Jugé pour avoir embrassé de force une collégienne

Société

IGFM-Il avait embrassé une collégienne en stage dans son studio d’enregistrement en 2013 : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf va être jugé ce vendredi 9 novembre pour agression sexuelle devant le tribunal correctionnel de Créteil, dans le Val-de-Marne.

La jeune fille, à l’époque âgée de 14 ans et scolarisée en troisième, était en stage d’une semaine dans le studio d’Ivry-sur-Seine d’Ibrahim Maalouf, alors âgé de 33 ans. Le musicien, qui a toujours reconnu un « acte unique » qu’il avait « immédiatement regretté » selon le parquet, l’a embrassée à l’issue de ce stage.

Les parents ont fait un signalement un an après les faits auprès du parquet de Montpellier, dans l’Hérault, où ils résidaient avec leur fille, et une enquête a été ouverte, débouchant sur le placement en garde à vue en janvier 2017 d’Ibrahim Maalouf, aujourd’hui 37 ans.

La jeune fille « avait commencé à se scarifier, à faire des crises de boulimie. Elle a vu un médecin et a révélé qu’il y avait eu des caresses sexuelles », affirme l’avocat de la famille, Jean-Baptiste Moquet, expliquant que la jeune fille, « amoureuse » du musicien et « fascinée » par lui, avait voulu le protéger.

« Fausses informations »

L’enquête préliminaire avait été ouverte pour « atteinte sexuelle », qui implique le consentement de la mineure. « Au terme des investigations » cependant, le parquet a estimé « qu’il n’y avait pas eu de consentement de la victime », et décidé de renvoyer Ibrahim Maalouf devant le tribunal pour « agression sexuelle », a-t-il expliqué à la veille du procès.

En 2017 et alors que des médias avaient fait état d’une enquête ouverte pour agression sexuelle, le trompettiste lauréat de quatre Victoires de la Musique et d’un César de la Meilleure Musique de Film avait dénoncé de « fausses informations extrêmement préjudiciables », « délibérément diffusées dans le seul but » de le « décrire comme un prédateur sexuel ».

A l’audience vendredi, Ibrahim Maalouf devrait contester, au moins partiellement, la version de la jeune fille. Contactée par l’AFP, son avocate Maud Sobel a indiqué « réserver ses déclarations au tribunal ».

(Avec AFP)

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