Foot féminin : Mame Moussa Cissé dévoile les secrets d'une progression

mercredi 27 octobre 2021 • 524 lectures • 0 commentaires

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Foot féminin : Mame Moussa Cissé dévoile les secrets d'une progression

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iGFM (Dakar) L'équipe nationale féminine du Sénégal est à 180 minutes d'une qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations "Maroc 2022". Ce, après avoir dicté sa loi au Liberia lors du tour précédant.

Victorieuses du Liberia lors de la double confrontation (2-1 et 6-0), les Lions du Sénégal ont prouvé qu'elles ont de la source. Mieux, leur qualification pour le dernier tour prouve également qu'il y a un travail qui est en train d'être fait au niveau du football féminin. Une progression annuelle que le sélectionneur des Lionnes, Mame Moussa Cissé tente d'expliquer dans un entretien téléphonique avec IGFM.

Des regroupments fermés

"Pour l'instant, on ne peut pas parler de cette qualité parce que nous n'avons pas de centre de formation. Il faut que les filles viennent en équipe nationale pour qu'on travaille certaines choses même des fondamentaux, sur le plan technique, tactique, mental et environnemental. On a dû y travailler mais la Fédération a compris qu'il faut du temps pour travailler avec les filles. Depuis le 17 mai, on était en regroupement fermé avec les filles. Je peux vous dire que depuis cinq mois, les filles ne sont pas allées à la maison. Elles sont restées ici. On a travaillé comme en club, tous les jours. Et ça nous a permis d'avoir des matchs amicaux contre le Cap Vert, des équipes masculines en U15 et U17. Cela nous a permis de peaufiner ce que nous voulions faire."

La mise en place de sélections jeunes

"Je pense que le problème de l'encadrement va arriver parce que nous avons une sélection U20 qui commence à faire de bons résultats. Nous avons même mis une sélection U17. Je pense que certaines choses qu'on enseignait au niveau de l'élite vont être apprises au niveau des catégories jeunes. Donc, dans un futur proche, on aura des joueuses de qualité qui sont arrivées dans l'équipe. Maintenant, on s'est renforcé avec quatre joueuses qui étaient dans le groupe. Par exemple, Maman Diop qui était avec nous en 2014 et qui est partie en France. Elle joue aujoud'hui à Lens. Et trois autres joueuses qui ont débuté le regroupement avec nous et qui sont parties entre temps à Bourges. Elles sont revenues avec plus de qualité et d'intelligence dans le jeu. Donc, ça a été combiné, solide, complète et assez homogène. On a eu des joueuses qui étaient blessées mais on n'a pas senti cela parce que les autres ont pu compenser et sur le plan de la qualité, ce qu'on attendait d'elles."

Un travail sur le long terme

"La Fédération et nous-mêmes, avons compris qu'en travaillant sur le long terme, on peut se qualifier parce qu'il y a de la qualité et beaucoup de filles qui tapent à la porte. Le reste, c'est le travail. Avec les filles, il faut un environnement positif qui puisse leur permettre de travailler. On a travaillé sur ça. Elles avaient des problèmes dans la gestion de l'environnement surtout quand il était hostile. Si on parvient aujourd'hui à aller gagner chez l'adversaire c'est parce qu'un pas énorme a été fait de ce point de vue. Tout ça on le doit qu'au temps où on est resté ensemble pour asseoir notre discours, vision et philosophie. Ceci a été éprouvé par les filles. Je parle encore de l'image qui m'a marqué. Même si on a gagné au Liberia, les filles étaient en train de pleurer. Elles n'ont même pas jubilé parce qu'elles ont dit qu'elles n'ont pas fait un bon match. Pourtant, on venait de gagner un match à l'extérieur. Cela prouve qu'on commence à avoir des compétiteurs. Si on continue comme ça, je pense qu'on peut avoir des espoirs de figurer dans le gotha des grandes équipes au niveau africain."

Faire comme le Nigeria, le Ghana...

"C'était cette catégorisation. Depuis quelques temps, on a travaillé sur un plan stratégique pour le développement du football féminin avec la direction technique nationale et sous l'incursion de la Fédération. Aujourd'hui, on a invité tous les acteurs du football sénégalais pour pourvoir discuter sur les problèmes du football féminin. Et des pistes ont été dégagées parce que je suis là depuis 2014 et il y a beaucoup d'avancées. On a pu avoir autant de temps pour préparer nos matchs. Lors du tournoi de l'UFOA, on a fait quatre mois de regroupement et on est allé gagner. Sur le match d'hier, on a senti qu'il y a un net progrès, une équipe qui monte en puissance même si elle  est jeune, elle commence à acquérir de l'expérience et du caractère. On va se donner du temps d'ici quatre ans comme le Nigeria, Ghana et l'Afrique du Sud. Nous sommes sur ces traces là et nulle doute que lors des prochaines années, on parlera du Sénégal."

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Publié par

Mamadou Salif

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