RDC: 12 morts lors de représailles d'un groupe rebelle en Ituri RD Congo

vendredi 25 mars 2022 • 428 lectures • 0 commentaires

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RDC: 12 morts lors de représailles d\'un groupe rebelle en Ituri RD Congo

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Un soldat et onze civils, en majorité des vieillards, ont été tués dans les représailles menées par des membres du groupe Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris jeudi de sources hospitalière et locale.

"Nous avons reçu onze corps, des civils victimes des tueries de ce matin dans la région de Lopa à Djugu. Il y avait aussi le corps d'un militaire", a déclaré à l'AFP le Dr John Katabuka, directeur de l’hôpital général de référence de Bunia en Ituri.

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"Les miliciens Codeco ont attaqué le village Tshotsho dans la nuit de mercredi à jeudi matin. Ils ont tué à la machette et avec des armes à feu onze civils: une femme et des personnes de troisième âge", a déclaré à l'AFP Gédéon Dino l'un des responsables de la société civile de Djugu.

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"Ces miliciens se sont attaqués aux paisibles citoyens lorsqu'ils fuyaient le feu de l'armée", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, sans confirmer de bilan.


Le village Tshotsho est situé à une trentaine de kilomètres de Bunia, chef-lieu de l'Ituri (nord-est).


La milice Codeco est un groupe armé structuré autour d’une secte religieuse. Ils prétendent défendre la tribu Lendu, une des communautés de l'Ituri, face à l’armée et à la tribu rivale Hema. Les onze victimes de cette tuerie sont des Hema.


D'après les Nations unies et les autorités congolaises, ses miliciens sont à l'origine de la plupart des violences actuelles en Ituri, surtout dans sa partie nord depuis fin 2017.


Dans cette zone, les miliciens Codeco détiennent depuis le 16 février les émissaires (huit personnes, dont un général de l'armée) envoyés par le président Félix Tshisekedi pour négocier la paix. Ils ont libéré un otage pour des raisons de santé.


Les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu sont placées depuis mai sous état de siège. Les autorités y sont remplacées par des officiers de l'armée et de la police qui n'ont encore pu mettre fin aux massacres des civils.


jjp-bmb/cl


© Agence France-Presse

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Publié par

Youssouf SANE

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