Bourses de sécurité familiale - Les travailleurs de la Poste exigent le paiement des créances de 42 milliards

samedi 5 décembre 2020 • 1261 lectures • 1 commentaires

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Bourses de sécurité familiale - Les travailleurs de la Poste exigent le paiement des créances de 42 milliards

iGFM - (Dakar) Les travailleurs de la Poste exigent de l'Etat le paiement immédiat de toutes les créances de la Poste vis-à-vis de l'Etat notamment celles au titre des bourses de sécurité familiale d'un montant de 42 milliards FCFA. Ils l'ont fait savoir lors d'une conférence de presse tenue ce samedi à Dakar.

 


Les travailleurs de la Poste exigent de l'Etat le paiement immédiat de toutes les créances de la Poste vis-à-vis de l'Etat notamment celles au titre des bourses de sécurité familiale. Ils l'ont fait savoir lors d'une conférence de presse tenue ce samedi à Dakar.


Aux termes des travaux du comité scientifique et des conclusions d'un atelier de partage et de validation, les travailleurs de la Poste avec leur tête, le secrétaire général du Syndicat National des Travailleurs des Postes et des Télécommunications (Le SNTPT), Ibrahima Sarr indique que l'exploitation des états financiers actuels révèlent un déficit structurel chronique avec une baisse continue du chiffre d'affaires et une augmentation exponentielle des charges. La situation actuelle est la résultante, selon eux, d'une dégradation progressive qui s'est accentuée, de façon presque irréversible durant ces cinq dernières années.


Au lieu d'un accompagnement, déplorent les travailleurs, l'Etat crève les ressources de la Poste par une accumulation de créances, notamment avec les paiements de bourses de sécurité familiales pour lesquelles une reconnaissance de dettes signée le 03 Septembre 2020 fait ressortir un solde au 31 Août 2020 à 34 milliards 664 millions 594 Mille 50 FCFA.


Le dernier paiement effectué dont la facturation est faite sera intégrée dans le solde actuellement reconnu par la Direction Générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale (DGPSN). Ce qui porte le montant à environ 42 Milliards CFCA.


Aussi, renseignent-ils, la Poste a subi de pleins fouets les effets néfastes de la Covid-19 qui a considérablement affecté son exploitation par la fermeture des frontières, la baisse drastique des transferts d'argent et des envois de courriers, la diminution de l'épargne du fait quasi arrêt de l'activité économique etc, là aussi l'Etat a complètement oublié la Poste dans le Fonds de Riposte et de Solidarité contre les effets de la Covid_19 (Fonds Force Covid-19).


Constatant cette situation difficile dont la principale cause est l'inaction des pouvoirs publics, les travailleurs de la Poste exigent de l'Etat: au plan financier, le paiement immédiat de toutes les créances de la Poste vis-à-vis de l'Etat notamment celles au titre des bourses de sécurité familiale, la valorisation et le paiement intégral des arriérés de rémunération du service public, la réforme du système de financement de la rémunération du service public et du Fonds universel des postes par une fusion des deux avec un financement assuré par l'ARTP à travers un Fonds universel des télécommunications et des Postes.


"Depuis plus de 15 ans, les organes de contrôle et de vérification à l'exception de l'ofnac, ont déserté la poste"


Par ailleurs, notent les travailleurs de la Poste, s'il faut impérativement convoquer les problèmes de gouvernance et de pilotage stratégique pour expliquer ces résultats d'exploitation alarmant, il importe aussi d'accuser la responsabilité entière de l'Etat qui a laissé longtemps la situation se dégrader. 


Depuis plus de 15 ans, les organes de contrôle et de vérification à l'exception de l'Ofnac, ont déserté la poste malgré les multiples alertes des travailleurs. Or un audit régulier par les corps de contrôle pouvait à défaut avoir un effet dissuasif quant aux éventuels abus, renseigné les autorités sur certaines pratique non conformes à la bonne gouvernance et sur les difficultés de l'entreprise.


"L'Etat doit 11 millards 500 millions FCFA à la Poste"


En outre, l'Etat a cessé sans raison objective de verser à la Poste la rémunération du service public dont le montant est actuellement évalué à 11 millards 500 millions FCFA.


Ce montant n'est ni une subvention, encore moins un financement, mais une obligation de l'Etat, à la lumière du contrat de concession du service postal universel qui le lie à la Poste.


Actrice incontournable de l'inclusion sociale et financière et concessionnaire du service public postal, il est tout autant paradoxal et déplorable que la SN La Poste n'ait bénéficié de la part de l'Etat d'aucun financement pour investissement ou pour appui à l'exploitation encore moins au développement.


Pourtant d'autres sociétés nationales pas plus importantes que la nôtre (Sonacos, DDD, Sénélec, Rts...) bénéficient de tels appuis pour soutenir leurs croissances.


 Aux titres des recommandations, les travailleurs optent pour la récapitalisation de la Poste en apurant les pertes successives (RAN) et la reconstitution des avoirs des tiers.


Le refinancement de la Poste à travers d'une part un renoncement de sa créance et d'autre part l'injection des Fonds de financement pour soutenir sa mission de service public. 


L'attribution à la Poste de tous les marchés publics de prestation de paiement de masse, les encaissements pour les comptes de l'Etat (impôts, taxes, amendes) ainsi que la levée, l'acheminement et la distribution du courrier des services de l'Etat et des sociétés nationales de facturation.


Au plan institutionnel et réglementaire, la révision substantielle des textes (Code des Postes, statuts de la SN La Poste etc...) en vue de leur harmonisation aux traités internationaux et à l'évolution du secteur. La réforme des statuts pour favoriser une meilleure gouvernance de l'entreprise entres autres...


Dans un contexte de baisse drastique et continue du chiffre d'affaires, la Poste ne peut pas continuer de supporter des dépenses de prestiges et d'accroître ses charges d'exploitation.


A ce titre, les travailleurs recommandent également aux autorités de l'entreprise de concentrer en priorité sur : la relance de l'activité poste par la mobilisation des ressources financières pour alimenter suffisamment le réseau afin de mettre aux tensions de trésorerie, la révision des tarifs en collaboration avec l'Etat en tenant compte des charges supportées et de l'évolution du marché.


 

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Publié par

Harouna Fall

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