Basket-Sénégal : diagnostic d'une contre-performance en Egypte

mardi 5 juillet 2022 • 1292 lectures • 0 commentaires

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Basket-Sénégal : diagnostic d'une contre-performance en Egypte

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iGFM (Dakar) Trois jours après la débâcle des Lions du basket (deux défaites et une victoire), à Alexandrie, à l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 2023, iGFM a contacté le journaliste du quotidien sportif Record, Mor Bassine Niang, pour qu'il fasse le diagnostic de cette contre-performance inattendue de l'équipe du Sénégal.

"Je pense que le bilan de ces éliminatoires de la Coupe du monde n'est pas reluisant. Dans ce groupe où le Sénégal était donné favori et il se retrouve à la 3e place, avec trois victoires sur six possibles. On est à 9 points derrière l'Egypte qui a 11 points et la RD Congo 10 points. Sachant qu'on va croiser le Sud-Soudan qui a fait carton plein lors de cette phase avec 12 points pris sur 12. La Tunisie qui arrive en deuxième position avec 10 points et le Cameroun qui en a 7. Nous allons rencontrer ces équipes-là au mois d'août les 26-27 et 28 avant la phase retour prévue au mois de février 2023. Je pense qu'on est sous pression. L'équipe doit montrer un autre visage beaucoup plus conquérant et agressif mais surtout ce qu'on a noté dans ces éliminatoires surtout lors de la campagne à Alexandrie, l'équipe ne jouait pas, ne produisait pas un beau jeu. On sentait de la frustration sur le visage de certains joueurs. On dirait que le mal est profond."

"La prise en charge de l'équipe ne se limite pas juste au regroupement..."

"Quand le coach sort pour dire que l'équipe joue mal, il faudra beaucoup de fierté à nos joueurs et surtout concurrencer les autres équipes, ça pose problème. C'est lui l'entraîneur en chef qui doit préparer son équipe. En plus, j'ajoute une chose et qu'elle se prépare en cinq jours alors que l'Egypte joue trois matchs amicaux contre le Rwanda, la Jordanie et l'Ouganda. Pendant ce temps-là, la RD Congo était en Tunisie pendant plus de vingt jours. Nous, on est incapable d'avoir des matchs amicaux et un bon plan de préparation parce que le Ministère des Sports nous dit tout le temps que les billets sont chers, la prise en charge de l'équipe nationale est assurée. La prise en charge de l'équipe nationale ne se limite pas juste au regroupement ni au voyage."

"L'Etat et la Fédération principaux responsables"

"On nous dit qu'il n'y avait pas de problème de visas. C'est l'ambassade qui a refusé le visa aux Lions, mais dans un Etat responsable où l'ambassade de l'Egypte a ses bureaux ici, si l'Etat du Sénégal avait pris ce problème en charge, l'équipe serait arrivée dans de bonnes conditions. La RD Congo avait eu ce même problème mais ils sont arrivés bien avant nous. J'ai échangé avec le manager général de la RD Congo et pourtant ils ont voyagé et sont arrivé à temps avec les mêmes documents. Cela veut dire que leur Etat a fait le travail. Il faut oser le dire. La Fédération aussi est responsable dans la mesure où elle ne devait pas accepter d'embarquer l'équipe du Sénégal sans visa. Ils nous disent que c'était pour éviter les sanctions de la FIBA. Je pense qu'il fallait marquer le coup. Si l'équipe était forfait on allait se retrouver ici tranquillement sans tambour ni trompette parce que l'Etat n'a pas joué son rôle."

"Parler à l'entraîneur et remettre les points sur les i"

"Aussi, au niveau de la Fédération, il faut que les gens parlent à l'entraîneur national. On ne peut pas avoir nos meilleurs joueurs alors qu'ils ne jouent pas. Aujourd'hui on n'a pas eu Mbaye Ndiaye ni Brancu. Hanan faisait partie des meilleurs joueurs sénégalais mais depuis l'Afrobasket le joueur ne vient pas parce qu'il est frustré. Il faudra regarder l'entraîneur, remettre les points sur i, aller chercher les 12 points aux mois d'aout et février prochains. Je pense que c'est l'essentiel et là nous ne sommes pas encore éliminés."

"Plus de temps de préparation après la Tabaski"

"Nous sommes qualifiés mais il faudra mettre l'équipe dans de bonnes conditions après la Tabaski pour que l'équipe puisse avoir au moins 20 ou 25 jours de préparation. Là on va droit au mur et on risque de ne pas avoir une troisième qualification consécutive en Coupe du monde. Cette Coupe du monde va permettre à cette jeune équipe du Sénégal d'avoir beaucoup plus d'expérience, de se frotter aux meilleurs et d'aller chercher le trophée continental en 2025. Je pense que c'est l'objectif et il faudra s'y atteler. Il faudra que le Ministre des Sports et la Fédération accordent un meilleur violon pour une meilleure prise en charge des Lions." 

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Publié par

Mamadou Salif

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