Derniers réglages pour l’entrée de l’Etat dans le capital de Senac

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iGFM – (Dakar) C’est acquis. L’Etat du Sénégal va entrer dans le capital de Senac SA. Une décision qui entre en droite ligne dans la volonté du chef de l’Etat de revoir le contrat de concession de l’autoroute à péage avec Eiffage.

C’est peut-être une coïncidence, mais elle est troublante. On aurait pensé que la mesure est née de la volonté exprimée par le chef de l’Etat de revoir le contrat de concession entre l’Etat et Eiffage sur la gestion de l’autoroute à péage. Macky Sall profitait de la cérémonie de levée des couleurs du lundi 7 mai pour réagir sur la mort de l’artiste Papis Mballo sur l’autoroute à péage. Pourtant, quand le Président Sall faisait cette déclaration, les discussions avaient déjà démarré avec Eiffage. «C’était depuis trois à quatre mois», confie-t-on. D’ailleurs, les choses s’accélèrent. Et la décision est prise. L’Etat va entrer dans le capital de la Société Eiffage de la nouvelle autoroute concédée (Senac). D’après des informations de «L’Observateur», une délégation de la Direction générale de Eiffage est à Dakar depuis hier pour finaliser l’entrée de l’Etat dans le capital. L’on annonce même que la procédure devrait être bouclée d’ici la fin du mois de mai.

Même si le taux n’est pas encore arrêté, les investigations menées par «L’Observateur» permettent de révéler que l’Etat détiendra entre 20 et 30% au plus dans le capital de la Senac. Pour le moment, la puissance publique n’a pas encore désignée la structure qui la représentera au sein de la Senac. Mais, des structures comme la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) sont annoncées pour gérer les intérêts de l’Etat. Il faut noter que l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix) est exclue, car ne pouvant être concessionnaire et actionnaire en même temps. L’on souffle que le dernier mot revient au président de la République.

Coûts et contrecoups de la baisse du prix du péage

Les discussions que l’Etat va poursuivre avec son partenaire français Eiffage, vont s’étendre à d’autres points, dont le plus attendu est la baisse réclamée du prix du péage. Une réclamation facile à satisfaire, car il suffit que l’Etat renonce aux redevances qu’il reçoit sur les prix au passage des usagers. Il faut noter que l’Etat empoche 31% des recettes du péage. Si un usager paie 1 000 FCfa au péage de Thiaroye, les 310 FCfa sont pour l’Etat, les 250 FCfa à la Senac et les 440 FCfa servent à payer la dette contractée auprès des banques. Seulement, il faut relever que l’exploitant, la Senac, est moins lotie, car en plus d’avoir la plus petite part, elle paie le personnel et assure la maintenance de l’ouvrage qui coûte très cher. D’après des confidences faites à «L’Observateur», la baisse du prix du péage n’est pas une option recommandée en ce qu’elle présente des inconvénients aussi bien pour les usagers que pour l’infrastructure. D’une part, la baisse du prix entraînerait un flux exponentiel de véhicule sur l’autoroute à péage. Une situation qui peut déboucher sur des embouteillages. Ce qui ferait perdre à l’infrastructure ses fonctions de rapidité et d’économie du temps. D’autre part, l’augmentation du trafic induit une dégradation plus rapide de l’ouvrage et nécessite des travaux de nettoyage et d’entretien plus importants. Un poste du budget déjà trop salé pour Senac qui met des sommes faramineuses pour maintenir l’état de la route et assurer la sécurité de ses usagers.

NDIAGA NDIAYE

1 Comment

  1. et nous la coincidence qui nous trouble c’est les pub eiffage dans vos serie depuis quelque jours et votre role de RP pour senac!
    je ne pense pas que vous soyez capable de retablir son image

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