"Il y a une destruction totale du système de passation des marchés..."

mercredi 5 octobre 2022 • 770 lectures • 1 commentaires

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iGFM - (Dakar) La Transparence a déserté le système de passation des marchés publics du Sénégal. C’est le sentiment du coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck. En marge de la journée de réflexion sur la mobilisation des ressources fiscales, il a l’affaire du gré à gré de 92 milliards de francs Cfa pour la construction de l’hôpital Aristide Le Dantec. La pointe visible de l’iceberg de la non-transparence, dénonce-t-il.

«Depuis 2019,  quand  le gouvernement a décidé d’intégrer l’Armp au sein de la présidence de la République, le forum civil a toujours dit qu’il y a une dérégulation du système de passation  des marchés publics.  L’Armp qui est chargé de réguler les marchés est l’organe par excellence d’autorisation des gré à gré. Et aujourd’hui on constate qu’il y a une destruction totale du système de passation des marchés publics au Sénégal.

Le gré à gré de 92 milliards de francs cfa est juste la face visible de  l’iceberg. Depuis quelques temps, l’Armp ne publie pas de rapports d’audit  et la Dcmp aussi ne publie pas de rapports pour informer  les populations sur les marchés, surtout de gré à gré, sur les commandes effectuées par le gouvernement du Sénégal."

Boulevard de non transparence dans le secteur pétrolier

"Il y a pire. Le 12 aout passé, le gouvernement n’a-t-il pas extirpé du champ du code des marchés publics tous les achats liés au secteur extractif. Autrement dit, les achats effectués dans le secteur du pétrole dans le secteur du gaz dans le secteur énergétique sont extirpés du champ des marchés publics.  On a créé un boulevard de commandes directes au profit du gouvernement et au détriment de la transparence et de la redevabilité. Et c’est  le citoyen sénégalais qui va trinquer.

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Il est urgent que le débat soit centralisé sur l’économie, le social. Il est urgent que le gouvernement fasse de la redevabilité un levier de développement. Car ce gré à gré de 92 milliards de francs Cfa est la face visible de l’iceberg. Il y a d’autres gré à gré, d’autres commandes directes, y compris ce décret du 12 aout qui piétinent totalement les principes d’équité et de transparence prévus par le code des marchés publics et la règlementation communautaire sur la commande publique."

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Publié par

Youssouf SANE

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