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Cheikh Sarr

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Monaco-Psg : Keita Baldé forfait

in Sport

iGFM- Le Sénégalais Keita Baldé ne fait pas partie du groupe monégasque retenu pour affronter le PSG en finale de la Coupe de la Ligue samedi (21h05).

Comme annoncé jeudi midi, le Sénégalais de Monaco Keita Baldé ne pourra pas disputer la finale de la Coupe de la Ligue face au PSG samedi. Touché à la cuisse lors de l’entraînement, l’ailier de 23 ans est forfait et ne fait pas partie des 21 joueurs convoqués, tout comme Diego Benaglio (genou gauche), Pietro Pellegri (pubalgie) et Adama Traore (pubalgie). L’entraîneur monégasque Leonardo Jardim peut compter sur le reste de ses cadres, et faire face au casse-tête de titulariser ou non Stevan Jovetic, très en forme en ce moment.

Le groupe monégasque :

Subasic, Sy, Badiashile – Glik, Jemerson, Jorge, Raggi, Sidibe, Toure – Boschilia, Fabinho, Lemar, Moutinho, N’Doram, Rony Lopes, Tielemans – Diakhaby, Ghezzal, Falcao, Jovetic, Sylla

 

lequipe.fr

Tony Sylva sur la situation des gardiens: « Nous n’avons pas le choix »

in Sport

iGFM (Dakar) Le poste des gardiens de but est celui qui inquiète le plus actuellement. A trois mois de la Coupe du monde 2018, seuls Khadim Ndiaye (Horoya Ac) et Pape Seydou Ndiaye (Jaraaf de Dakar) jouent régulièrement avec leurs clubs respectifs, contrairement à Abdoulaye Diallo (Rennes) et Alfred Gomis (Spal). Leur entraîneur en sélection, Tony Sylva ne cache pas ses inquiétudes.

« Ce n’est pas facile, il faut être fort mentalement. Dans mes souvenirs, je disais toujours que mes entraînements étaient mes matches et c’était le cas. Pour eux, c’est difficile vu la situation dans laquelle ils sont. C’est vrai que nos gardiens ne jouent pas mais je les parle souvent. On discute beaucoup au téléphone, mais ils n’ont pas le choix, pareil de notre côté », a-t-il déclaré, hier, en marge de la publication de la liste des 30 joueurs qui vont prendre part aux deux matches amicaux, contre l’Ouzbékistan (23 mars à Casablanca) et la Bosnie (27 mars au Havre).« On aimerait bien les voir dans les buts, mais pour le moment, ils sont dans une autre étape », a-t-il soutenu.

Reculer pour mieux sauter

Pour avoir côtoyé le haut niveau, Tony conseille à ses hommes de reculer pour mieux sauter afin d’avoir du temps de jeu. « C’est vrai qu’en un moment donné aussi, il faut prendre une décision, c’est-à-dire essayer de partir plus bas pour revenir au top », a-t-il recommandé. « Vous savez le poste des gardiens est très ingrat. Dès fois, l’entraîneur choisit le gardien titulaire, et après, c’est difficile de revenir s’il fait des erreurs », a-t-il expliqué, indiquant qu’il faut « rester concentrer » et faire le « travail nécessaire » de jour en jour.

Rappelons que Khadim Ndiaye, Pape Seydou Ndiaye, Abdoulaye Diallo et Alfred Gomis sont quatre portiers convoqués pour les deux dates FIFA. Clément Diop n’est pas appelé.

Mamadou Salif GUEYE

Aliou Cissé sur Ferland Mendy: « J’ai discuté avec lui et sa famille… »

in Sport

iGFM (Dakar) – Comme nous l’annoncions dans nos précédentes apparitions, le Sénégal veut bel et bien enrôler, Ferland Mendy (Lyon, France). Le sélectionneur national, Aliou Cissé l’a confirmé, hier, en marge de la publication de la liste des 30 joueurs qui vont prendre part aux deux matchs amicaux de mars.

« C’est vrai que j’ai discuté avec Ferland d’une possibilité de jouer pour le Sénégal. J’en ai aussi parlé à sa famille, mais je garde espoir. Je ne veux pas aussi lui mettre pression parce qu’il n’est pas encore prêt », a-t-il fait savoir devant les médias.

En attendant, Cissé a convaincu Santy Ngom, l’attaquant nantais. Ce dernier figure parmi les sélectionnés. Et, donc, il portera le maillot national pour la première fois soit le 23 soit le 27 mars lors des rencontres amicales, contre l’Ouzbékistan et la Bosnie.

Mamadou Salif GUEYE

Pape Diouf évoque « la très forte personnalité de la génération 2002 »

in Sport

iGFM – (Dakar) L’équipe nationale de football du Sénégal de 2002 dite « la génération de 2002 » avait une « très forte personnalité » qui lui avait permis de battre la France, selon le journaliste-sportif et ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf .

