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Violences sexuelles faites aux enfants – Sédhiou rafle la mise, Kolda occupe la 2e place…

Société

iGFM – (Dakar) La protection des enfants contre les violences et exploitations sexuelles est-elle devenue une urgence en Casamance. Tout porte à le croire au vue des chiffres effrayants qui ont été publiés hier par le projet CARES/Enda Santé à Ziguinchor. Des statistiques qui font froid dans le dos. A Sédhiou le taux de prévalence de violences sexuelles faites sur les enfants est de 86%, Kolda 85% et Ziguinchor 56%.

C’est pas une manière de stigmatiser la région naturelle de Casamance mais c’est plutôt pour tirer la sonnette d’alarme. Et les victimes touchées par ces violences se situent entre 02 et 22 ans. Les auteurs sont essentiellement les hommes. «Concernant les violences sexuelles (attouchement et harcèlement sexuel), il y en a qui sont portées au-devant du public et d’autres sont tues. Les données relatives aux violences sexuelles tournent autour de 49%.

En Casamance, la Sédhiou s’est offert un taux de mutilation génitale de 86%, Kolda 85% et Ziguinchor 56% », a laissé entendre hier, devant la presse, Mme Khadidiatou Thiam coordonnatrice du projet CARES (Casamance Research program on VIH Resistance and Sexual health) à Enda Santé à Ziguinchor. «Ce programme est un projet de recherche médicale pour aider les populations à avoir une meilleure qualité de vie à travers une prise en charge rapide de certaines affections qui sont relatives aux résistances des VIH 1 et 2 mais également du cancer du col de l’utérus et de l’hépatite qui sont des maladies sexuellement transmissibles», a ajouté Mme Khadidiatou Thiam. Ainsi, un centre à vocation sous régionale pour des enfants qui ont subi des attouchements sexuels, des viols et d’autres types de violences va être construit à Ziguinchor grâce à la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg pour une meilleure prise en charge de ces enfants victimes de violences sexuelles.

Un paquet de service sera offert à ses enfants ; des services allant jusque dans leur prise en charge médicale et psychosociale. «Des études et une analyse situationnelle ont montré qu’il y a un taux élevé de violences faites aux femmes et aux jeunes filles en Casamance. Des filles qui sont même exposées à une stigmatisation.

Au vue de ces taux élevés précités dans ces trois régions, nous pensons que les taux qui dépassent 10% méritent bien une prise en charge rapide», a soutenu la coordinatrice dudit projet Mme Khadidiatou Thiam.

Pour bon nombre de personnes interrogées, des comités de lutte contre les violences faites aux enfants doivent être mises en place afin qu’elles puissent contribuer à l’éradication de toutes les formes de violence envers les femmes et les enfants (violences sexuelles, physiques, morales, mariages forcés ou précoces, trafic et exploitation sexuelle…).

 

ABDOURAHMANE THIAM

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