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Supercoupe d’Afrique : ES Tunis – Zamalek, une finale pour redorer le blason de la CAF

Sport

iGFM-(Dakar) Moins de neuf mois après le fiasco de la finale de la Ligue des champions africaine, la Supercoupe d’Afrique revêt un enjeu majeur pour la Confédération africaine de football (CAF). Un nouvel impair, vendredi soir, constituerait un camouflet pour l’instance, dont la crédibilité a déjà été fortement entamée.

Après son fiasco en Ligue des champions d’Afrique, la Confédération africaine (CAF) a une image à lisser, vendredi 14 février, lors de sa Supercoupe organisée à Doha (Qatar) entre l’Espérance Tunis et le club égyptien de Zamalek (15h GMT), une rencontre néanmoins rattrapée par les tensions.

Il y a encore quelques mois, le club tunisien n’était pas assuré de disputer ce match qui oppose tous les ans, en une rencontre unique, le vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique et celui de la Coupe de la Confédération (deuxième niveau continental).

Car pour connaître le nom du vainqueur de la C1 africaine, il a fallu attendre un long feuilleton de mai à août 2019 : le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à l’Espérance au terme d’une finale retour controversée fin mai, sanctionnant le club marocain du Wydad Casablanca pour avoir quitté la pelouse en guise de protestation contre une panne de l’assistance à l’arbitrage vidéo (VAR), qui aurait pu leur valider un but refusé par l’arbitre.

Cette bataille judiciaire est venue ternir encore un peu plus l’image de la CAF et de son controversé président Ahmad Ahmad, visé par des soupçons de corruption. À la suite de ce scandale, la N.2 de la Fifa Fatma Samoura a pris la tête d’une mission de six mois mandatée pour superviser l’organisation africaine, secouée par ces polémiques et des problèmes de gouvernance.

Tensions géopolitiques

Autant dire que la CAF a grand besoin d’un retour à la normalité vendredi, alors que la mission de Fatma Samoura n’a pas été renouvelée le 2 février. Mais depuis l’année dernière, la Supercoupe de la CAF, créée en 1993, se joue à Doha. Et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient entre le Qatar et l’Égypte ont rattrapé la rencontre ces derniers jours.

Le président du Zamalek, Mortada Mansour, a prévenu ses joueurs : ils joueront vendredi « en pays hostile » à Doha. Le club cairote avait d’abord annoncé qu’il boycotterait le match, l’Égypte faisant partie des quatre pays à imposer un boycott économique sur la Qatar en raison du soutien de l’émirat à l’Iran et à des groupes islamistes radicaux, ce que Doha nie.

Le Zamalek a finalement décidé de participer, mais Mortada Mansour a proposé que les joueurs revêtent des maillots d’entraînement avec l’image du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, les mots « Longue vie à l’Égypte » et le drapeau national.

Quoi qu’il en soit, 20 000 supporters sont attendus pour la rencontre entre ces deux géants du football africain : les « Sang et Or » tunisiens ont déjà remporté une fois cette Supercoupe, les « Chevaliers blancs » de Zamalek l’ont gagnée à trois reprises.

France 24

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