M. Diouf animait, mercredi, une conférence au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (UCAD) sur les chances des équipes africaines à la Coupe du Monde Russie 2018.
« Si la génération d’aujourd’hui n’atteint par les quarts de final, on pourra dire que la bande à El Hadji Diouf a été meilleure. Par contre si la génération actuelle réussit à atteindre les demi-finales, il sera légitime de dire qu’elle est meilleure que celle que l’on avait en 2002 », dit Pape Diouf.
Sur le choix des entraîneurs étrangers, le conférencier estime que les fédérations « jouent le plus souvent la carte de la facilité » en faisant appel à ces « sorciers blancs » pour éviter « des querelles à l’interne ».
« Cependant il y a des Africains tout à fait capables de diriger les équipes africaines s’ils sont soutenus », a-t-il reconnu.

Concernant le financement et le développement du football local, Pape Diouf prône « le mécénat pour développer le sport plutôt que de tout espérer du sponsoring ».

« Qui parle de sponsors parle forcément d’échanges. Or à l’état actuel le football sénégalais n’a pratiquement rien à proposer aux éventuels sponsors », estime l’ancien président de l’Olympique de Marseille (L1 français).

« Le football est devenue l’activité qui réunit le plus d’hommes autour d’elle. Les politiques connaissent cette réalité et composent avec elle. Seulement les Etats ont le devoir régalien de construire des infrastructures pour le développement des sports de masse », rappelle le conférencier.

« Mais, poursuit-il, c’est au football en tant qu’activité privée et commerciale de trouver des stratégies pour s’autofinancer ».

APS

Décès de Fallou Cissé: Témoignages poignants de la famille du football 

in Sport

iGFM – (Dakar) Nous vous proposons les témoignages poignants de la famille du football sénégalais suite à la disparition du professeur Fallou Cissé, ancien médecin de l’équipe nationale du Sénégal, décédé le 25 février dernier. 

Matar Bâ, ministre des Sports : « Sa disparition doit pousser aux sportifs à s’unir »

« Nous présentons nos condoléances à la famille du sport sénégalais. Il a contribué à la réussite de beaucoup de jeunes, donc c’est le Sénégal qui lui rend cet hommage là. La preuve, les gens sont présents parce qu’il a apporté à son pays. Donc, sa disparition doit pousser aux sportifs à s’unir parce que quand c’est difficile, c’est tout le monde qui le vit. C’est pareil que quand tout se passe bien. Le président de la République et l’ensemble de son gouvernement présentent ses condoléances à sa famille ».

Augustin Senghor, président FSF : « Il était l’âme de l’équipe nationale »

« C’est beaucoup de tristesse car si on devait en parler ça nous prendrait des jours et des jours. Vous savez, c’était un homme très dégourdi qui a tout donné à son pays en contribuant au développement de son football. Il a laissé un grand vide. Déjà, gravement malade, il avait continué à travailler pour le football de son pays. Pas plus tard, la semaine dernière, on a échangé des e-mails alors qu’il était malade en soin à Paris. Cela veut que jusqu’au dernier souffle, il a continué à travailler pour l’équipe. S’il y a un bon environnement en équipe nationale, je pense qu’on le lui doit. Il tenait en compte la santé des joueurs. Donc, il était l’âme de cette équipe nationale. C’est l’ensemble de la famille sportive qui est en deuil parce qu’il a fat plus de Coupes d’Afrique ».

El Hadji Diouf, ancien Lion : « C’était un héros »

« Je peux dire que le Sénégal  a perdu un homme important, un Lion. Il était le plus important dans le groupe. A chaque fois, il passait dans nos chambres pour nous réveiller. On n’avait pas besoin de réveil. C’était un homme idéal qui voulait faire plaisir à tout le monde. Il était là pour le drapeau du Sénégal. Il s’est toujours battu pour que le Sénégal soit le numéro partout. C’était un héros comme Jules Bocandé et Bruno Metsu. Donc, qu’ils reposent tous en paix ».

Saer Seck, vice-président FSF: « C’est un peu notre totem dans notre équipe nationale »

« C’est un peu notre totem dans notre équipe nationale. Au-delà de sa profession, il aimait ce qu’il faisait et ceux avec qui il a toujours collaboré. Au-delà du médecin, c’était un oncle, père et conseiller. C’est lui qui s’occupait de tous les détails alors qu’il était médecin. Il voulait que tout marche ».

Peter Schnittger, ancien sélectionneur des Lions: « Je garderai de meilleurs souvenirs de lui »

« On a travaillé ensemble pendant 6 ans et c’était un homme bien. Il s’occupait de tout, les repas, l’infirmerie… Donc, c’était un homme très généreux, il m’a beaucoup soulagé dans mes tâches de sélectionneur. Je garderai de meilleurs souvenirs de lui. Lorsque j’étais à la tête de l’équipe nationale, il m’a beaucoup aidé pour que les choses aillent de l’avant. On n’a pas eu beaucoup de joueurs blessés. Donc, c’est une perte. C’est regrettable qu’il nous ait quitté très tôt ».

Ferdinand Coly, ancien Lion : « J’ai vécu une aventure humaine avec lui »

« J’ai vécu une aventure humaine avec lui. A ses côtés, c’était vraiment extraordinaire. Il nous encadrait, surveiller, et conseiller. Donc, il était derrière nous. Après, ma carrière, on avait continué à garder le contact. J’ai une pensée pour sa famille. Je présente mes condoléances à tous ceux qui l’ont soutenu dans ces moments difficiles. Pour la petite anecdote, il nous mettait tellement la pression ».

