Aibd – « Le SUTTAAAS interpelle le Chef de l’État pour arrêter ces partenaires atypiques »

lundi 18 octobre 2021 • 1063 lectures • 0 commentaires

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Aibd – « Le SUTTAAAS interpelle le Chef de l’État pour arrêter ces partenaires atypiques »

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iGFM – (Dakar) Avec la volonté de l’état du Sénégal d’ouvrir l’Aéroport International Blaise Diagne de DIASS en décembre 2017, le personnel des deux (02) sociétés de handling – SHS et AHS- de Léopold Sédar Senghor a accompagné ce projet utile et ambitieux du Chef de l’état du Sénégal en mettant toutes leurs énergies et compétences pour réussir ce challenge que l’histoire aéronautique a retenu pour l’éternité. 


Trois (03) ans après, des partenaires turcs ayant bénéficié du support total de l’État et des sénégalais pour gérer cet aéroport à travers une concession ne cessent de créer un nivellement vers le bas caractérisé par une absence d’investissements et une boulimie possessive qui se matérialise par la volonté même de récupérer les actions de la partie sénégalaise. 

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Le SUTTAAAS interpelle le Chef de l’État pour siffler la fin de la recréation et arrêter ces partenaires atypiques. 

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En réalité, ces actionnaires n’ont rien apporté pour mériter cette place de choix. Pour une simple comparaison le Handler NAS de l’aéroport d’Abidjan a investi plus de 20 milliards pour l’achat de matériels neufs là ou les nôtres n’ont fait qu’acquérir un prêt actionnaire de 5 milliards au nom de la société LAS pour du matériel de seconde voire de troisième main avec le patrimoine déjà amorti de AHS donc pas d’argent sorti de leur poche !!!!! 
Du côté du gestionnaire, ce n’est pas plus reluisant car cet aéroport inauguré il y’a moins de 4 ans à des problèmes à tous les niveaux, entre autres: 
          Climatisation 

          Toilettes : avec presque plus de 
douchettes, 

          Tapis bagages ARRIVEE/DEPART 
intermittents, 

          Problèmes d’étanchéité 

          Tarification locative chère 

          Informatique obsolète aucun 
investissement depuis décembre 2017 

          Déficit en termes de mobiliers de bureau : même des chaises pour travailler manquent dans cet 

Concernant la société de handling 2AS avec 51% des actions détenues par le consortium SUMA LIMAK ainsi que le gestionnaire LAS, nous faisons face à une surfacturation au niveau de la dette commerciale chiffrée à environ 10 milliards. 
Le prêt actionnaire a généré des intérêts estimés à presque 2 milliards, le matériel acheté à l’ouverture de la plateforme est aujourd’hui hors d’usage avec aucune explication venant des actionnaires. Quelle turpitude ! 
Mieux ce matériel n’a pas été dédouané et sur injonction de cette dernière la société a signé un moratoire et a versé à une société de transit inconn1ue près d’1milliard jamais reversé à la douane qui a déjà couté la tête au Directeur des Achats Turc de 2AS qui est loin d’être le seul responsable de cette forfaiture. 



La suite est plus épique car les actionnaires ont commandité une étude via le cabinet KPMG et veulent recapitaliser la société qui a subit 2 années successives de pertes selon les dispositions de l’OHADA pour demander à la partie sénégalaise de mettre la main à la poche ou bien convertir les dettes en actions et devenir les actionnaires uniques de 2AS et avoir le chemin libre pour licencier qui ils veulent, en oubliant que 2020 est une année nulle pour le transport aérien mondial. 
L’autre manque de respect notoire est le projet d’investissement sur du matériel roulant avec un budget de 200 millions servant à acheter, transporter et dédouaner en cette période ou la relance des activités du transport aérien est de plus en plus probable. 



Avec 82% des flux de Traffic de 2019 et près de 68% de passagers comparer à l’année d’avant COVID.



Sans oublier les travailleurs intérimaires qui attendent une reprise soutenue pour réintégrer leurs emplois ainsi que ceux toujours payes à hauteur de 70% dans certaines sociétés. 
 
