Cameroun : ce décret au centre de la polémique avec la Fédé de foot

vendredi 5 avril 2024 • 1349 lectures • 0 commentaires

Sport 1 mois Taille

Cameroun : ce décret au centre de la polémique avec la Fédé de foot

PUBLICITÉ

iGFM (Dakar) Mardi, Samuel Eto’o, le président de la fédération camerounaise de football (Fécafoot), a essuyé un camouflet en se voyant imposer le nouveau sélectionneur Marc Brys. L’instance a dénoncé une transgression des textes, tout en annonçant des ripostes. Mais quel est donc en substance ce décret pointé du doigt par l’ancien attaquant ?

En réaction à chaud à la nomination nocturne et pour le moins surprenante de Marc Brys, la Fécafoot avait marqué dans un communiqué express “son grand étonnement face à cet acte qui s'oppose aux termes du Décret N°2014/384 du 26 septembre 2014 portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football”. À juste titre. Car les dispositions de l’article 3.1 dudit décret sont claires. “La gestion administrative, sportive et technique des sélections nationales de football relève de la compétence de la Fédération Camerounaise de Football ci-après, dénommée FECAFOOT”, peut-on lire.

Le ministre Narcisse Mouelle Kombi se retrouve donc sous le coup du blâme, lequel compte double pour avoir en plus proposé et nommé, avec “le Haut Accord du Président de la République” (sic), Benjamin Banlock coordonnateur des sélections nationales. L’article 4 confère en effet les pleins pouvoirs au “président de la FECAFOOT” (sic) en ce qui concerne la nomination et des attributions dudit coordonnateur et de ses adjoints. Dans les faits, il est toutefois de “tradition” que c'est bien le pouvoir politique qui choisit le sélectionneur au Cameroun, notamment parce qu'il prend en charge son salaire.

Objectif suspension de la Fecafoot ?

“L'affront” infligé par les autorités à Eto'o puiserait son origine dans le présumé ras-le-bol collectif vis-à-vis de l'ancien buteur, croit savoir le caustique média Camfoot. La source n’exclut pas une manœuvre visant à provoquer la suspension à dessein de l’instance par la FIFA suite à une ingérence de l’État, ou l’existence de “dossiers sales” de nature à contraindre Eto’o au silence en acceptant ces choix.

Quoi qu’il en soit, on se dirige vraisemblablement vers une guerre politique où les coups bas seront légion, et de laquelle Eto’o, qui vient d’ailleurs de renier le sélectionneur, a de grandes chances de ressortir perdant, estime Camfoot. Le gouvernement disposant d’après la source de plusieurs cordes à son arc, comme la déchéance de sa nationalité camerounaise, la pression sur le Comité exécutif de la Fecafoot, ou encore un possible audit des comptes de la fédération.

PUBLICITÉ


Avec Afrikfoot

PUBLICITÉ

Cet article a été ouvert 1349 fois.

Publié par

Mamadou Salif

editor

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Daouda Mine

Directeur de publication

Service commercial