Soudan : El Bachir à la CPI – Le CIRID dit Non !

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iGFM – (Dakar) Après presque quatre mois de contestation et plusieurs centaines de morts, le Président soudanais Omar El Béchir est destitué par l’armée. Le Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue (CIRID), prend acte de cette situation et juge anormalement longue la «  période de transition de deux ans qui sera assurée par le Conseil de Transition Militaire ». C’est pourquoi le CIRID exige le transfert  rapide  et sans délai du pouvoir aux civils et l’instauration d’un ordre institutionnel républicain et démocratique.
Par ailleurs, notre Organisation demande aux autorités militaires soudanaises d’assurer un traitement décent, digne d’un ancien Chef d’Etat au Président déchu, actuellement en détention à la prison de KOBAR, à Khartoum.
Nous, membres du CIRID, fervents  partisans de la reddition des comptes, comme dans toute démocratie, nous opposons avec la dernière énergie, à toute idée de traduction du Président El Béchir à la Cour Pénale Internationale (CPI) car nous estimons que l’Afrique est suffisamment outillée pour   juger ses propres fils coupables de crimes constatés.  Le dernier exemple en date, est le procès, en Avril 2017 à Dakar, de Hissène Habré. L’ancien Chef d’Etat tchadien a été jugé en terre africaine, par les Chambres Africaines Extraordinaires qui sont un tribunal crée suite à un accord entre l’Union Africaine et le Sénégal pour connaître des crimes internationaux commis au Tchad du 07 juin 1982 au 1er décembre 1990 sous le magistère de Monsieur Habré.
Pour rappel, le Centre Indépendant de Recherche et d’initiatives pour le Dialogue (CIRID) est un organisme non gouvernemental qui a son siège à Genève et qui bénéficie  d’un statut consultatif auprès des Nations-Unies.

IGFM

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