Greenpeace met la pression sur Alioune Ndoye

Economie

IGFM – Alioune, nommé récemment au poste de ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime, n’a pas eu le temps de souffler que Greenpeace, cette Organisation non gouvernementale internationale de protection de l’environnement présente dans plus de 55 pays à travers le monde, a sorti un communiqué pour lui mettre la pression, lui demandant de prendre des mesures hardies.

Greenpeace Afrique lui rappelle que la pêche est le premier secteur d’exportation et principale source de devise du Sénégal. Elle contribue à environ 70 % aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale et joue ainsi un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des sénégalais. En plus, elle représente environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec au moins 600.000 emplois directs ou indirects.

Malgré tout, déplore Greenpeace,  les gouvernants ne cessent des mesures inappropriés qui plombent le secteur. « Les plus récurrents sont les choix inappropriés des politiques menées et la non application des textes réglementaires et documents stratégiques notamment la lettre de politique sectorielle des pêches», lit-on dans un communiqué de presse.

Ces manquements impactent négativement les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités selon les conclusions de la dernière campagne menée par le Centre de Recherche Océanographique Dakar-Thiaroye (CRODT).

« Le secteur de la pêche est aussi confrontée durant cette dernière décennie à des disparitions récurrentes de pêcheurs en mer et des tensions sociales entre les communautés. Les principales causes sont entre autres la raréfaction de la ressource et la pêche Illicite Non déclarée et Non réglementée (INN). Il faut ajouter à ces facteurs la non implication des acteurs dans les prises de décisions majeures qui impactent leurs activités et le manque de transparence dans un contexte de changement climatique associé à la croissance démographique », indique le communiqué.

Ainsi, Greenpeace Afrique demande au Ministre de la pêche, de promouvoir une gestion sous régionale des stocks de poissons partagés en renforçant les prérogatives de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) et d’impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l’attribution des licences de pêche.

Pour la sécurité des pêcheurs, Greenpeace suggère l’amélioration des embarcations traditionnelles et la mise à disposition d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer.

 

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.