Fadiga, ancien Lion : « Il s’est toujours mis dans une posture de papa »

« On a pu beaucoup d’affection pour lui. C’est un humain parce qu’il a toujours voulu aidé le groupe, les gens. Il pense aux autres avant de penser à lui. On a eu à faire beaucoup de campagnes ensemble et il s’est toujours mis dans une posture de papa plus de médecin. Il demandait si on a bien mangé. Il faisait tout pour qu’on soit à l’aise. Donc, c’était un homme exceptionnel dans l’ensemble de sa vie je présente mes condoléance à toute sa famille. C’est une grande perte pour le football africain et sénégalais ».

Laye Sarr, ancien sélectionneur des Lions : « C’était un humanitaire »

« C’était une personne bien qui aimait son pays. C’est un modèle qui a toujours servi son pays. Au-delà de son statut de médecin, c’est un humanitaire. Toutes les valeurs que nous recherchons chez l’individu, on les trouve chez Fallou Cissé. Il avait le sens de la responsabilité, du partage. Donc, c’est un grand monsieur que nous avons perdu. Mais, il faut l’accepter parce que c’est Dieu qui l’a repris. Nous sommes rassurés car Dieu l’accueillera à son paradis ».

Thiam Gaïndé : « Tous les supporters sénégalais lui doivent sa générosité »

« Il nous traitait bien surtout quand nous tombons malades. Tous les supporters sénégalais lui doivent cette reconnaissance et générosité. Il nous suivait tout le temps et rendait visite pour régler nos problèmes. Qu’il repose en paix ».

 

Par Mamadou Salif GUEYE

Khadim Ndiaye: « Je ne suis pas sûr de participer au mondial»

in Sport

iGFM – (Dakar) Dans une interview accordée à Record, ce vendredi, le gardien de but de l’équipe nationale du Sénégal, Khadim Ndiaye remet en doute sa participation à la Coupe du monde 2018.

« Je ne fais pas attention à ce que racontent les gens. De toutes les façons, je ne suis pas titulaire indiscutable. J’ai remplacé le titulaire par circonstance et ces échéances là sont terminées. Je ne suis même pas sûr de participer à la Coupe du monde parce que le dernier mot ne m’appartient pas », a-t-il affirmé. « Il va falloir que je me batte pour avoir la chance de faire partie de la sélection d’abord et mettre les atouts de mon côté », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « Maintenant, si le coach porte son choix sur moi, je me battrai pour aider au mieux l’équipe nationale. Par contre, s’il choisit quelqu’un d’autre, je serai derrière lui et je l’encouragerai comme j’ai l’habitude de le faire », a-t-il conclu.

Mamadou Salif GUEYE

Le Prix AllAfrica Leadership Féminin 2018 décerné à Cinq Femmes Africaines

in Actualité

 

iGFM – (Dakar) Cinq femmes du continent  recevront le lundi 05 Mars 2018, le Prix AllAfrica Leadership Fémininà Azalaï Hôtel AbidjanCe sera à l’occasion de l’atelier de réflexion que le Groupe AllAfrica Global Media organise, dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Femme.

L’événement qui aura pour marraine, la Première Dame de Côte d’Ivoire, sera sous la présence de Mme Dominique Ouattara.

Pour cette 4ème édition, le plus grand distributeur digital d’informations et de nouvelles sur l’Afrique va décerner un Prix d’honneur AllAfrica Leadership Féminin à la Première Dame de Côte d’Ivoire pour magnifier son engagement à travers les nombreuses actions sociales qu’elle initie dans le cadre de la Fondation Children Of Africa, pour apporter sa pierre dans l’édification de son pays.

A l’instar de l’édition précédente, le Prix AllAfrica Leadership Féminin 2018 sera décerné par le Groupe AllAfrica à quatre autres femmes, leaders dans leur domaine, pour consacrer leur professionnalisme, leur volonté et leur engagement.

Les lauréates 2018 sont:

–      Mme Euphrasie Kouassi YAO, Prix Administration Publique et du Développement AllAfrica Leadership Féminin (Cote d’Ivoire) ;

–      Mme Salamba Diène, Prix Entreprenariat AllAfrica Leadership Féminin (Sénégal) ;

–      Mme Massogbé T. Diabaté, Prix Agrobusiness AllAFrica Leadership Féminin (Cote d’Ivoire);

–      Mme Aïssata Koné Sidibé, Prix Développement Economique et Social AllAfrica LeaderShip Féminin (Mali) ;

 

Le prix AllAfrica Leadership Féminin a été institué afin d’honorer les femmes africaines leaders dans leur domaine, mais également de susciter le désir de réalisation chez les filles et les femmes du continent.

Dans la dynamique d’innovation, l’édition 2018 prévoit également, une séance de discussion intitulée ‘‘Elles Inspirent’, entre des Femmes Leaders dans l’Entreprenariat, le Développement Economique, les Compétences diverses et des filles âgées de 16 à 20 ans en vue de les orienter et de les inspirer dans leurs projets d’avenir.

Pour l’édition 2018, les organisateurs vont lancer l’initiative AllAfrica Women Agenda (AWA) pour inscrire la réflexion autour de « L’Autonomisation Economique des Femmes et l’Accès des Filles à l’Ecole dans le Monde Rural » dans l’agenda des décideurs.

