Ne pleure pas…Abiba

Chronique

IGFM – Djeyna fait coffrer son Babam (père), Diop Iseg. Dans ce film mélodramatique qui se joue sous nos yeux à coup de révélations fracassantes, d’intrigues, de plaintes…la joyeuse Abiba. Jeune chanteuse à la carrière prometteuse, toujours le coeur en fête, lors de ses passages télévisuels vit un drame. Son père est à la peine dans ce dossier où le Procureur risque de l’envoyer à la citadelle du silence.

Abiba, voix émancipée, corps sublime sur une voix puritaine et pétrie de talent, n’a pas le coeur à la fête ces temps-ci, sa carrière mise en parenthèse, le temps de voir extirper son père des griffes de Dame Justice. Son choeur va la lâcher. A force de pleurer son papa chéri Diop Iseg. Mais celui-ci n’a qu’à s’en prendre à sa libido débordante. Dans une vidéo devenue virale, on le voit enveloppé d’un vulgaire drap jusqu’à la taille et tirer de façon bestiale le bras de Djeyna qui a l’âge de sa Abiba de fille pour aller s’encanailler avec elle sous la couette. Ou presque.

Depuis, Diop s’est empêtré dans de beaux draps. Depuis la morale l’a pourchassé, et il s’est retrouvé avec sa propre conscience qui le trouble et lui fait regretter ses appétits sexuels non maitrisés. Dommage!

C’est pourquoi je suis triste pour sa fille Abiba…si gracieuse, si enjouée, si rayonnante de vie. On aime entendre sa voix. On aime sa musique révolutionnaire. On aime son innocence. On aime sa beauté. Au sens figuré. Justement elle aura besoin de ce supplément d’âme pour sortir de cette mauvaise passe. Parce qu’il y a immanquablement, une issue à n’importe quelle mauvaise passe. Il suffit chère Abiba d’y croire. Moi j’y crois. Mon optimisme n’est pas béat. Mais je le cultive dans mon jardin potager.

Conscient que les épreuves sont des moments qui nous permettent de grandir. Je n’ai aucun souci. Ces problèmes du moment vont t’apporter Abiba maturité, vécu. Ça va te servir demain, les hommes sont tous les mêmes, tous mâles. Des tonton saï-saï en puissance qui guettent le moindre zeste de faiblesse pour assouvir leurs désirs les plus vils.

Ton père Diop Iseg marche vers la prison de Rebeuss, ne lui tourne pas le dos. Essaie de l’épauler le mieux que tu peux. Mais ne baisse pas les bras, ressaisis toi, chante, vis ta vie, sois consciente que les seuls moments qui comptent sont les instants que nous passons avec les êtres que nous chérissons. Tes nombreux fans veulent voir ton sourire. Souris à la vie…fais-le pour Babam Diop Iseg.

Mor Talla GAYE (TALLUS)