mercredi 16 décembre 2020 • 1988 lectures • 0 commentaires

Arrêté du ministère de l'Intérieur : des journalistes pour une reprise des...

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Arrêté du ministère de l'Intérieur : des journalistes pour une reprise des...

iGFM (Dakar) L'affaire fait grand bruit depuis la sortie de l'arrêté du ministre de l'Intérieur, Antoine Diome (image) interdisant les rassemblements y compris la pratique du sport sur les terrains, dans le but d'éviter la propagation du virus. Des journalistes sportifs contactés par IGFM, sont tous pour une reprise des activités sportives.

Lamine M. Diédhiou (Le Témoin) : "Trouver un compromis pour que le sport reprenne"


"Le ministère de l’Intérieur vise la protection des populations en sortant cet arrêté. Cependant on peut dire que le monde du sport n'a pas été pris en compte comme c'est d'ailleurs le cas depuis le début de cette lutte contre la COVID-19. Les autorités devaient prendre en compte ce levier assez important qui emploie des milliers de jeunes. Les championnats et autres compétitions sportives ont été mis à l'arrêt depuis mars et rester 9 mois sans compétition est calamiteux pour ceux qui sont censés côtoyer le haut niveau. Un compromis doit être trouvé pour permettre aux sportifs de pratiquer tout en respectant les mesures barrières. Tout le monde doit jouer le jeu en apportant une pierre à l'édifice. Les fédérations et groupements sportifs doivent veiller avec rigueur aux différentes mesures s'ils sont amenés à reprendre les compétitions alors que les ministères doivent venir en appoint car des moyens financiers et matériels seront mis en œuvre."


Salif Diallo (APS) : "Jouer en faisant des tests deux jours avant les matchs"


"Le ministère de l’intérieur était obligé de prendre des décisions par rapport aux cas de covid ces derniers temps. Ce, pour mettre fin aux rassemblements. On était arrivé à un moment où on pensait que la covid allait disparaître. Maintenant, on a eu des rebonds spectaculaires. Donc, il faut prendre des décisions.


Maintenant pour le sport, on sait que les matchs peuvent se jouer à travers le monde en faisant des tests deux jours avant les matchs, respectant aussi les mesures barrières. Maintenant est-ce que nos clubs ont des moyens de faire des tests ? J’en doute parce que le test c’est 40.000 francs CFA. Quels sont les clubs qui veulent le faire? Ils ne sont pas nombreux. Il va falloir trouver un terrain d’entente. Je ne sais si c’est le ministère des Sports ou de la santé ou encore de l’Economie des finances qui va prendre en charge ces tests. Mais on ne peut pas laisser les gens comme ça. Il faut trouver un terrain d’entente. Les matchs vont se jouer à huis clos. Il faut que le sport reprenne, mais il va falloir que les gens prennent des décisions."


Omar Diarra : "Il faudrait que cet arrêté soit revu et faire ce que les autres font"


"C’est une situation désolante parce que tout le monde s’attendait à ce que le sport reprenne au plus tard le 2 janvier comme l’avaient préconisé les autorités. Mais si aujoud’hui on en arrive à cette deuxième vague qui nous bouscule et qu’on ne puisse pas jouer. Les stades sont fermés et les acteurs ne vont pas être sur le terrain, ça pose problème. Il n’y a que l’équipe nationale qui joue. Donc, il faudrait que cet arrêté soit revu et faire ce que les autres font. C'est-à-dire jouer sans public et mettre les mesures barrières. Mais si on ne joue pas, ça devient dramatique. C’est même impossible qu’on puisse encore continuer je ne sais pas jusqu’à quand. Pres d’un an sans activités sportives, je pense que ça risque de tuer. Toutes les disciplines ont envie d’évoluer. Ça peut être frustrant. Plus de 58 disciplines et fédérations associées. Comme l’a dit le ministre des Sports, il est en train de discuter avec le ministre de l’Intérieur et de la Santé pour trouver des voies et moyens de pouvoir jouer. Certes, la santé avant tout, mais je m’inquiète comme tout le monde. Sans sport, on ne peut pas faire prévaloir certaines dispositions qui pourraient permettre à tout un chacun de pouvoir évoluer comme il l’entend. Donc, essayons de trouver une solution avec les autorités afin que chacun puisse être dans son camp, que le football puisse reprendre. Et que le 2 janvier, qu’on puisse trouver des voies et moyens et de permettre au championnat de reprendre et que le football local puisse au moins évoluer en attendant d'y voir plus clair."


 


 

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Publié par

Mamadou Salif

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