«Macky Sall ne m’a pas invité au déjeuner avec les membres fondateurs de l’Apr»

Politique

IGFM – Au téléphone, le ton de mesure. La prudence de rigueur. Moustapha Diakhaté ne veut nullement se laisser déstabiliser. Il pèse bien ses mots, contrôle son langage communicationnel. Interrogé hier, tard dans la soirée, Moustapha Diakhaté, ancien Président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle Benno bokk yakaar (Bby), ex-ministre-conseiller à la Présidence, a expliqué les raisons de son absence au déjeuner que le chef de l’Etat, Macky Sall a organisé, samedi dernier, en l’honneur des membres fondateurs de l’Alliance pour la République (Apr).

«J’étais à Touba samedi, le même jour du déjeuner au Palais. J’ai quitté Dakar vers 10 heures. J’avais prévu d’y aller le week-end. Je n’étais pas invité à cette rencontre. Je n’ai pas reçu de carte d’invitation, ni de coup de téléphone», confie Moustapha Diakhaté. Qui refuse tout commentaire sur ces retrouvailles. «C’est aujourd’hui (hier, Ndlr) que j’ai appris qu’une telle rencontre a eu lieu au Palais», a-t-il fait savoir au bout du fil.

Moustapha Diakhaté et Moustapha Cissé Lô ont manqué à l’appel du Président Sall, samedi dernier. Ils n’ont pas été à ce déjeuner au Palais Présidentiel auquel le patron de l’Alliance pour la République (Apr) a convié ses premiers compagnons de «galère» avant son arrivée au pouvoir en 2012.

Autour de la table, il y avait le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, Aminata Touré, Présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Abdoulaye Daouda Diallo, Abdoulaye Diouf Sarr, Youssou Touré, Me Djibril War, Abou Able Thiam, Mor Ngom, Benoit Sambou, El Hadji Hamidou Kassé, entre autres.

Les absences de Moustapha Diakhaté et de Moustapha Cissé Lô n’ont pas surpris des observateurs de la scène politique. Certainement, les attaques farouches à répétition des deux apéristes contre le régime du Président Macky Sall ont joué sur tout. Surtout leur éloignement continu du cercle restreint du chef de l’Etat dans lequel ils disposaient de presque tous les privilèges.

MATHIEU BACALY