Yewwi Askan Wi et sa marche annulée en vedette

jeudi 30 juin 2022 • 634 lectures • 1 commentaires

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Yewwi Askan Wi et sa marche annulée en vedette

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iGFM (Dakar) La décision de la coalition Yewwi Askan Wi (opposition) de renoncer à sa marche initialement prévue hier mercredi est abondamment commentée par la livraison de jeudi de la presse quotidienne.

A l’origine, les partis concernés comptaient protester, à travers cette marche, contre le rejet de la liste de candidats de Yewwi Askan Wi à la proportionnelle pour les législatives du 31 juillet prochain. 
 
La plupart des quotidiens reviennent sur la décision de la coalition de renoncer à cette marche, saluée par certains journaux comme un facteur de décrispation politique, là où certains titres parlent de "rétropédalage".
 
"Yewwi rétropédale... et annonce un concert de casseroles, de klaxons et de vuvuzela, ce soir", rapporte par exemple Sud Quotidien. "Yewwi ressort les ustensiles", titre Walfquotidien.
 
"Ayant certainement appris du proverbe chinois selon lequel +la valeur d’un général réside dans sa stratégie et non dans son courage+, Ousmane Sonko et ses camarades ne comptent plus se battre contre l’Etat décidé à les empêcher d’étaler leur colère sur la place publique", analyse ce journal.
 
Il ajoute : "Ils veulent désormais rester chez eux pour faire du bruit avant d’aller aux élections pour mettre en minorité le président Macky Sall à l’Assemblée nationale".
 
Le Quotidien retient aussi que la coalition Yewwi Askan Wi accepte finalement d’aller aux législatives. "Une véritable reculade ou +sonkolade+", souligne ce journal, avant de constater que Ousmane Sonko et ses camarades "ont parjuré leur promesse de tenir coûte que coûte leur manifestation", en invoquant "plusieurs interventions ainsi que le contexte social et économique".
 
De fait, Le Quotidien rapporte que Yewwi Askan Wi a décidé de renoncer à sa marche après "une demande de Thierno Madani Tall, khalife de la famille omarienne, Babacar Ngom, président directeur général de Sedima, Ababacar Mboup, coordonnateur de Samm Jikko Yi, Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, Mawdo Malick Mbaye et des officiers de l’armée à la retraite".
 
Des chefs religieux, imams, dignitaires culturels, banquiers et fonctionnaires internationaux "nous ont saisis pour l’annulation de cette manifestation", justifie Aïda Mbodj, qui compte parmi les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi, dans des propos rapportés par Enquête.
 
"Reculade et calculs", titre le même journal, citant Ousmane Sonko, autre leader de Yewwi Askan Wi : "Il y a de nouvelles options stratégiques que nous avons prises". 
 
"Les élections auront bien lieu le 31 juillet et Macky Sall perdra. Je ne parle pas d’une défaite de 51 ou 52 %, mais d’une défaite spectaculaire", déclare Ousmane Sonko, cité par Vox Populi. Et d’ajouter : "C’est la seule façon de montrer à Macky Sall que ce n’est pas à lui de choisir ses adversaires à des élections, mais aussi l’unique occasion pour les Sénégalais de clore définitivement la question du troisième mandat sans feu ni effusion de sang, ou mort d’homme".
 
Une "reculade" selon Vox Populi, mais le journal retient aussi les "options stratégique" et les interventions de certaines personnalités, dont Alioune Tine et Babacar Ngom, "porteurs de messages de certains hommes de Dieu et qui ont rencontré des leaders de +YAW+ avant leur conf’ de presse", signale Source A.
 
L’As et L’Observateur reviennent également sur cette "reculade", pour le premier, le deuxième quotidien cité parlant de "revirement". Ils conviennent tous les deux du rôle joué par des "médiateurs" dans cette décision de Yewwi Askan Wi de renoncer à sa marche.
 
Au final, Yewwi Askan Wi "calme le jeu" (L’Info), "dépose les armes" (Kritik’) "mais ne lâche pas les casseroles" (Le Mandat), alors que l’ancien doyen de la Faculté de droit de l’Université de Dakar (UCAD) "démolit le Conseil constitutionnel", qui n’aurait pas joué son rôle dans cette affaire.
 
Dans une interview parue dans Le Témoin quotidien, Ibrahima Fall, ancien ministre des Affaires étrangères, "déplore les incohérences contenues dans le code électoral", et le caractère "peu pertinent" des décisions de la juridiction constitutionnelle, en charge d’arbitrer les différends politiques.
 
Ce juriste, ancien candidat à la présidentielle de 2012, en conclut que le gouvernement "devrait suspendre le processus électoral actuel et initier une concertation nationale inclusive".

APS

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Publié par

Mamadou Salif

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