Mahammad Boun Abdallah Dione, Pm – «Il n’y a aucun problème dans le rapport de l’Armp…»

Politique

 

iGFM – (Dakar) Le gouvernement du Sénégal est sur la bonne voie, en matière de gestion des marchés publics, selon le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dione, qui a commenté hier, lors de la cérémonie de dédicace du livre de Mankeur Ndiaye, le rapport de l’Armp.

 

RAPPORT DE L’ARMP. «Il n’y a aucun problème. Vous avez lu la conclusion de Saër Niang (Dg de l’Armp), il a dit que notre pays s’installe de plus en plus, vers la bonne gouvernance, en matière de gestion des marchés publics. L’exception confirme la règle, de temps  en temps, on peut avoir un dysfonctionnement par-ci, par-là, mais de manière globale, le Sénégal est sur le bon train en matière de transparence, quand on arrive à l’importante question des marchés publics. C’est l’instruction que le chef de l’Etat a donnée au gouvernement et, en tant que Premier ministre, je m’attelle tous les jours à la bonne exécution des marchés publics, selon les règles de transparence et de respect du droit».

 

ACCORD SENEGAL-MAURITANIE. «Il n’y a pas de dessous de table. Tout a été fait dans la transparence. Depuis que le potentiel a été confirmé, les services de l’Etat sénégalais, comme ceux mauritaniens, se sont réunis à plusieurs reprises et encadrés en cela par l’expertise nationale et internationale, la meilleure, pour négocier ensemble les deux parties, avec le partenaire qui a eu à faire les découvertes. Et c’est à la fin de tout un cycle qu’il a été question de signer cet accord. Il a été signé et rendu public. Le Conseil des ministres a travaillé sur cet accord, le projet de loi qui permet au chef de l’Etat de ratifier cet accord. Et comme tout accord international, avant de le ratifier, il faut qu’il fasse l’objet d’un débat public. Et, ce débat public chez nous, s’organise autour de l’Assemblée nationale, qui est la représentation par essence du Peuple. Le texte est déjà soumis au bureau de l’Assemblée nationale, et je ne vois pas aujourd’hui pourquoi il y a débat autour de cela (…). Les pourcentages, c’est relatif. Faudrait-il d’abord que tout le potentiel soit confirmé et aujourd’hui, si les experts des deux parties ont eu à travailler sur plus d’une année et qu’à la fin de l’exercice, il a été défini un pourcentage qui respecte l’intérêt des deux parties, certainement que ce pourcentage est la logique et une logique fondée sur des données scientifiques. J’ai l’habitude de dire que cette affaire de pétrole et de gaz est une affaire de spécialistes. Il ne s’agit pas de discuter de partage de cola. Je pense qu’il est important de faire confiance à nos experts, aux ingénieurs sénégalais qui ont eu à travailler de manière sérieuse, sur ce type de dossier, encadrés par le Gouvernement, pareil pour la Mauritanie, pour qu’ensemble, nous puissions aboutir à un effort pour l’exploitation du gaz commun dès 2021, pour le bénéfice exclusif des deux peuples. Ces experts sont à encourager, plutôt que de penser que ces personnes qui sont nos compatriotes et des cadres compétents, ont pu vendanger l’intérêt national, ce n’est pas le cas.»

 

MARCHE DE L’OPPOSITION. «Je suis pour le droit, le chef de l’Etat aussi. Une marche autorisée, elle n’est pas réprimée. Quand on défie le droit, on peut s’attendre à des conséquences. Mais, notre pays est un pays de dialogue, c’est cela notre compétence distinctive. Il faut que le dialogue politique auquel le chef de l’Etat convie l’opposition soit un dialogue qui permette de réunir tous les fils de ce pays. Et je voudrais dire aux partis politiques de l’opposition, que l’époque où on pouvait modifier le cours des élections, est révolue. Dans tous les bureaux de vote, tout le monde siège. Et, le 24 février 2019, à 20 h, tout le monde connaîtra le résultat, parce que la presse est là.  On a connu deux alternances démocratiques, il n’y a donc pas raison de douter de la pertinence de notre système démocratique».

L’OBS

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