Guédiawaye : Pour une dette de 2000 francs, il tue son ami

Société

IGFM-Après midi de Tabaski difficile pour les habitants du quartier Darou Khane, (commune de Wakhinane Nimzath – Guédiawaye). Agé de 16 ans, le jeune C. S. parti récupérer une créance de 2000 francs, a choisi la manière forte pour solder les comptes avec son débiteur âgé de 20ans. Il l’a poignardé à mort.

 La dette – Mercredi 22 août 2018, dans l’après-midi, à Guédiawaye. Au quartier Darou Khane, alors que les fidèles musulmans regroupés dans les maisons dissertent sur la fête de la Tabaski autour de la théière, non loin de là, dans la cour de l’école 19, un drame est entrain de se jouer. En effet, un peu plutôt dans la matinée, le jeune B. S. âgé de 16 ans avait tenté vainement de récupérer une dette  de 2000 francs que lui doit son ami, C. S., son aîné de quatre ans.

Dans la matinée leur engueulade n’est pas passée inaperçue pour les fidèles musulmans qui se rendaient au lieu de prière pour sacrifier au rituel des deux «rakaas». Hélas, personne n’est intervenu pour dissuader les deux garçons qui se promettent chacun l’enfer, avant de poursuivre leur chemin. Dans l’après-midi les choses vont se précipiter. Dans la cour de l’école 19, souvent envahie par de jeunes désœuvrés, les deux amis se retrouvent à nouveau. Pendant que leurs camarades misent de l’argent pour jouer aux cartes, C. S. et B. S. se toisent à nouveau. La voix grave, B. S., plus jeune et moins robuste, interpelle à nouveau son ami et lui réclame ses deux mille francs. Comme dans la matinée, cette fois encore la réponse est sèche et catégorique. «Tu n’auras rien, viens chercher ton argent si tu veux», lance C. S., réputé un dur et prêt à en découdre. Un refus perçu comme un défi par B. S. Les insultes fusent, pendant que leurs autres camarades tout en continuant à s’adonner à leur jeu de cartes, les encouragent du regard à solder leurs comptes. La bagarre est alors inévitable entre B. S. (16 ans) et C. S. (20 ans). Les coups pleuvent. La violence des coups est telle qu’au bout de quelques minutes B. S. moins fort, vacille, engage le corps et  s’accroche à son ami C. S.

Le crime – En lieu et place d’une chute à laquelle s’attendaient leurs camarades, c’est un retentissant cri de douleur qui retentit dans la cour de l’école 19 : «Mon Dieu il m’a piqué», hurle C. S la main au ventre. Il était 15h30mn lorsque C. S. après avoir longuement titubé, la main toujours posée sur le ventre, finit par s’écrouler. Dans la cour de l’école c’est alors la consternation. Certains quittent discrètement les lieux, pendant que d’autres jeunes beaucoup plus téméraires, tentent d’organiser les secours. Hélas, malgré les secours rend l’âme C. S. Quant au présumé meurtrier, il tient toujours entre ses mains son couteau dégoulinant de sang, pour décourager ceux qui seraient tentés de procéder à son arrestation ou de s’opposer à sa fuite.

La fuite – B. S. profite ainsi de la stupéfaction de ses camarades pour quitter rapidement la cour de l’école 19 et organiser sa fuite. Une fuite qui le sauve d’une expédition punitive organisée plus tard par les amis de la victime. S’il a échappé aux amis de C. S. il n’a pu s’extirper de la traque lancée par les éléments de la police de Wakhinane-Nimzath. Dès qu’ils ont été informés du crime, les limiers de Wakhinane Nimzath ont choisi de fouiller les lieux susceptibles de servir de refuge au fugitif. Pendant toute la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 août, Wakhinane –Nimzath est fouillé sans relâche par les policiers qui réussissent finalement en milieu de matinée, le jeudi 23 août 2018, à localiser B. S. avant de procéder à son arrestation. Il a été placé en garde à vue au commissariat de police de Wakhinane Nimzath où son audition a démarré dans la nuit d’hier.

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