Cette Journée de réflexion permettra de montrer comment l’Etat, les hommes d’affaires et la société civile peuvent travailler de concert pour atteindre des résultats concrets sur l’éducation des filles en particulier leur scolarisation  en vue de leur autonomisation, en s’inspirant des exemples tirés du monde rural.

IGFM

Images – Grande rentrée citoyenne du Magazine Intelligence

in Actualité

iGFM – (Dakar) La 6ème édition de la grande rentrée citoyenne, le premier rendez-vous annuel de l’excellence et de la citoyenneté a eu lieu ce jeudi au Grand Théâtre de Dakar, avec la présence effective du Pr Marie Teuw Niane, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Les mentors de cette édition sont le notaire Me Moustapha Ndiaye, Mme Ramatoulaye Mbengue, Recteur de l’université de Thiès, Momar Nguer, Vice-président du groupe Total, Gabriel Fall, président de CGF Bourse et Mme Astou Thiam, Directrice générale Eticca. (Nous y reviendrons)

Plainte de l’Aje : Des cliniques privées dans le collimateur de la justice

in Actualité

iGFM – (Dakar) Des cliniques privées non agréées ont été répertoriées par le ministère de la Santé. L’inspection des services a découvert le pot aux roses. Selon des informations de Libération, au moins un agent, formellement identifié vendait de faux agréments à des particuliers pour ouvrir leurs cliniques.

Pour bénéficier de l’agrément sous forme d’arrêté, les demandeurs doivent monter tout un dossier : copie certifiée du diplôme, acte attestant que le demandeur n’est pas en activité dans la fonction publique, lorsque qu’il s’agit d’un agent de l’État, fournir une décision de retraite ou une décision de radiation, un avis du médecin chef de district du lieu d’implantation, un plan de masse visé par le cadastre, le personnel (effectif et contrat de travail). Dans le cas des fraudes au ministère de la Santé, l’individu faisait simplement payer un montant convenu entre les deux parties pour fournir le document.

Le journal informe qu’une plainte du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a été déposée sous le couvert de l’Agent judiciaire de l’État. Qui, à son tour, a saisi le Procureur de la République. Plusieurs d’entre elles sont menacées de fermeture.

 

seneweb

Burkina Faso : ouverture du procès sous haute sécurité du putsch manqué de 2015

in International

iGFM – Le procès des généraux à l’origine du coup d’État manqué de septembre 2015 au Burkina Faso s’est ouvert mardi matin. La sensibilité de l’affaire donne lieu à une audience très surveillée et sous haute sécurité.

Le procès du putsch manqué de 2015 au Burkina Faso s’est ouvert, mardi 27 février à Ouagadougou, protégé par un dispositif sécuritaire exceptionnel.

Les forces de sécurité étaient positionnées sur un rayon de 200 mètres autour de la salle des banquets de Ouaga 2000, un quartier huppé de la capitale burkinabè, où le tribunal militaire a été délocalisé pour la circonstance. Toute la circulation était bloquée.

Les autorités ont interdit tout appareil électronique, notamment les téléphones portables, à l’audience et même dans la zone de sécurité de 200 m autour de la salle. La mesure s’applique également aux journalistes, près d’une centaine selon des Burkinabè présents sur place, ce qui a déclenché leurs protestations. Le public était systématiquement fouillé à l’entrée de la zone.

Des putschistes acclamés

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d’État manqué, ont été acclamés par des partisans à leur arrivée à 8 h (locales et GMT), a constaté l’AFP.

Le général Diendéré avait pris la tête du coup d’État du 16 septembre 2015, tandis que le général Djibrill Bassolé, ancien chef de la diplomatie, est lui poursuivi pour « trahison ». Pour preuve, l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch de septembre 2015.

Au total, 84 accusés sont jugés, 66 militaires et 18 civils, pour la tentative de putsch, où des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré. Le RSP était la garde prétorienne de Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir.

Les accusés risquent tous de « lourdes peines » au terme de ce procès censé durer plusieurs mois, selon des sources judiciaires, qui ont précisé que « la lecture de l’ordonnance de plus de 15 000 pages annoncera la couleur de ce procès marathon ».

Pour l’Association des blessés du coup d’État du 16 septembre 2015 (ABCE), le procès qui s’ouvre « donne l’espoir de panser (leurs) blessures et envisager une réconciliation ». Selon le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), ce procès sera un « test grandeur nature de la crédibilité de la justice burkinabè », accusée très souvent d’être aux ordres du pouvoir. Et le choix d’un tribunal militaire a été critiqué par la défense, qui redoute une justice politique, aux ordres du pouvoir, ainsi que par Amnesty International.

 

france24

République tchèque : le responsable kurde de Syrie Saleh Muslim remis en liberté

in International

iGFM – Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté mardi le responsable kurde de Syrie Saleh Muslim, refusant de le maintenir en détention après son interpellation, samedi, en vertu d’une demande d’Interpol émise par la Turquie.

Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté mardi 27 février Saleh Muslim, responsable kurde de Syrie, refusant de le maintenir en détention, a annoncé à la presse son avocat, Miroslav Krutina. Il avait été arrêté samedi dans la capitale tchèque, en vertu d’une demande d’Interpol émise par la Turquie le qualifiant de « chef d’un groupe terroriste ».

