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Covid-19-Reports et annulations des événements sportifs : comment les quotidiens spécialisés gèrent la crise sanitaire

Covid-19/Sport

iGFM-(Dakar) Le monde du sport n’échappe pas à l’épidémie de coronavirus. Au fur et à mesure que le nombre de cas augmente, les annulations, reports ou rencontres à huis clos se multiplient. Cette situation impacte forcément sur les journaux sportifs. Au Sénégal par exemple, Record, Stades et Sunu Lamb arrivent quand-même à trouver de la matière mais difficilement. Ils s’expliquent au micro de iGFM

Mamadou I. Kane (Stades) : « Il n’y a aucun doute, il y a une crainte »

« Nous avons pris des dispositions particulières, parce que toutes les compétitions ont été annulées ou suspendues jusqu’à nouvel ordre. Au niveau européen, ce ne sera pas de si tôt que cela va reprendre. Pour les plus optimistes, ce serait au mois de mars, mais pour les plus pessimistes, ce serait au mois de septembre. Donc, cela veut dire que la matière sur laquelle nous travaillons ne va plus exister. Mais, pour autant, les lecteurs, les sportifs ont besoin d’avoir des informations sur les structures des compétitions, l’issue des compétitions. Par exemple là, vous avez les championnats nationaux de football qui se sont déroulés et qui ont beaucoup avancé. La France, elle est à 10 journées de la fin, l’Angleterre à peu près aussi, l’Espagne et les autres championnats pareil. Donc, on n’a pas encore ces informations. On ne sait pas encore comment les clubs vont se gérer.

Donc, on a besoin de savoir comment évolue la maladie dans le monde. Même si nous n’avons plus de compétitions, on a besoin d’informations sportives. Au niveau africain, c’est à eu près la même chose. Il y a une interrogation sur le CHAN, la CAF ne s’est pas encore prononcée. Il y a des équipes qui ont déjà commencé à désister.

Il y a de la matière et du point de vue de la surface, nous allons continuer à suivre l’actualité autour du sport en introduisant de nouvelles rubriques, puisqu’avec le fait qu’il n’y ait plus de championnat, ça va libérer de l’espace. C’est pour pouvoir rester attractif au niveau de nos lecteurs.

Il n’y a aucun doute. Il y a une crainte. Imaginez par exemple si on doit rester jusqu’au mois de septembre sans compétition, cela va avoir un impact très important. »

Hubert Mbengue (Record) : « C’est un impact mais, nous savons comment trouver de la matière »

Abdoulaye Dembélé : « Sunu Lamb a pris les devants « 

« Déjà on peut préciser que Sunu Lamb est habitué à rester deux ou trois saisons sans activités, parce qu’à la fin de chaque saison, on reste deux mois sans avoir de combats. Donc, depuis plus de 12 ans, on cherchait à faire des papiers d’angle, des papiers magazines et des bilans, des interviews que ça soit par téléphone ou physiquement. Cela permet au journal d’avoir un contenu.

Cette période d’inactivité va certes nous impacter, mais ce ne sera pas d’une manière assez importante parce que nous sommes habitués à avoir de la matière. Déjà quand on a appris qu’il n’y aura pas d’événements phares avec la suspension pour un mois minimum, la grève des arbitres, des combats qui sont en phase d’être tenus. On a aussi prévu de faire des dossiers sur les combats VIP et ceux qui risquent de faire une année blanche.

S’agissant du tirage, je ne sais pas exactement. C’est l’administration d’Africome qui doit décider de la réduction ou du maintien du nombre de tirage. Si le Directeur de publication juge nécessaire de le réduire, c’est parce que le contenu n’est pas assez attrayant. Mais, pour nous, je pense que le contenu ne changera pas parce que nous nous sommes préparés à ça.

Nous sommes à la première semaine de la suspension des activités sportives. On va boucler cette semaine pour voir si ça a impacté ou non. On va rester sans combat mais les affiches se tiennent que les week-ends. Donc, ce coronavirus qui est une première dans le milieu sportif, cela devrait nous pousser à réfléchir afin d’avoir plus de contenus. Si c’est une nouvelle maladie qui a eu des conséquences sur la lutte, les gens doivent commencer à se poser des questions. Je pense qu’à chaque situation, il y a des sujets à traiter. »

Mamadou Salif GUEYE et Birame NDOUR

 

 

 

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