Macron giflé: Ce que l'on sait de l'auteur de la gifle...

mercredi 9 juin 2021 • 960 lectures • 0 commentaires

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Macron giflé: Ce que l\'on sait de l\'auteur de la gifle...

Deux hommes ont été arrêtés, dont l’agresseur d’Emmanuel Macron, après l’affaire de la gifle assenée par un spectateur au président français en visite dans la Drôme. Ce mercredi, CNews révèle que plusieurs armes à feu et un exemplaire de “Mein Kampf” (d’Adolf Hitler) ont été retrouvé chez le second suspect interpellé.

Des perquisitions ont été menées au domicile des deux suspects: l’auteur de la gifle, Damien Tarel, et l’ami qui l’accompagnait, Arthur C. Chez ce dernier, les enquêteurs ont notamment retrouvé des armes à feu et un exemplaire de “Mein Kampf”, le “manifeste” du nazisme écrit par Adolf Hitler en prison, dix ans avant son accession au pouvoir.


BFMTV confirme cette information, obtenue de “sources concordantes”. 


Les faits ont eu lieu ce mardi à Tain-L’Hermitage, dans le département de la Drôme (sud-est de la France). 


Ce que l’on sait sur l’auteur


L’auteur de la gifle, Damien Tarel, 28 ans, n’était pas connu de la justice. Il préside une association d’arts martiaux historiques européens à Saint-Vallier, dans la Drôme. Il semble passionné d’histoire médiévale et de chevalerie. Selon France info, il démontrait un “intérêt pour des personnalités de la fachosphère” et serait abonné à plusieurs chaînes YouTube liées à l’extrême droite française, dont celle de l’influenceur Papacito, celle de Julien Rochedy, ex-président du Front national de la jeunesse, ainsi qu’à d’autres comptes “identitaires”, suprémacistes et royalistes.


Les deux individus ont été placés en garde à vue 48h. Ils risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende. Leurs motivations demeurent encore floues à ce stade de l’enquête. 


“Montjoie! Saint Denis!”


Au moment de l’agression, Damien a lancé un cri: “Montjoie! Saint Denis! À bas la macronie!”. Comme le rappelle Libération, il s’agit d’un “cri de ralliement utilisé par les armées royales françaises” et dont l’origine remonte “aux rois de la dynastie capétienne”. “Montjoie” désigne la bannière derrière laquelle se rassemble l’armée médiévale. “Saint Denis” évoque le saint patron des rois de France et le cri de guerre des chevaliers français jusqu’au XVIe siècle. 


Culture populaire


Ce cri a notamment été rendu célèbre dans la culture populaire par le film “Les Visiteurs” (1993). Lors de son interpellation par la gendarmerie, “Godefroy de Montmirail” (Jean Reno), projeté à l’époque de sa descendante (Valérie Lemercier), entonne ce cri avant d’affronter les forces de l’ordre, armé de son glaive et de son bouclier: “Montjoie! Saint Denis, que trépasse si je faiblis!”.


“Apolitique et non violent”


L’auteur des faits est décrit dans sa commune comme apolitique et non violent. Damien habite Saint-Vallier au nord de Valence. Il y côtoie son ami Arthur C., 28 ans, arrêté à ses côtés après avoir filmé l’agression du chef de l’Etat. Rencontré par l’AFP mardi soir à Saint-Vallier, Loïc Dauriac, 36 ans, est un ami des deux hommes - le second est le parrain de sa fille. Il se trouvait d’ailleurs avec eux avant le passage de M. Macron - les trois ont été filmés par une équipe de l’émission de télévision Quotidien. 


“Énormément étonné”


Parti avant la gifle, il dit avoir été “énormément” étonné par le geste de son ami: “C’est pas quelqu’un de violent”. Deux commerçantes voisines de l’association de jeux confirment, évoquant “un gamin sans histoires”. “C’est pas du tout le style de la personne”, abondent encore deux anciennes camarades de collège et de lycée croisées dans Saint-Vallier. “Et il n’a jamais montré d’opinion politique, à ce qu’on sache.”


“Je ne comprends pas”


Idem pour Arthur C., selon un habitant qui le côtoie dans un conseil de quartier. “Franchement je suis tombé du sixième étage, je ne comprends pas, ce garçon a dû se laisser entraîner”, affirme-t-il à l’AFP au téléphone. “Je le côtoie dans nos réunions, où l’on ne parle pas de politique, ni de religion; on est là pour la ville, pour aider les gens, et il a toujours été correct avec nous, très sensé dans ses raisonnements”, ajoute-t-il.


“Curiosité”, pas adhésion


Interrogé sur les fréquentations suspectes de Damien sur internet, Loïc Dauriac répond qu’il n’est “pas surpris” car son ami “est de nature curieuse”. Mais “il n’a pas ces idées-là”. “Il est contre les royalistes. Pour lui, ils ont des idées à la con”, assure-t-il. Pourquoi, dès lors, avoir prononcé leur cri de guerre, “Montjoie Saint Denis”, en s’en prenant au président ? Pour M. Dauriac, il ne faut pas y voir une référence royaliste mais plutôt une allusion au film Les Visiteurs: en bon “médiéviste”, il aurait pu tout aussi bien lancer une réplique de la série télévisée Kaamelott.


Rancoeur contre Macron?


Selon lui, Damien T. vit de petites missions d’intérim après avoir entamé, sans les achever, des études de thanatopraxie. Ses deux associations visent à faire vivre la commune et son histoire, “assez riche avec Diane de Poitiers” (qui fut comtesse de Saint-Vallier), à “défendre la belle image de la France”. Et d’expliquer le geste du jour par des rancoeurs contre un discours de M. Macron, en 2017, sur la diversité de la culture française; par les difficultés “à joindre les deux bouts”; par le “gros ras-le-bol” face à un président “qui ne nous écoute pas”. “Ces gens-là, ça fait des années qu’ils n’ont pas voté”, conclut M. Dauriac au sujet des mis en cause.


Avec 7sur7.be

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Publié par

Monia inakanyambo

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