Selon son avocat, Saleh Muslim, coprésident jusqu’à l’an dernier du Parti de l’union démocratique (PYD), a promis de collaborer à toutes les démarches liées à la procédure d’extradition, demandée par la Turquie. Le juge, Jaroslav Pytloun, s’est refusé à commenter sa décision, vivement acclamée par plusieurs dizaines de Kurdes venus manifester leur solidarité à Saleh Muslim, devant le bâtiment du tribunal municipal, dans le centre de Prague.

« Soutien au terrorisme »

La Turquie a dénoncé la décision de la justice tchèque, y voyant un « soutien très clair au terrorisme », selon les termes du porte-parole du gouvernement turc, Bakir Bozdag, qui a également déclaré que la remise en liberté de Saleh Muslim aurait « un impact négatif sur les relations entre la Turquie et la République tchèque ».

Ankara avait « commencé les démarches en vue de l’extradition vers la Turquie » de Saleh Muslim, qui encourt 30 peines de prison à perpétuité s’il y est jugé, selon le ministère turc de la Justice. Il fait l’objet depuis novembre 2016 d’un mandat d’arrêt émis par les autorités turques, en lien avec un attentat commis à Ankara en février 2016 (29 morts), dans lequel il a nié toute implication.

Le PYD est considéré par Ankara comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla en Turquie depuis trois décennies. Ce mouvement politique kurde syrien est aussi le bras politique des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde de Syrie, contre laquelle la Turquie a déclenché en janvier une offensive militaire dans l’enclave d’Afrin (nord-ouest de la Syrie).

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Martin Stropnicky a nié lundi tout lien entre l’arrestation de Saleh Muslim et l’emprisonnement en Turquie de deux ressortissants tchèques accusés d’avoir combattu en Syrie aux côtés des YPG. Miroslav Farkas et Marketa Vselichova avaient été condamnés l’an dernier à six ans et trois mois de prison. Certains médias avaient émis l’hypothèse qu’ils pourraient être libérés en échange de l’extradition de Saleh Muslim.

 

france24

Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

in International

iGFM – Un tribunal administratif allemand a confirmé, mardi, que les villes allemandes de Stuttgart et Düsseldorf, aux taux de dioxyde d’azote supérieurs aux normes européennes, devront agir en bannissant à terme les vieilles voitures diesel.

La question du diesel est sensible en Allemagne, où est née cette technologie. La décision de la Cour administrative fédérale, qui a ouvert la voie, mardi 27 février, à des interdictions de circulation de véhicules diesel dans les villes, sous conditions, est donc une première.

La Cour a rejeté les requêtes formulées par les États régionaux du Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui étaient poursuivis par l’association de protection de l’environnement DUH pour leurs manquements en termes de qualité de l’air.

Cette décision concerne directement les villes de Stuttgart et Düsseldorf, où ces mesures pourront désormais être mises en œuvre. Les deux municipalités figurent parmi les quelque 70 villes allemandes présentant encore en 2017 des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

L’arrêt de la Cour administrative fédérale prévoit toutefois des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.

« Un grand jour pour l’air pur »

Au-delà du local, la décision de la Cour envoie un signal fort au niveau national. « C’est un grand jour pour l’air pur », a réagi à Leipzig Jürgen Resch, le chef de la DUH, qui lutte pour forcer les autorités locales à durcir leur combat contre la pollution. Il s’attend à « de nettes améliorations de la qualité de l’air dès cette année ».

Les propriétaires de véhicules diesel les plus anciens, c’est-à-dire ne correspondant pas à la norme Euro 6, « ne peuvent plus être certains de pouvoir circuler dans les villes à tout moment, 365 jours par an », a souligné le cabinet de conseil EY. Selon ses calculs, plus de 10 millions de voitures roulant en Allemagne sont potentiellement concernées.

L’Allemagne, réticente jusqu’ici à édicter des interdictions de circulation, est menacée de poursuites par la Commission européenne.

 

france24

Arabie saoudite : le chef d’état-major et d’autres responsables militaires limogés

in International

iGFM – Aucune explication officielle n’a été avancée pour justifier ces évictions en série. Riyad intervient militairement au Yémen depuis près de trois ans, en soutien aux forces gouvernementales contre les rebelles houthis.

C’est un remaniement majeur, aux allures de limogeage, qui a été opéré à la tête de l’armée saoudienne, lundi 26 février. Le secrétaire général de l’armée a été placé à la retraite et remplacé par le général Fayyad ben Hamed al-Ruwayli. Les chefs des armées de l’air et de terre ont été évincés, ainsi que des fonctionnaires civils, dont plusieurs sous-ministres, par une série de décrets royaux pris tard dans la nuit, ont annoncé les médias d’État saoudiens.

« Fin des services du général Abdel Rahmane ben Saleh al-Bunyan, chef d’état-major », a rapporté l’agence de presse officielle SPA.

 

Fait rare dans le royaume saoudien, une femme, Tamadur bent Youssef al-Ramah, a été choisie comme ministre adjoint au Travail. Le roi Salmane a aussi désigné un nouveau maire dans plusieurs villes, et trois gouverneurs adjoints parmi les descendants des princes Ahmed, Talal et Muqrin, frères du roi Salmane qui ont pu se sentir lésés depuis que ce dernier a accédé au trône en 2015.

