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samedi, 2 juillet 2016
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Tambacounda – chambre criminelle : Amadou Diallo, un cultivateur, prend 10 ans de travaux forcés, pour trafic de drogue

Tambacounda – chambre criminelle : Amadou Diallo, un cultivateur, prend 10 ans de travaux forcés, pour trafic de drogue

L’OBS – La première affaire inscrite au rôle de la Chambre criminelle de Tambacounda est relative à un trafic international de drogue et contrebande. L’accusé, Amadou Diallo, un cultivateur de 56 ans, marié à une épouse et père de 6 enfants, a été condamné à 10 ans de travaux forcés.

Les faits. Il résulte du procès-verbal que, le 18 janvier 2013, les éléments de la subdivision des Douanes de Tambacounda, en poste à Koumpentoum, ont saisi sur une charrette, avec deux individus à bord, un sac contenant 14 plaquettes de cannabis d’un poids total de 12 Kg et d’une valeur estimée à 1 million 440 mille FCfa. Le cocher, Mamadou Sow et le passager, Amadou Diallo, sont interpellés. Interrogé, Amadou Diallo se présente comme étant le propriétaire du sac incriminé. Sur l’origine de la drogue découverte dans le sac, il déclare l’avoir achetée en Gambie, à Saré Ngay. Il ajoute que le reconditionnement de la drogue a été fait par son fournisseur. Il explique que partant de la Gambie, il a enfourché son vélo pour se rendre à Koussanar. Mais sa bicyclette étant tombée en panne, en cours de route,  il a pris, près du village de Sankabaré, les services du charretier, Mamadou Sow qui a accepté de le transporter, moyennant 2 000 FCfa. Il disculpe ainsi le cocher qui, interrogé, déclare n’être lié à Amadou Diallo qu’il a trouvé au village de Sankabaré, que par un contrat de transport.

Après audition sur procès-verbal, Amadou Diallo est déféré au parquet, puis inculpé de trafic international de drogue. Devant le magistrat instructeur, il revient sur ses déclarations et soutient que le sac contenant la drogue appartient à ses apprentis qui travaillent dans un chantier à la frontière gambienne. Il allègue ne pas savoir qu’il y avait de la drogue dans le sac en cause.

Le procès. Devant la Chambre criminelle de Tambacounda, ce lundi 18 janvier 2016, Amadou Diallo a tergiversé dans ses déclarations. Une tentative de battre en brèche le contenu du procès-verbal établi par les soldats de l’économie. Il est allé jusqu’à dire que les douaniers n’avaient rien trouvé sur lui. Le Procureur, Demba Traoré qui l’a désigné comme étant le propriétaire de la drogue, a révélé qu’il avait déjà reconnu les faits devant les enquêteurs et le magistrat instructeur. Aussi a-t-il requis contre lui une peine de 10 ans ferme.

Par contre, l’avocat de la défense a demandé l’acquittement pur et simple. Me Gningue a indiqué que son client n’est pas un trafiquant de drogue, mais un homme sage, compte tenu de son âge. Sur les faits, l’avocat a souligné «le manque de preuves». Car, plaide-t-il, son «client n’a pas été trouvé avec de la drogue et que, par conséquent, il ne mérite que l’acquittement». Dans son délibéré, la Chambre a condamné Amadou Diallo à 10 ans de travaux forcés.

PAPE OUSSEYNOU DIALLO

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