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Louga : Une renversante histoire de viol collectif jugé ce vendredi

Société

IGFM-Quatre mineurs dont deux jeunes filles, poursuivis  de viol collectif, complicité et association de malfaiteurs, seront attraits vendredi devant le Tribunal des mineurs de Louga. La maman de leur victime a porté plainte contre eux,  accusant les deux garçons d’avoir  violé sa fille avec la complicité de ses deux amies.

L’affaire fait grand bruit au village de Keur Ibra Diop dans la commune de Thiéppe (département de Kébémer). D’ailleurs, depuis des jours,  elle est restée  le principal sujet de discussion des populations,  très  choquées par la tournure de cette histoire sensible  qui a enfin atterri entre les mains de Dame Justice.  En effet, d’après des sources très proches du dossier, qui sera enrôlé vendredi prochain par le  Tribunal des mineurs de Louga,  la   machine judiciaire a été activée  contre quatre enfants mineurs (dont deux filles)  du village susnommé suite à une plainte que la mère de la fillette Th. D (12 ans) a déposée au parquet  de Louga. 

Alors, dès réception de la lettre plainte, le maître des poursuites n’a perdu de temps pour appuyer sur l’accélérateur en envoyant un soit-transmis à la Brigade de gendarmerie de Kébémer, compétente dans le secteur.  C’est ainsi que les hommes du commandant Oumar Baldé ont pris les choses en main en réquisitionnant une gynécologue afin qu’elle consulte la présumée victime. Après avoir consulté  sa patiente, la blousse blanche révèle qu’elle a subi une défloration hyménale. 

Suffisant pour que les hommes en bleu entendent la plaignante sur les termes de sa plainte. Elle avait déclaré : «Durant le mois de ramadan, un jour, j’avais constaté des traces de sang sur le pagne de ma fille. Très surprise, je  lui ai demandé pourquoi ses habits sont maculés de ce liquide rougeâtre, mais elle n’a pas répondu. J’ai pensé qu’elle avait vu ses règles. J’ai arrêté de la questionner. Seulement, j’ai eu la présence d’esprit  de bien noter la date pour en avoir le cœur net. Un mois plus tard, je l’ai observée, mais j’ai  remarqué qu’elle n’avait pas vu ses règles.  Automatiquement, j’ai commencé à avoir des appréhensions. C’est ainsi que je l’ai appelée à nouveau pour revenir sur cette histoire de sang sur son pagne. 

Finalement, elle m’a avoué qu’une nuit, alors qu’elle prenait du thé chez son amie, A.C.D, en compagnie de trois autres jeunes du même âge, notamment la fillette M. Th et les deux garçons, F. Th et A.M.D, ses camarades lui ont tendu un piège au moment où elle s’y attendait le moins.  A. M.D a écarté ses deux jambes, A.M.D  a maîtrisé ses mains  et M. Th a enlevé sa petite culotte  pour permettre au garçon F. Th de la violer. Ensuite, il a cédé sa place à son ami A. M.D.

Après avoir satisfait leur libido sous les yeux de ses deux amies, la bande a menacé de lui faire sa fête si elle en parlait à sa mère». Devant ces accusations très gravissimes, les gendarmes enquêteurs ont convoqué les mis en cause pour les interroger sur les faits qui leur sont reprochés. Tous les membres du  groupe, constitués pour la plupart d’élèves,  ont  nié les faits. 

Pourtant, cela n’a pas empêché leur déferrement au parquet de Louga. Après leur face à face avec le maître des poursuites, ils ont été libérés sur convocation. Leur dossier sera enrôlé vendredi prochain par le Tribunal des mineurs. Ils sont poursuivis pour viol collectif et association de malfaiteurs.

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