Le nouveau gouverneur adjoint de la province d’Asir est le prince Turki ben Talal, frère de l’homme d’affaires milliardaire Al-Walid ben Talal, qui avait été arrêté pour des soupçons de corruption avant d’être libéré en janvier.

« Bavure » militaire au Yémen

Aucune explication officielle n’a été donnée à ces changements à la tête de l’armée, alors que Riyad intervient militairement au Yémen depuis près de trois ans, en soutien aux forces gouvernementales contre les rebelles houthis.

Le remaniement survient également au lendemain de l’annonce à Sanaa d’une « bavure » de la coalition emmenée par l’Arabie saoudite, dont l’aviation aurait bombardé par erreur une base militaire de l’armée yéménite, son alliée, faisant entre 6 et 20 morts et 15 blessés, selon des sources militaires progouvernementales.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans, fils du roi saoudien, qui dirige le ministère de la Défense, consolide son emprise sur le pouvoir depuis quelques mois, tout en poursuivant une politique régionale affirmée. Il conduit depuis 2015 l’intervention militaire au Yémen voisin, considérée comme une guerre par procuration avec l’Iran, l’ennemi juré.

En novembre, toujours à l’initiative du monarque, des dizaines de princes, de ministres et d’hommes d’affaires avaient été arrêtés en Arabie saoudite lors d’une « opération anticorruption ». En tout, 381 personnalités du royaume ont fait les frais de cette purge, présentée à ses débuts comme « une nouvelle ère de transparence ».

 

france24

Fusillade en Floride : Trump assure qu’il aurait, « même sans arme », agi contre le tireur

in International

iGFM – Empêtré dans la polémique qui n’en finit plus après la fusillade de Parkland, en Floride, le 14 février, Donald Trump a assuré lundi qu’il serait « rentré là-dedans, même sans arme ». Les réseaux sociaux le moquent à l’envi.

Bravache comme à son habitude, Donald Trump a affirmé, lundi 26 février, qu’il serait intervenu, même à mains nues, pendant la fusillade du 14 février dans un lycée de Floride, pour empêcher le carnage. La tuerie a marqué le point de départ d’un mouvement porté à Washington par de jeunes élèves réclamant des lois plus strictes sur les armes.

« Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici aurait fait pareil », a affirmé le président américain, qui s’est entretenu de la sécurité dans les écoles avec les gouverneurs des 50 États fédérés à la Maison Blanche. « Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage », a insisté sa porte-parole, Sarah Sanders.

« Une honte »

Trump en a profité pour réitérer ses critiques contre les agents du shérif dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, qui ne sont pas intervenus alors que Nikolas Cruz tuait 17 personnes grâce à son fusil d’assaut AR-15. « Ce ne sont pas exactement des décorés de la Médaille d’honneur. La manière dont ils ont agi était franchement dégoûtante », a-t-il déclaré, avant de marteler : « La manière dont ils ont agi est une honte ».

Ses propos visaient notamment Scot Peterson, déjà cité nommément par le président. Cet agent, qui a démissionné après sa suspension sans rémunération, s’est défendu dans un communiqué, lundi, assurant qu’il a respecté le protocole défini par le shérif et qu’il croyait que « le ou les tireurs se situaient à l’extérieur ».

La séquence a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, où les internautes se sont moqués de Donald Trump. Les vidéos où l’on voit le président américain effrayé ont fleuri, dont une où il recule brusquement après le mouvement d’un aigle perché sur son bureau.

Et les internautes de s’interroger : si Trump a peur d’un aigle, aurait-il vraiment foncé vers un assaillant armé ?

 

france24

Réforme de la SNCF : le gouvernement veut rassurer les syndicats ulcérés

in International

iGFM – Le patron de la CGT, Philippe Martinez, a dit mardi tout le mal qu’il pense de la réforme de la SNCF envisagée par le gouvernement. Son syndicat menace d’une grève d’un mois, tandis qu’Édouard Philippe assure ne pas vouloir « aller au conflit ».

La CGT est vent debout contre la réforme de la SNCF annoncée lundi 26 février par le gouvernement. Le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, a dénoncé mardi matin à l’antenne de RMC une « campagne mensongère » et une « attaque gravissime » contre l’entreprise ferroviaire publique et a promis une « réponse appropriée » de la part des syndicats.

« Le PDG de Renault est un privilégié, oui, les 140 PDG reçus à Versailles par Macron, sont des privilégiés. Mais enfin, des salariés qui touchent moins de 2 000 euros par mois, qui travaillent souvent la nuit, le week-end, est-ce que c’est ça être privilégié ? », a-t-il interrogé, critiquant « une vieille méthode de M. Macron de considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n’a rien du tout ».

La veille, lors d’une conférence de presse à Matignon puis sur le plateau du journal télévisé de France 2 à 20 h, le Premier ministre Édouard Philippe avait dessiné les premiers contours d’une réforme qui devrait avoir lieu par ordonnances d’ici la fin de l’été. Le gouvernement souhaite notamment mettre fin aux embauches sous régime de cheminot et transformer le statut de l’entreprise, sans pour autant la privatiser, a assuré Édouard Philippe.

