France : l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant incarcéré

lundi 13 décembre 2021 • 1757 lectures • 0 commentaires

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France : l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant incarcéré

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IGFM - Claude Guéant a été incarcéré, lundi matin, en application de sa condamnation en 2017 dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, a indiqué à l'AFP son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi.

Un ancien grand commis de l'État derrière les barreaux : l’ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant a été incarcéré, lundi 13 décembre, dans la matinée, à la prison de la Santé. Cette incarcération fait suite à sa condamnation en 2017 dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, a indiqué son avocat Philippe Bouchez El Ghozi à l'AFP. Cette information confirme celle donnée plus tôt par la chaîne d’information LCI.
L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, 76 ans, avait été condamné à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme et 75 000 euros d'amende en appel en janvier 2017. Depuis, il purgeait cette peine sous le régime de la liberté conditionnelle. Mais la cour d'appel de Paris a choisi de révoquer une partie de son sursis et de sa liberté conditionnelle, estimant que l'ancien secrétaire général de l'Élysée ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l'amende et les dommages et intérêts qu'il s'était vu infliger.
"En exécution de deux arrêts rendus le 9 novembre dernier, l'intéressé s'est présenté ce jour au service de l'exécution des peines du parquet de Paris et a été incarcéré au centre pénitentiaire de Paris-La-Santé", écrit lundi le parquet général dans un communiqué.
L'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy a été placé sous écrou pour neuf mois, a indiqué à l'AFP Me Philippe Bouchez El-Ghozi, qui a annoncé son intention de saisir le juge d'application des peines pour obtenir un aménagement, soulignant l'état de santé "préoccupant" de son client.
"Il paye ce qu'il peut payer, c'est-à-dire 3 000 euros par mois, il n'a pas d'argent caché donc il ne peut pas payer plus, et malgré ça, on a décidé qu'on l'enverrait en prison", a-t-il déploré.

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Des décisions de justice non respectées

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Ces décisions de la Cour d'appel avaient entraîné une réouverture, rarissime, des débats dans l'affaire des sondages de l'Élysée, pour laquelle l'ex-secrétaire général de l'Élysée a comparu en octobre et novembre au tribunal de Paris aux côtés de quatre anciens proches de Nicolas Sarkozy. 
Lors d'une audience le 3 décembre, Claude Guéant a répété : "J'ai fait tout ce que je pouvais et je fais tout ce que je peux pour m'acquitter de ma dette". 
Le représentant du parquet national financier (PNF) a, au contraire, estimé que l'ancien ministre ne "respectait pas les décisions de justice", alourdissant ses réquisitions contre lui, de un an d'emprisonnement dont six mois ferme, à un an d'emprisonnement ferme. 
Le procureur financier avait fait valoir que "seulement 36 %" de sa dette d'environ 190 000 euros au Trésor public a été acquittée et ce, pour "une grande partie, de façon contrainte par le biais de saisies".
La décision dans l'affaire des sondages est attendue le 21 janvier.


Avec AFP

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Daouda Mine

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