Et si le cleanup était quotidien !

Contribution

IGFM – Il y des ordures parce qu’il existe des producteurs (nous autres êtres humains) d’ordures. Si chaque individu adopte un comportement eco-responsable, notre pays sera beau, propre, attrayant et nous aurons une ecovie à faire ravir.

Le premier challenge que nous devons relever c’est d’intégrer dans l’éducation de nos enfants la question du développement durable. Nous les éduquons pour être intelligents, pour réussir dans la vie, etc. mais nous ne les éduquons pas au développement, c’est à dire à la prise en compte de l’autre, au respect du bien commun, à la protection de la nature, à l’hygiène et à la propriété de l’espace communautaire.

Le deuxième palier revient à l’éducation populaire par niveau de regroupement humain ( cité, village, quartier). En effet, il est important et indispensable que les habitants se retrouvent régulièrement et se parlent pour convenir d’une norme de vie à laquelle ils aspirent. Ainsi pourraient-ils s’accorder sur des règles, les appliquer et veiller à leur application par tout le monde.

Le 3e niveau à l’échelle communale et étatique. Les dirigeants et les institutions doivent arrêter de politiser les actions de développement. Ils doivent accompagner sans distinction aucune les citoyens qui les sollicitent pour une mise à disposition de moyens dans le cadre des opérations de nettoiement mais également sanctionner tout acte écocide quel que soit le statut social du fautif. Bien entendu, il faudra, au préalable, mettre en œuvre une série d’actions d’information, de communication et de sensibilisation afin que nul n’en ignore. Il faut également des mesures d’accompagnement surtout dans le ramassage régulier des déchets et ordures ménagères et la mise en place d’une cellule de veille à la propreté aidée par un système d’information et d’alerte (numéro vert, application mobile, etc.) et d’une unité d’intervention rapide.

Mais tant que nous attendrons qu’un Président de la République nous demande de nettoyer pour le faire ou pour débloquer des moyens nécessaires alors il urge de nous regarder dans le miroir et de nous poser des questions sur le type d’êtres humains que nous sommes.

Demba Makalou