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Chine: Après le coronavirus, l’Hantavirus

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En pleine épidémie de coronavirus, la nouvelle est loin d’être passée inaperçue. Un homme de nationalité chinoise est mort, lundi 23 mars, des suites de l’hantavirus. Mais qu’est-ce que ce virus qui affole les réseaux sociaux ?

Tout d’abord pas de panique. Car contrairement au Sars-cov-2, communément appelé coronavirus, l’hantavirusn’est pas une nouvelle menace.

L’hantavirus, ou plus exactement les hantavirus puisqu’il s’agit d’une famille de virus(comme les coronavirus d’ailleurs, NDLR), est en effet bien connu des scientifiques qui l’étudient déjà depuis plusieurs décennies chez les rongeurs, leur animal réservoir.

DES CAS TRÈS RARES

Surtout, et contrairement au Covid-19 (la maladie provoquée par le virus SARS-CoV-2), les cas de transmissions interhumaines par hantavirus sont très faibles, pour ne pas dire quasi-nuls.

Le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC) explique en effet que les cas de passage de l’hantavirus des rongeurs, comme les rats ou les souris, à l’homme se traduisent le plus souvent par un syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH).

Or, depuis que cette maladie a été identifiée en 1993, «seulement» 587 cas au total ont été recensés aux Etats Unis, alors que, concernant le Covid-19, 50.000 cas étaient déjà officiellement déclarés, à la date du 24 mars 2020.

Pour autant, si le SPH est assez rare, il reste très dangereux : plus d’un cas sur trois est en effet mortel.

TRANSMISSIONS PAR RONGEURS

Concrètement, les hantavirus se propagent à l’homme lorsque ce dernier, pour une raison ou pour une autre, est amené à respirer les urines ou les excréments des rongeurs infectés présents dans l’air proche, ou lorsqu’il touche de l’urine, les excréments ou la salive d’un rongeur infecté et qu’il se touche ensuite les yeux, le nez ou sa bouche.

Le plus souvent, le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) se manifeste dans un premier temps par des symptômes bénins : fièvre, maux de tête, problèmes intestinaux, toux… Mais il peut rapidement devenir fatal.

Il n’existe aucun traitement. De ce fait, une prise en charge rapide est donc indispensable pour augmenter les chances de survie des malades.

Quant au Chinois mort lundi dans la province du Yunnan, si on ne sait pas exactement comment cet homme a été infecté, on sait néanmoins qu’il est décédé dans un bus et que les autres passagers – 32 au total – ont tous été testés et aucun n’avait contracté l’hantavirus.

Cnews

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