Queen Biz, 100 millions de raisons de ne pas être une pu…. du talent Roots à l’indécence mondaine

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iGFM – (Dakar) Du statut de sista roots défendant les causes des opprimés et des pauvres du guetto tiermondiste, avec notamment son fameux titre : «Wouy Wallo», Queen Biz s’est métamorphosée artistiquement, au fil du succès  pour délaisser, par la suite, cette mode «Sister Africa», pour jeter son dévolu sur la mode urban Trash à la Kim Kardashian, Nikki Minaj. Sa dernière sortie a défrayé la chronique : « Si j’étais une pu…., je serais la plus chère du Sénégal, car, je ne coucherais même pas pour 100 millions. »

Le Trash évoque «une vie et des valeurs liées à un monde glauque, comme la saleté, la sexualité malsaine, la toxicomanie et la violence».

Sans foi, ni loi, Queen Biz a opté pour la tyrannie de la plastique…des tenues indécences, avec en filigranne, une extravagance colorée qui semble trahir ses valeurs artistiques originelles. Qu’est ce qui s’est passé avec Queen Biz, parti pourrtant pour être la Lauryn Hill (chanteuse du groupe Fugees) sénégalaise? En tout cas, la Queen Biz d’aujourd’hui ne veut qu’une seule chose : le buzz.

Coumba Diallo à l’état civil a tout pour crever l’écran. Queen Biz est une belle liane. Elle a du charme. Elle est sevlte et surtout, elle a du talent brut. Elle sait chanter comme un rossignol. Son premier opus «Wouy Wallo», en version accoustique, sur un air batard de bossa nova, a été une magistrale démonstration de la Roots Attitude et surtout de son talent de chanteuse hors pair qui a convaincu tous les puristes.

Comme une sista Africa jamaicaine défendant la misère et les problèmes du bas peuple, Queen Biz, dans un décor d’une maison sale, sa guitare en accord entourée d’enfants, était rentré facilement dans le coeur de tous les Sénégalais avec ce fameux clip simple et tout simplement déroutant. Tellement le thème de «Wouy Wallo» était saississant, vrai. Le son de sa voix triste et enchanteur et la mélancolie accoustique avaient pénétré tous les fans de musique roots authentique, ne faisant pas l’art pour l’art, mais, l’art pour être engagé et surtout dénoncer les inégalités sociales.

Malheureusement, aujourd’hui, Queen Biz a choisi les mondanités, le Trash. «Coumbis» semble croire plus à sa plastique qu’à son talent, en nous la jouant Kim Kardashian. Trash et sans pudeur, elle n’hésite pas, avec ostentation, à s’afficher avec des tenues parfois indécentes qui ravissent la vedette à son talent de chanteuse qui n’a rien à envier à Vivianne Chedid ou Coumba Gawlo Seck.

Parfois, Queen Biz nous la joue aussi avec des poses sexy devant de belles voitures comme le font les stars américaines ou nigériannes. La Sista Biz d’hier n’est plus aussi roots que ça. Qu’espère le staff de Queen Biz en la laissant faire du Nikky Minaj comme ça, alors qu’avec seulement la qualité de sa musique et de son talent, Queen Biz peut tout faire envoler.

IIl suffit d’écouter ses autres titres «Kedougou», «Ma» ou encore Moma téré nelaw et même «Dirty fac» (version rap) pour se convainre que Queen Biz est simplement talentueuse à plus d’un titre. Et elle n’a pas à forcer sur le Trash pour se faire un nom, même si il faut que jeunesse se fasse. De toute façon, Queen Biz a déjà franchi le rubicond en délaissant le Roots de ses débuts pour plonger dans l’Urban Attitude, pour ne pas dire le buzz à tout prix.

C’est pourquoi aujourd’hui, quand on parle de Queen Biz, elle fait penser à des tenues indécentes et à Karim Wade. Et son talent est ainsi écrasé, alors qu’elle reste l’une des valeurs sûres de la musique sénégalaise chez les dames. God save the queen…

Queen Biz, 100 millions de raisons de ne pas être une pu.... du talent Roots à l’indécence mondaine

Queen Biz, 100 millions de raisons de ne pas être une pu.... du talent Roots à l’indécence mondaine

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