La CGT « prête à un mois de grève »

Le secrétaire général de la CGT a aussi dénoncé la « manœuvre politique énorme » menée par le Premier ministre, qui a assuré que l’État ne touchera pas aux petites lignes régionales, comme le préconisait pourtant le rapport Spinetta. « C’est tellement gros. Vous croyez qu’une entreprise privée, quand elle arrivera, elle va maintenir ce qu’on appelle les petites lignes ? C’est ne pas connaître la réalité, donc c’est se moquer du monde », a tancé Philippe Martinez.

Face au plan gouvernemental, la CGT-cheminots s’est déclarée « prête à un mois de grève » pour « faire plier le gouvernement » et la CFDT-cheminots a proposé une « grève reconductible à partir du 14 mars ».

Le chef du gouvernement a quant à lui assuré qu’il ne voulait « pas aller au conflit ». « Je ne veux pas passer en force, je veux avancer, faire en sorte que nous trouvions une solution durable à l’avenir du système ferroviaire qui va mal. […] Année après année, la qualité de service décroît. On a un système ferroviaire dans lequel chaque année, on met de plus en plus d’argent […] avec des résultats de moins en moins bons ».

À ce sujet, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a confirmé mardi que l’État pourrait reprendre à son compte la dette de la SNCF, actuellement proche de 47 milliards d’euros, sans toutefois préciser dans quelle proportion.

 

france24

Ghouta orientale : « Même dans les sous-sols, personne n’est à l’abri »

in International

iGFM – Terrifiés par les bombardements, des centaines d’habitants de la Ghouta orientale se sont enfermés dans des caves d’immeubles ces derniers jours. Et malgré un cessez-le-feu annoncé par la Russie lundi 26 février, beaucoup disent qu’ils ne mettront pas le nez dehors : les promesses de trêve, ils n’y croient plus.  

Le régime syrien et son allié russe ont mené de nouveaux raids meurtriers ce lundi 26 février dans la Ghouta orientale, malgré le vote d’un cessez-le feu par l’ONU samedi 24 février. Selon les témoignages des activistes, ces frappes aériennes ont baissé d’intensité, mais elles n’ont pas cessé.

Plus encore, le régime syrien et son allié russe sont à nouveau soupçonnés d’avoir mené des attaques chimiques. Quatorze cas de suffocation ont en effet été rapportés dans la zone de Chifouniyeh, causant le décès d’un enfant. Cité par l’AFP, le Dr Yaacoub, un des médecins ayant porté secours aux victimes, a évoqué une « probable attaque au gaz de chlore ». Le quartier de Chifouniyeh aurait été particulièrement visé par cette attaque chimique car il est situé près de la ligne de front qui sépare la zone contrôlée par les rebelles de celle qui est sous le contrôle du régime.

Traduction : « Deux memebres des Casques blancs ont été victimes de suffocation, après une attaque à l’arme chimique (chlore), menée par [le régime du président] Assad à Chifouniyeh, dans la Ghouta orientale. »

En tout, 10 civils auraient été tués lundi 26 février lors de raids et de tirs de roquettes du régime, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Parmi les victimes figurent neuf membres d’une même famille, dont trois enfants tués dans des frappes du régime qui ont visé Douma, la plus grande ville de la Ghouta orientale, dans la nuit de dimanche à lundi.

Direct targiting for the Civil Defense teams in E.Ghouta

In the middle of their rescue efforts to recover civilians, #WhiteHelmets teams find themselves hit by a secondary Regime air strike in #Haza city in #EasternGhouta, deliberately trying to wipe out rescue workers.

Publié par Syria Civil Defence – The White Helmets sur dimanche 25 février 2018

Alors qu’ils étaient en train de secourir des blessés dans la ville de Haza, dans la Ghouta orientale, des membres des Casques blancs ont été pris au piège d’un raid aérien. Images tournées dimanche 24 février.

Abou Ahmad est chef ambulancier. Il coordonne le travail de plusieurs ambulanciers dans la Ghouta pour le compte de l’ONG Syrian Charity.

Nous avons essayé de récupérer les corps des victimes mais c’était difficile. La plupart d’entre eux étaient calcinés, à cause de l’intensité des bombardements. On essaye de se relayer pour évacuer les civils des bâtiments bombardés, mais les opérations de sauvetage restent périlleuses : les ambulances sont toujours visées par l’aviation.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé dans la soirée de lundi qu’une « trêve humanitaire quotidienne » serait instaurée dès mardi 27 février dans la Ghouta. D’après ses déclarations, des « couloirs humanitaires » seront également mis en place pour permettre l’évacuation des civils.

« Personne ne fait confiance aux promesses de trêve : ni de la part de Bachar ni de la Russie »

Ismaïl K est responsable de la distribution de l’aide humanitaire pour une ONG dans la Ghouta orientale.

Depuis dimanche, et malgré le vote de la résolution pour le cessez-le-feu, de nombreux habitants sont restés terrés dans les caves qu’ils occupent depuis une dizaine de jours. Ils sont terrifiés, et ne font plus confiance aux annonces de trêves, ni celles de Bachar ni de la Russie, car elles ont été rompues à plusieurs reprises ces derniers mois.

