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Escroquerie présumé et démenti : Kabirou Mbodje, seigneur de la Polémique

IGFM- L’As dans sa Une du jour l’a accusé d’escroquerie supposée. Wari a nié. Puis dénoncé «des rumeurs infondées». Avec Kabirou Mbodje, c’est toujours le jeu du démenti et des explications fourguées  à gros coup de Com. Tant le bonhomme Kabirou est un seigneu» fort en polémique dans ces nombreuses affaires. Même s’il est en bisbilles avec ses anciens collaborateurs. La presse fait état sans cesse de ses dossiers pendant devant la justice.  Son conflit latent avec certains de ses actionnaires ne sont plus un secret. Lui qui a l’habitude de claironner partout qu’il détient 97% de part de Wari. On ne demande qu’à le croire. Surtout que ses anciens actionnaires ont vilipendé partout la façon boulimique dont il s’est approprié Wari. Seyni Camara, Cheikh Tagué, Malick Fall ses principaux actionnaires au début de l’histoire ont porté plainte contre Kabirou Mbodje pour dénoncer ces manœuvres floues pour les écarter de Wari leur bébé chéri, ils ont également dénoncé les transactions financières et pour enfoncer le clou, ils l’ont même accusé de détournement. Le Principal concerné Kabirou Mbodje préfère en rire. «Il n’y a jamais eu un problème chez les actionnaires. La politique de Wari c’est de redistribuer. Ça fait partie de notre Adn. Quand j’ai créé la société, j’ai voulu donner des parts à des employés pour qu’ils puissent en bénéficier. C’est ce que je leur avais promis, c’est-à-dire créer une fierté et des revenus pour que tout le monde puisse en bénéficier. C’est ce que j’ai voulu faire. Malheureusement, cela a été détourné pour créer de la polémique par voie médiatique. Mais, il n’y a aucune incidence sur la vie de la société», freine-t-il ferme. Comme pour fermer cet épisode sombre de la vie de la société.

A chaque fois Kabirou tente de rafistoler son passé sombre pour en fuir les démons. Il tente de tourner la page la plus noire de sa société qui entache encore son ascension fulgurante vers les cimes du succès. Surtout qu’il est porté au pinacle depuis qu’il s’est payé à gros renfort de dose nationaliste le géant Tigo avant qu’une décision étatique n’annule tout.

Sur toutes ses photos qui inondent la toile, cet homme aux faux airs de timide, visage en couteau, s’affiche comme un gendre idéal. Depuis longtemps, l’homme ne compte pas regarder la vie en spectateur. Lui le Président de Wari qui fait «4 milliards d’Euros de transactions», «90000 points de vente dans 34 pays», «une trentaine de filiale», la montée en puissance de Kabirou Mbodji ne s’arrête pas en espèces sonnantes et trébuchantes. Ce fils de la première femme ministre de la Santé au Sénégal Marie Sarr Mbodjie est né avec une cuiller en or. Lyon (France) l’a vu grandir, un jeune bercé dans une famille où les études sont une priorité, l’équitation une passion. Dans ses années d’élèves et de collégiens, un de ses proches témoigne que c’est un matheux qui n’hésitait pas s’arracher les annales et de les avaler goulument. Mais à l’âge de 16 ans, un drame survient dans sa vie et va le marquer pour le restant de ses jours. Il est à une année de passer le baccalauréat quand il se casse les deux genoux. Le jeune homme est dans le dur, là où il est difficile de sortir sans user d’un mental de fer. Le diagnostic des médecins semble scier ses parents désemparés. «Désolé madame mais votre fils ne remarchera plus.» La sentence est terrible, un coup de massue sur la tête de ses proches. Pendant huit (8) longs mois, une éternité Kabirou Mbodji se déplace en chaise roulante. Mais à force «d’abnégation et de courage», il commence à reprendre des forces dans ses jambes. Et puis miracle, il retrouve le plaisir de la marche et jette son fauteuil roulant. C’est son premier succès dans la vie, sa première grande réalisation. Ses proches sont bouche-bée, les médecins hébétés. Lui poursuit sa route. Il rêve et ses rêves sont majuscules…Après avoir réussi son Bac C, il se fait un plaisir en décrochant un diplôme d’ingénieur en télécommunications français, puis il s’envole aux Etats-Unis pour parfaire son anglais et au bout de quelques années obtient sans rechigner à la tâche un Mba, un diplôme de Finances. Il décide de rentrer au bercail, des idées à foison sur la tête. On est en 2000. Kabirou Mbodje qui aime se pavaner dans une bulle aux mille enchantements crée Net Tv, un bouquet de chaines à destination des pays subsahariens diffusés par satellite. C’est un projet en or ambitieux, mais qui fait long feu. Kabirou Mbodj tombe de son piédestal mais il se relève aussitôt. L’homme n’est pas du genre à pleurer sur son sort. En 2008, il crée Wari une plateforme digitale de services pour le grand public qui propose transferts d’argent, les paiements de salaires…Mais c’est en 2015 que les points relais de Wari sont partout. Et même l’expression wari mako (envoie-moi) pénètre le quotidien des Sénégalais. C’est un étalon en affaires qui odore la compagnie des chevaux.  Au-delà de ce coin sport qu’on lui découvre, l’homme semble vivre dans une tour de silence, comme s’il  planait au-dessus d’un champ de mystères. On ne le surprend jamais en train de flâner en ville, courir les soirées de galas. Pourtant, la rue publique a longtemps épié ses faits et gestes et il y a de cela quelques mois comme pour tacheter son aura, une histoire de viol sur sa nièce est venue s’ajouter à la série de scandale qui escorte sa vie. C’est sa fille keza qui risque d’être marquée par cette énième histoire.

Mor TALLA GAYE

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