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L’avenir de l’Algérie en question le jour des obsèques du général Gaïd Salah

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iGFM-(Dakar) L’Algérie enterre ce mercredi 25 décembre Ahmed Gaïd Salah. La cérémonie de funérailles a débuté avec l’arrivée de la dépouille du chef de l’état-major au Palais du Peule à Alger. La disparition brutale de l’homme fort du pays va-t-elle changer la donne sur la scène politique algérienne ? Quelle sera la marge de manœuvre pour le nouveau président Abdelmajid Tebboune élu avec l’appui de l’armée ?

Depuis des décennies, des généraux de l’armée sont au cœur du pouvoir en Algérie. Avec le début du Hirak, il y a dix mois, le général Ahmed Gaïd Salah s’est propulsé sur le devant de la scène. C’était lui qui prenait toutes les décisions politiques, lui encore qui s’adressait régulièrement aux manifestants. Après sa disparition : « il n’y aura ni rupture ni changement, mais une continuité » affirment des analystes.

Le système change de peau, mais pas d’âme

Certains espèrent que cette disparition donnera plus de liberté au nouveau chef de l’État Abdelmajid Tebboune. Mais la marge de manœuvre semble aujourd’hui réduite. Il est pris en tenaille entre les exigences de l’armée et les aspirations du peuple.

« Il est clair que la disparition d’un homme qui a concentré l’essentiel du pouvoir pendant bientôt une année entre ses mains ne manquera d’induire des évolutions dans le sérail», Said Saadi, membre fondateur et ancien président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD).

Les manifestants n’oublient pas que Tebboune a été choisi par les généraux. Le président, selon eux, « doit sa victoire aux généraux et leur sera toujours reconnaissant ». Lucides, ils rappellent que le système a toujours réussi à survivre en changeant de peau, sans jamais changer d’âme.

RFI

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