bon teint. Nous travaillons au site, pour ne pas aller voler ou agresser. Donc, nous devons bénéficier du respect des autorités de ce pays. Nous ne voyons ni ministre, ni Dg encore moins une autorité municipale pour venir s’enquérir de nos conditions de travail. Donc, qu’on nous laisse vaquer à nos occupations. Nous ne sommes pas des bandits, nous sommes bien portants et soucieux de venir à bout des aspirations de nos familles», confie-t-elle.

Les déchets ménagers issus des quartiers nantis et de la banlieue divisent…

Une vive tension règne à Mbeubeuss et si rien n’est fait par les responsables de l’Ucg, elle risque de prendre des proportions fâcheuses, aux conséquences incommensurables. Selon nos interlocuteurs, des gens tapis dans l’ombre emploient des jeunes sous la complicité de certains chauffeurs et filtrent les camions de déchets ménagers. Ils détournement ceux qui viennent des quartiers nantis de la capitale prétextant que ces derniers amènent des déchets riches en métal, en fer, en bouteilles et en aluminium.

Ils laissent passés ceux qui viennent de la banlieue parce qu’ils ne possèdent que des déchets pauvres en objets récupérables. Une situation dénoncée par de jeunes éboueurs rencontrés. Ils demandent aux responsables de l’Ucg, organe chargé du ramassage des ordures, d’intervenir avant que l’irréparable ne se produise. Parce que cette situation ne peut pas prospérer.

La délocalisation de Mbeubeuss exigée

Elles sont au bout des nerfs. Les populations rencontrées du quartier de Malika, lieu où se trouve le site de Mbeubeuss. Avec des incidents récurrents, à l’image du dernier incendie qui a emporté quatre personnes, elles exigent la délocalisation sans délai de la décharge de Mbeubeuss. La commission environnementale s’en mêle. Dans un passé récent, elle a organisé une rencontre avec les populations pour sensibiliser et exiger la délocalisation de la plus grande décharge de l’Afrique de l’Ouest (Mbeubess).

Assane Sow, l’adjoint au Maire chargé de la commission de l’environnement ne décolère pas. «Mbeubeuss est là depuis 1968 et tous les déchets de Dakar y sont acheminés. C’est vrai qu’au début c’était juste une décharge, maintenant les populations sont venues aux abords. Nous voulons que les autorités prennent à bras le corps cette situation qui nous étouffe», a-t-il clamé.

Le ras-le-bol du Maire de Malika  

«La décharge a installé la psychose et un problème de santé publique dont les enfants sont les plus exposés. Chaque jour, des enfants de la commune souffrent de problèmes pulmonaires. C’est une bombe. L’Etat, c’est une continuité. La décharge devrait être fermée depuis 2011, j’ai les documents en main et de jour en jour ça se reporte», a crié Mor Talla Gadiaga, Maire de Malika, en marge d’une rencontre avec la presse. Pour le moment, c’est l’incertitude totale sur le bilan exact et ses causes de l’incendie de jeudi dernier.

Reportage et images Sekou Dianko DIATTA

 

 

4 commentaires

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