Cet article a été publié dans le journal LOBS

Faits nouveaux dans l'affaire du fils de Cheikh Yérim Seck

mardi 14 septembre 2021 • 4252 lectures • 0 commentaires

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Faits nouveaux dans l\'affaire du fils de Cheikh Yérim Seck

Souleymane Sidy Seck a été entendu au fond par le juge d’instruction du premier cabinet de Mbour. Accusé de viol et de détournement de mineure sur une camarade d’école, il a encore nié les faits. Au juge, le jeune homme a donné les détails de leur relation et de leur vie sexuelle épanouie. Louise, convoquée à trois reprises, n’a toujours pas comparu.

«Justice pour Louise». Ce hashtag a, durant la fin du mois de juin 2021, fait le tour des réseaux sociaux. En soutien à A. B ou «Louise (nom d’emprunt)», qui se disait victime de viol, féministes et certains activistes sénégalais ont mené le combat pour rétablir dans ses droits la jeune écolière. Accusant le fils du journaliste, Cheikh Yérim Seck, de l’avoir contrainte à entretenir des rapports sexuels avec elle, sa cause était devenue celle des internautes. Qui, tenant en haleine le peuple virtuel, ont enchaîné commentaires et déclarations pour éviter toute «impunité». La pression exercée sur la justice finit par perdre le jeune Souleymane Sidy Seck. Malgré ses dénégations et l’audio qui a fuité dans lequel la petite reconnaît «assumer» ce qui s’est passé entre eux, le juge d’instruction du premier cabinet de Tribunal de grande instance de Mbour a envoyé le jeune homme de 19 ans en prison, après qu’il l’a inculpé pour «viol et détournement de mineure».
Depuis lors, le travail d’instruction se poursuit. Une instruction qui permet au patron du 1er cabinet de soulever des coins du voile qui couvre cette affaire. La jeune écolière A. B, présentée comme la victime, convoquée trois (3) fois pour son audition au fond, n’a pas comparu. La première fois, son avocat a dit qu’elle était en vacances à Ziguinchor. Pour la deuxième fois, son conseil a demandé le renvoi, car étant malade et la troisième fois, la robe noire a déposé un certificat médical prouvant que la petite, âgée de 16 ans, est malade. Le face-à-face avec le magistrat instructeur ainsi repoussé par la plaignante, le juge avance, sans elle, avec l’audition au fond de la directrice de l’école et du mis en cause. Entendu, S. S. Seck a campé dans sa position, en donnant les moindres détails de leur relation amoureuse ponctuée par des ébats sexuels… assumés.


Cette phase d’instruction a renseigné sur certains points, jusque-là non élucidés. Selon une source proche du dossier, l’audition a permis de préciser que les deux jeunes s’étaient liés d’amour. La fille qui accuse le jeune de l’avoir forcée à des rapports sexuels, avant de filmer la scène, voit la position adverse soutenir l’inverse. Soutenant qu’il n’y a eu aucune contrainte. D’ailleurs, selon la même source : «Il est ressorti de l’instruction que la fille savait très bien qu’elle était filmée. La vidéo initiale était de 10 secondes. Comme il y avait une partie où on voyait sa tête, elle l’a coupée. C’est elle-même qui a coupé sa tête pour qu’elle ne soit pas reconnue.» Le couple qui, d’après les rushs de l’audition de Souleymane, avait une «vie sexuelle épanouie», se serait envoyé en l’air dans un endroit pas si intime : «Le salon de la maison du jeune». Et «dans différentes positions», précise la source. «L’instruction a montré qu’il n’y a jamais eu de réticence de la part de la jeune fille. Toutes les positions ont été faites. Même les plus inimaginables». Ces rapports sexuels qui se seraient déroulées entre octobre et novembre 2020, seraient restées inconnues s’il n’y avait pas cet accrochage entre une amie de S. S. Seck et la jeune lycéenne des Cours privés  J. P. de Saly. A une période durant laquelle les deux «tourtereaux» se sont disputés, une amie du jeune Seck a vu la vidéo au téléphone du garçon. «Comme elle a reconnu la fille, elle lui a dit avoir vu sa vidéo dans le téléphone de Souleymane  lors d’une dispute dans la cour de l’école», confie la source proche de l’enquête. Là, tout s’est gâté. Jusqu’à la pourriture… 


La demande de mise en liberté provisoire rejetée
La petite aurait paniqué. «Elle a dit que cette copine l’a vue donc c’est une vidéo qui circule. A Souleymane, A. B a juré que si jamais la vidéo devient virale, elle dira que c’est un viol et qu’il l’a contrainte à coucher avec lui», rapporte une source. Seulement, ce qui était une dispute entre deux jeunes est devenu un problème national, après son passage au bureau de la directrice et du forum virtuel. Dans ces faits qui pourraient noyer l’accusation, il y a le certificat médical qui parle, apprend-on, de «défloraison hyménale ancienne». S. S. Seck, actuellement détenu à la Maison d’arrêt de Mbour, ses avocats Mes Mamadou Guèye Mbow et Anta Dialy Kane ont déposé une demande de liberté provisoire qui a été rejetée avec l’ordonnance rendue le 20 août 2021, sous prétexte que la supposée victime n’est pas encore entendue au fond. Le combat sur la demande de mise en liberté provisoire se poursuit à la chambre d’accusation. Pas encore programmée, les robes noires retroussent leur manche pour la gagner. En attendant, la présumée victime de vil A. B ou «Louise» est toujours attendue au premier cabinet d’instruction du tribunal de grande instance de Mbour pour dire sa vérité de cette histoire. 
T. Marie Louise N. Cissé

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Namory BARRY

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