On se moque de qui ? Après avoir voulu acheter du matériel jeté par les autorités aéroportuaires sud-africaines vite éventé par les travailleurs. 
Monsieur le Président vous avez beaucoup fait pour les transports aériens notamment la finalisation et l’ouverture de cet aéroport, tous les moyens déployés pour mettre en orbite notre compagnie nationale AIR SENEGAL, la cession de terrains à usage d’habitation dont les travailleurs attendent la matérialisation avec beaucoup d’enthousiasme, l’espoir suscité par le projet hub aérien qui est votre projet et entre les mains du Directeur Général de l’AIBD Monsieur Doudou KA qui contribue au quotidien à côté du Ministre des transports aériens Monsieur Alioune SARR au maintien de la stabilité sociale, les efforts reconnus en termes d’accompagnement durant les moments les plus compliqués de la COVID ne doivent pas être annihilés par des partenaires pas du tout crédibles. 



SUMMA fait de l’excellent boulot dans le BTP mais n’est pas une référence dans le transport aérien. 



A cause de cet amateurisme AIR SENEGAL s’apprête à créer une société de handling dans un environnement de crise; Gérer du personnel, du matériel alourdira sans commune mesure les charges de notre compagnie nationale qui à l’image de toutes les compagnies du monde ne gagne pas d’argent ; Inverser la tendance Monsieur le Président de la République; 


Faites de 2AS une filiale de la compagnie nationale avec une prise d’actions majoritaire permettant à AIR SENEGAL de réduire de moitié ses coûts d’exploitation dans sa base et surtout de donner au Sénégal la possibilité de gérer son handling quitte à nouer un partenariat avec un grand groupe international. 



Air Sénégal ne peut pas détenir 49% de 2AS et vouloir créer une unité de handling dans un aéroport qui n’aura pas 2,5 millions de passagers d’ici 2023. Les aéroports devant nous en Afrique n’ont pas 2 Handler et le HUB se fera avec toutes les compagnies qui desservent AIBD. 



Air Sénégal peut faire un prêt avec l’aide de AIBD, racheter les prêts, investir sur du matériel et enfin prendre le lead de 2AS et 2AS TECHNICS parole prémonitoire, faire autre chose sera suicidaire pour notre joyau national. 



Air côte d’ivoire n’a pas ce problème à Abidjan et est aujourd’hui l’une des premières compagnies concurrentes de HC et pourtant ne s’occupe pas de handling au niveau de sa base. 



Monsieur le Président de la République reprenez notre souveraineté au niveau de 2AS et comme prévu par le pacte de stabilité social le SUTTAAAS sollicite la convocation du comité local du dialogue social afin de régler les problèmes multiples et multiformes de notre aéroport. 



L’aéroport va mal, les travailleurs des sociétés de sûreté étouffent à cause de conditions de travail d’une époque révolue, la restauration aérienne et standard de l’aéroport vit des moments très incertains ajouter à cela le retard lié à la mise à disposition du crédit de la relance du transport aérien. Ce cocktail fait que le SUTTAAAS ne restera pas inactif.

Le SUTTAAAS n’a jamais fait d’intervention face à des cas avérés de turpitude venant de ses membres qui ne respectent pas les règles, notre organisation ne défendra jamais l’illégalité mais interpelle sur la nécessité de payer des salaires décents et à date échue les travailleurs de la plateforme, de les accompagner dans la restauration, le transport et une généralisation de la retraite complémentaire dans toutes les entités. 



Enfin l’indemnité de sécurité aérienne ouverte aujourd’hui à des sociétés privées doit être élargie à tous les travailleurs de la plateforme. 



Le SUTTAAAS est et restera toujours une force de propositions malgré notre représentativité et interpelle sur la nécessité de convoquer rapidement le comité du dialogue social avant que l’irréparable ne se produise dans ce contexte de crise. 



Fait à Dakar, le 15 Octobre 2021 
Le Secrétaire Général 
Alassane NDOYE 

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Publié par

Harouna Fall

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