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«Pourquoi j’ai décidé de ne soutenir aucun des cinq candidats à la présidentielle…»

Politique

IGFM – A l’occasion de la célébration du 5e anniversaire de son parti, l’Alliance nationale pour la démocratie (And), le député-maire Aïda Mbodj, s’est prononcée sur les raisons qui l’ont poussée à ne soutenir aucun des cinq candidats de la Présidentielle du 24 février 2019. Avant d’annoncer que rien ni personne ne pourra l’empêcher d’être au centre des échéances locales.

L’Alliance nationale pour la démocratie (And) «And saxal liggéey» a célébré hier son cinquième anniversaire. A cette occasion, sa patronne Aïda Mbodj s’est prononcée sur la Présidentielle passée qui n’a pas vu sa candidature ni son soutien à un des cinq candidats. Pour la présidente de «And», cette élection présidentielle a été particulièrement marquée par deux grosses anomalies, à savoir, la restriction de l’offre politique et l’absence de thèmes de nature féminine à cause principalement de la loi sur le parrainage. «Elaborée sans de larges concertations avec la classe politique et la société civile, puis votée sans débat à l’Assemblée nationale. Cette loi a montré ses limites avec son application», se désole Aïda Mbodj.

Si elle a décidé, après l’invalidation de sa candidature, de ne soutenir aucun des cinq candidats en lice, Mme Mbodj précise que c’est pour ne pas cautionner ce «recul démocratique». Le parti «And saxal liggéey» déplore et dénonce vivement les conditions dans lesquelles la validation des candidatures s’est déroulée. Et salue la maturité dont a fait preuve le peuple sénégalais lorsqu’il s’est agi d’accomplir son devoir civique le 24 février dernier. Pour Mme Mbodj, les Sénégalais ont voté en masse dans le calme et la classe politique a fait montre de dépassement pour éviter que les «disfonctionnements» notés dans le processus électoral et les «irrégularités» qui ont émaillé le vote dans certains endroits n’accouchent d’une crise postélectorale préjudiciable à la stabilité du pays. Quant à l’Alliance nationale pour la démocratie (And), elle assume pleinement la position qui a été la sienne face à un scrutin qui a été joué d’avance.

«Rien ni personne ne pourra nous empêcher d’être au centre des élections locales»

A présent, le scrutin présidentiel est dépassé et il y a en face de nous les élections locales prévues en principe au mois de décembre prochain. Si And n’a pas pu faire valider sa candidature à l’élection présidentielle, Aïda Mbodj annonce que rien ni personne ne pourra empêcher son parti d’être au centre des prochaines échéances locales. «Ces élections seront bel et bien les nôtres», affirme la députée-maire de Bambey. En tant qu’actrice politique, elle dit être toujours adepte de la théorie selon laquelle il faut penser global et agir local. Car sa conviction est que, quelle que soit la pertinence des politiques publiques au plan national, c’est l’action des acteurs à la base qui détermine leur réussite ou leur échec. A en croire Mme Mbodj, il est avéré que les gouvernements centraux n’ont pas la capacité d’apprécier pleinement la diversité des conditions locales ni d’évaluer les besoins et les capacités au niveau local. Ce sont les gouvernements locaux qui ont des avantages comparatifs certains, dans la mesure où ils sont parfaitement renseignés par rapport aux besoins et aux priorités locaux.

ABLAYE GADIAGA SARR (STAGIAIRE)

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