OUMAR SARR : «je ne sais pas quand et où j’ai chopé le Covid-19»

Covid-19

IGFM – Maire de Dagana et ancien coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr a été testé positif au Covid-19, lundi dernier. Contacté par «L’Observateur», sur son lit d’hospitalisation, l’ex bras droit du Président Abdoulaye Wade revient sur les circonstances de sa contamination, son hospitalisation, entre autres.

Monsieur le ministre, vous êtes testé positif au Covid-19, comment est venue la maladie ?

D’abord, je remercie tous les gens, amis, partisans, collaborateurs, parents et sympathisants qui m’ont appelé ou qui ont tenté de me joindre pour compatir à ma maladie et me réconforter. Je rassure tout le monde que je me porte bien. Pour revenir à la question de la maladie, je ne sais pas quand et où j’ai chopé le virus. Il y a une semaine, j’ai eu une fièvre la nuit et le lendemain, mon épouse a appelé Sos Médecin. Ils sont venus et m’ont traité. Ensuite, ils m’ont dit : «Mieux vaut appeler le Comité de lutte contre le Covid-19 pour faire les tests. C’est plus prudent.» Ils ont appelé le Comité de lutte. Entre-temps, je ne sentais plus rien et je continuais à vaquer à mes occupations. Deux jours après, ils sont venus pour faire les tests à toute la famille. Les enfants, la femme de ménage, mon épouse et moi. Et deux jours après, ils reviennent en disant : «Il n’y a qu’un seul test positif.» Et c’est mon cas. J’étais positif au Covid-19.

Quand pensez-vous avoir chopé le virus ?

Non, c’est depuis lundi qu’on m’a hospitalisé à Fann. Mais avec les cas asymptomatiques, on ne peut pas savoir avec exactitude quand est-ce qu’on a été contaminé. Je pouvais continuer à vaquer à mes activités, à contaminer des gens, sans savoir que je suis malade. J’étais avec ma famille, mais je ne sais pas si c’est avant ou après la fièvre que j’ai chopé le virus. Peut-être si on avait les moyens de calculer l’âge de la maladie, en ce moment on pourrait remonter la chaîne de contamination. Mais c’est assez compliqué avec cette maladie. On ne sait pas encore beaucoup de choses sur ce virus.

Avant de faire le test vous étiez en contact avec des responsables ?

Après ma consultation avec Sos Médecin et deux jours avant de faire le test, je n’avais plus de fièvre et je me portais bien. Je continuais à vivre normalement avec ma famille. Je continuais aussi à rencontrer et recevoir des responsables. Mais pour ma famille, tous les tests sont revenus négatifs.

Est-ce que vos contacts ont été identifiés et mis en quatorzaine ?

Ils ne font plus de quarantaine. Ils ne m’ont même pas demandé qui j’ai rencontré. Parce que moi-même je ne sais pas exactement quand est-ce que j’ai été infecté. Donc, je ne peux pas dire combien de personnes j’ai rencontrées depuis deux semaines. Pour les cas communautaires comme moi, c’est compliqué de remonter la chaîne des contacts. 

Comment se fait le traitement ?

On me traite avec de la chloroquine, un antibiotique et de la vitamine C. On prend trois prises par jour, le matin, à 16 heures et à 23 heures. Depuis mon hospitalisation, je ne ressens aucune douleur et je n’ai pas développé de signes. Je me sens bien. 

Comment sont les conditions d’hospitalisation ?

Ici à Fann, je suis hospitalisé dans une cabine. Tout se passe bien, le seul problème, c’est que tu ne sors pas de ta chambre. Tu attends qu’on t’apporte tout et les médecins viennent nous consulter de temps en temps.

Quel appel vous lancez au peuple sénégalais ?

Je rassure tout le monde que je me porte bien. Cette maladie n’est pas honteuse et elle peut arriver ou toucher n’importe qui. Personne n’est à l’abri. C’est pourquoi je demande à la population de garder les masques et de respecter les mesures barrières. J’appelle les gens aussi à ne pas céder au relâchement parce que c’est au moment où l’on baisse la garde qu’on peut choper le virus. Que les gens soient plus vigilants.

FALLOU FAYE