Légende : Dans cette vidéo, une femme réfugiée avec sa famille dans un sous-sol, témoigne : « Mon appartement a été bombardé dans un raid de l’aviation. Dieu merci, on s’en sort indemnes, avec mon époux, et mes enfants. On est allé vivre dans l’appartement de ma belle-mère. Mais trois jours après, voilà que sa maison est bombardée. On s’est retrouvé de nouveau dans la rue, et puis on a trouvé refuge dans cette cave. On n’a rien : ni électricité, ni eau, ni couverture (…). On n’a pas mangé depuis trois jours. Aidez-vous, s’il vous plaît ! ».

Même dans les sous-sols d’immeubles, personne n’est vraiment à l’abri. Hier [dimanche 25 février], un missile tombé sur un immeuble est arrivé jusqu’à la cave, tuant une femme. Il n’a pas explosé, autrement il y aurait eu beaucoup plus de victimes.

Ces caves ne peuvent pas accueillir tout le monde [la Ghouta orientale compte plus de 390 000 habitants, NDLR]. Seul le quart des habitants ont pu y trouver refuge.

« Les vivres ne sont plus acheminés depuis une dizaine de jours »

Être à l’abri des bombes ne suffit pas. Les habitants vivent avec le peu de nourriture qui leur reste. Car à la veille de l’offensive du 18 février, le régime a fait fermer le point de passage de  Mukhayyam al-Wafidin, c’était le seul qui permettait l’acheminement des vivres et des médicaments à la Ghouta [ouvert de façon sporadique par le régime syrien, ce point de passage permettait à un riche commerçant de Damas, Mahieddine al-Manfouch, d’acheminer des produits alimentaires de base à la Ghouta, comme le riz, le lait, l’huile, le sucre. En contrepartie, ce commerçant devait payer une taxe au régime, mais aussi aux rebelles syriens, NDLR]. Du coup, les vivres ne sont plus acheminés ici depuis une dizaine de jours. La nourriture se raréfie, y compris le sucre, le riz, l’huile et le lait pour enfants. Nous manquons de tout.

La Ghouta orientale est censée être une des « zones de désescalade » depuis l’été 2017, et ce en vertu d’un accord  de trêve conclu entre la Russie, l’Iran   alliés du régime syrien   et la Turquie, qui soutient l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé dans cette enclave. Depuis le 18 février, plus de 550 personnes y ont trouvé la mort.

 

france24

Slovaquie : une enquête ouverte après le meurtre d’un journaliste d’investigation

in International

iGFM – Les corps de Jan Kuciak, 27 ans, et de sa compagne ont été découverts dimanche dans leur maison à Velka Maca, à environ 65 kilomètres à l’est de Bratislava. Le journaliste travaillait sur des cas de fraude fiscale dans les milieux d’affaires.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, en visite dans les Balkans, a dénoncé un ‘ »acte lâche » et le groupe Axel Springer, son éditeur, a condamné un « assassinat cruel ». Le journaliste de 27 ans Jan Kuciak, qui travaillait pour le site Aktuality.sk et sa fiancée Martina Kusnirova ont été retrouvés tués par balles, dimanche 25 février, dans leur maison à Velka Maca, à environ 65 kilomètres à l’est de Bratislava. Le reporter a été touché d’une balle dans la poitrine, tandis que sa compagne a été visée à la tête.

« Attaque sans précédent contre la liberté de la presse »

La police estime que le double meurtre a été commis entre jeudi et dimanche. Les membres de la famille ont contacté la police, inquiets de ne pas pouvoir contacter le couple. « Si la mort du journaliste d’investigation Jan Kuciak s’avère liée à son travail, il s’agirait d’une attaque sans précédent contre la liberté de la presse et contre la démocratie en Slovaquie », a souligné le Premier ministre, Robert Fico.

Jan Kuciak s’était spécialisé dans les enquêtes portant sur des affaires d’évasion fiscale et de fraude à grande échelle, parmi de hauts fonctionnaires et d’importants hommes d’affaires. Sa dernière publication portait sur l’entrepreneur Marian Kocner et ses activités dans le secteur immobilier.

L’année dernière, l’Agence criminelle nationale (Naka) avait classé l’enquête sur une fraude fiscale présumée impliquant Marian Kocner, soupçonné d’avoir demandé des remboursements fiscaux de 8,19 millions d’euros. Connu pour avoir insulté et menacé des journalistes, il avait prévenu l’année dernière qu’il allait lancer un site publiant des informations sur les vies privées de journalistes, selon le quotidien SME.

Il aurait menacé d’exposer « toute saleté » qu’il trouverait sur Jan Kuciak et sa famille, avait indiqué en septembre 2017 Peter Bardy, le rédacteur en chef du site pour lequel travaillait le journaliste.

Menacé pour son travail depuis plusieurs mois

L’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a fermement condamné le meurtre et demandé aux autorités de « faire toute la lumière sur cette affaire, d’autant que Jan Kuciak et ses proches avaient fait l’objet de menaces ces derniers mois ».

La Slovaquie se situe aujourd’hui à la 17e place du Classement mondial 2017 de la liberté de RSF, ayant perdu cinq places par rapport à l’année précédente. Selon RSF, il s’agit du cinquième meurtre d’un journaliste dans l’UE au cours de la décennie passée.

 

france24

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