Mondial 2018 : voici les résultats du programme de contrôles antidopage

Sport

iGFM (Dakar) Alors que la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ touche à sa fin, la FIFA est aujourd’hui en mesure d’annoncer que jusqu’ici les résultats des analyses de tous les contrôles de dopage menés avant et pendant la compétition se sont avérés négatifs.

Le programme de contrôles de cette année est le plus exhaustif jamais mis en place pour une Coupe du Monde de la FIFA™. Une fois toutes les équipes qualifiées pour la compétition finale connues, la FIFA a élaboré un plan de répartition des contrôles basé sur l’analyse des risques de dopage dans le football. Ce plan, qui consistait en un programme de contrôles dynamique et basé sur le renseignement, a été soumis à l’Agence mondiale antidopage (AMA), qui l’a approuvé.

La FIFA a alors établi un groupe cible préliminaire de plus de 1 500 joueurs susceptibles de participer au grand rendez-vous en Russie. Au-delà des tests menés directement par la FIFA, les organisations nationales antidopage compétentes ainsi que les confédérations ont été contactées afin d’obtenir leur soutien dans le contrôle des athlètes en amont de la compétition. Cette étroite coopération avec d’autres organismes a permis d’augmenter de manière significative le nombre de tests sur les joueurs participants.

La réalisation de contrôles réguliers a par ailleurs été renforcée par le recours aux passeports biologiques, disponibles dans le système d’administration et de gestion antidopage (ADAMS) de l’AMA. Les résultats de tous les tests, y compris ceux effectués par les confédérations et les organisations nationales antidopage lors de grands événements internationaux ou compétitions nationales, sont ajoutés au passeport biologique d’un joueur sur le système ADAMS, où sont consignées les données hématologiques (analyses sanguines) comme les données stéroïdiennes (analyses urinaires). L’Unité de gestion du passeport de l’athlète de la FIFA, composée d’experts indépendants, examine les données des joueurs afin de détecter toute anomalie pouvant potentiellement indiquer un recours à une substance permettant d’améliorer les performances. Cette mesure a concerné tous les joueurs participants à la Coupe du Monde 2018.

Chacun d’entre eux a ainsi fait l’objet de contrôles inopinés avant la compétition, tandis que des contrôles systématiques ont aussi été effectués pendant la compétition, à la fois après les matches et les jours sans match. Afin de garantir la pertinence du programme, 90% de tous les contrôles ont été ciblés, en fonction des renseignements disponibles. Ce ciblage répond à différents critères, qui comprennent les recommandations formulées par l’Unité de gestion du passeport de l’athlète, les éventuelles blessures subies par les joueurs, les données de performance ou encore les historiques des contrôles.

Ci-dessous quelques chiffres relatifs aux contrôles menés avant et pendant la Coupe du Monde :

-Depuis janvier 2018, un total de 2 037 contrôles a été effectué par la FIFA, les organisations nationales antidopage et les confédérations.

-Ces contrôles ont abouti au prélèvement de 3 985 échantillons (1 928 d’urine, 1 031 de sang et 1 026 de sérum)

-2 761 échantillons ont été prélevés directement par la FIFA dans le cadre de contrôles inopinés avant la compétition et 626 pendant celle-ci (dont 108 lors de jours sans match)

-En moyenne, chaque joueur des équipes demi-finalistes a été contrôlé 4,41 fois depuis janvier, et certains l’ont été jusqu’à huit fois.

-Résultats d’analyse anormaux : 1 (le joueur était en possession d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques pour la substance détectée)

-Résultats atypiques* non classés dans les résultats d’analyse anormaux : 3

-Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques : 2

Tous les échantillons prélevés ont été analysés dans des laboratoires accrédités par l’AMA, la plupart d’entre eux – et en particulier tous les échantillons récoltés lors de la compétition – étant traités par le laboratoire de Lausanne, en Suisse. Afin d’éviter toute manipulation mal intentionnée, la FIFA a fait transporter tous les échantillons dans une boîte sécurisée, qui est normalement utilisée par les banques pour le transport d’argent et ne peut être ouverte qu’avec une clé électronique.

En termes de substances analysées proprement dites, en plus des procédures habituelles de détection des substances interdites, la FIFA a placé la barre bien plus haut que ce qu’exige le Document technique pour les analyses spécifiques par sport de l’AMA**, par exemple en effectuant un dépistage des hormones de croissance et des « petits peptides » pour 100% des échantillons pertinents.

Tous les échantillons prélevés seront conservés pendant une durée de dix ans afin, si besoin, d’être de nouveau analysés à l’avenir.

* Un résultat atypique est un rapport d’un laboratoire accrédité par l’AMA qui requiert une enquête de la part de l’Unité antidopage de la FIFA avant que le résultat d’analyse ne puisse être potentiellement déclaré comme anormal. Au terme de cette enquête, il convient d’informer le joueur, son club, l’association concernée et l’AMA si le résultat atypique sera ou non présenté comme un résultat d’analyse anormal.

** Le Document technique pour les analyses spécifiques par sport de l’AMA requiert un niveau minimum d’analyse de 10% uniquement pour les hormones de croissance et les petits peptides dans le football.

FIFA.Com

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